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Full text of "Chansons patoises du Perigord"

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CASSARD Jeune,3,Rued'Enfer. 

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A Monsieur le Chanoine B OYER, 

aii semeur de Melodies neu ves, 



Lbs (flaneurs de vieilles chansons patoises, 





de die/it omioo/ement ce folklore pengourdm. 



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LISTE DES SOUSCRIPTEURS 



Sa Grandeur Monseigneur Franqois DELAMAIRE, eveque de Pcrigueux 
et de Sarlat. Papier de Luxe. 



Madame et Mademoiselle AURILLAC, Rib6rac (Dordogne). 

Madame I. de BEAUREGARD, Chilean de Badefolsd'Ans (Dordogne). 

Madame M. de BlSTOU, chateau de B6tou (ffa 1902), Marnac, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne), 
Papier de Luxe. 

Madame Aubin BIERS, Lalini6, Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). 

Madame BOUFFfi, professeurde musique, organisle de Notre-Dame de Rib6rac (Dordogne). 

Madame la marquise de CASTlSRAS-SEIGNAN, chateau de M6nesplet, par Monlpon (Dordogne). 

Madame la comtesse de CHABANS, chAteau de la Chapelle-Faucher, par Saint Pierre-de-C61e 
(Dordogne). 2 Exemplaires. 

Madame veuve CHEYRADE, RibSrac (Dordogno). 

Madame CHOURJ, chateau de Beaulieu, par Mareuil-sur-Belle (Dordogne). 

Madame la baronne LE CLERE, Mareuil-sur-Belle (Dordogne). 

Mademoiselle Edith COMTE-BERGER, a Saint-Paul-Lisonne, par Saint-SSverin (Charenle). 

Madame la marquise de CUMONT, n6e de Damas, chateau de la Rousstere (Deux-S6vres). 
• Mademoiselle DAUVERGNE, Limoges. 
^Madame DECOUX-LAGOUTTE, rue Bourdeille, 9, P6rigueux. 

Madame la Directrice du pensionnat de Rib6rac (Dordogne). 

Madame et Monsieur le docteur G. DURIEUX, Rib6rac (Dordogne). 

Madame veuve DUTARD, a Saint-Mayme, par Bordas (Dordogne). 
J Madame la baronne d'ERP, legation de Belgique pr6s le Saint-Si6ge, 24, corso Vittorio-Emma- 
P nuele (Roma). 

^1 Madame HERBERT, Rib6rac (Dordogne). 

°° Madame la comtesse Ahnauo de GIRONDE, chateau de Lamothe-Ferrensac, par CasliIlonn6s (Lot- 
et-Garonne). 

Madame la vicomtesse Jules de GIRONDE, chateau de Saint-Quenlin (Lot-et-Garonne). 

Madame G1RY, 4, rue Barbecane, P6rigueux. 

Mademoiselle de GISSON, Saint-Cyprien (Dordogne). 

Mademoiselle Germaine des GROTTES, 9, rue Saint-Martin, P6rigueux. 

Madame la marquise d'ISOARD de CHIilNERILLES, 4, rueMath^ran, Aix (Bouches-du-Rh6ne). 

Mademoiselle Isabelle LABUTHIE, Nontron (Dordogne). 

Madame veuve DEBETS de LACROUSILLE, allies de Tourny, P6rigueux. 

Madame Adrien LANDON, Saint-Cyprien (Dordogne). 

Madame et Monsieur le docteur LAPERVENCHE, Rib6rac (Dordogne). 

Madame et Monsieur le docteur LAROCHE, place du Palais, PSrigueux. 

Madame la comtesse de LA TOUR, M bis, rue Goezlin, Paris. 

Mademoiselle Alexandrine de LAVERGNE, pr6s de l'6glisede Saint- Yrieix (H.iule-Vienne). 

Madame veuve LAVILLENIE, Ribirac (Dordogne). 

Madame LEGRAND, La Bachellerie (Dordogne). 

1 



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VI 

Madame LENORMAND, a Douritte, par Montferrand (Dordogne). 

Madame la comtesse de LESTANG d'HUST, chateau de Vaugoubert, Quinsac, par Champagnac- 

de-B61air (Dordogne). 
Madame la comtesse de L1VRON, 3, rue de la Boetie, P6rigueux. 
Madame Alfred MAGNE, chateau de Tr61issac (Dordogne). 
Mademoiselle MARCHE, BranlGme (Dordogne). 
Mademoiselle Yveline MARULAZ, Saint-Cyprien (Dordogne). 
Madame veuve MAURIAC, rue du Jardin Public, P6rigueux. 
Mademoiselle de MAURIAC, pr£s l'6glise Saint-Jacques, Bergerac (^Dordogne). 
Madame la comtesse H. de MONTFERRAND, 74, faubourg Saint-Honor6, Paris. 
Mademoiselle Rose PARROT, rue de Paris, P6rigueux. 
Mademoiselle PASQUET, a Puy-Boissier, Fossemagne, par Tbenon (Dordogne). 
Madame PfiCOUT, place Bugeaud, P6rigueux. 

Madame Georges de PEYREBRUNE, femme de Lellres, Chancelade (Dordogne). 
Mademoiselle PORCHER-DUBOST, 15, rue de la R6publique, P6rigueux. 
Mademoiselle Marie-Louise POUGET, Grand'Rue, a Bergerac (Dordogne) 
Madame Leonce PRIOLEAU, 2, rue des Jacobins, Brive (Corr6ze). 
Madame G. RAVEAU, 4, square LabruyGre, Paris. 

Madame la marquise de SANZILLON, chateau du Lieu-Dieu, pr6s P6rigueux. 
Madame de la ROGHE-SENGENSSE, chateau de Valette, par La Bachellerie (Dordogne). 
Madame F. SARLANDE, chateau de la Borie, par Champagnac-de-B61air (Dordogne). 
Madame Jules SOYMIER, rue Taillefer, 6, P6rigueux. Papier de Luxe. 
Madame E. VASSEUR, chateau de Siorac, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne). 
Mademoiselle Marguerite VERDIER, Saint-Cyprien (Dordogne). 
Madame Joseph VILLERfiAL, a Montferrand, (Dordogne). 



MESSIEURS : 



ABDON, chanoine honoraire, aumflnier de la Visitation, PSrigueux. 

ALBIER, cur6 de Rouffignac (Dordogne). 

ANDRIEUX, cur6 de Beynac (Dordogne). 

ARLIE, 

Le comte Aymar d'ARLOT de SAINT-SAUD, chateau de la Valouse, La Roche-Chalais (Dordogne). 

Trois exemplaires, dont un sur papier de Luxe. 
D'ARTENSEC, cur6 de Marsaneix, par Saint-Pierre-de-Chignac (Dordogne). 
0. AUDUBERT, cur6 de Saint Aubin-d'Eymet (Dordogne). 
A. AUGEROLLES, cur6-doyen de Villamblard (Dordogne). 
AUGEY, cur6 de Saint-M6dard-d'Excideuil (Dordogne). 
AUGIER, cur6 de Lamothe-Monlravel (Dordogne). 
AUMONT-GILBERT, cur6 de Champagne-Fontaine (Dordogne). 
Etienne AUZERAL, mailre de chapelle a I'Exlernat de la rue de Madrid, 7, Paris. 
C. AVIZOU, ficole cl6ricale, PSrigueux. 

BAGOUET, cur6 d'Antonne, par Tr&issac (Dordogne). 
L. BAILLET, cur6 de Ligueux, par Sorges (Dordogne). 



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VII 

A. BALLANDE, curt de Douville (Dordogne). 

BALSfiGUR, professeur au Petit-S6minaire de Bergerac (Dordogne). 

Jules BARDON, chef de station a Nontron (Dordogne). 

BARDY, curt de Galviac (Dordogne). 

BARJEAUD, curt de Saint-Saturnin-d'Auriac, par Salles-Lavalette (Charente). 

A. BARJOU, curt de Saint-Mesmin, par G6nis (Dordogne). 

BARRADE, curt de Montazeau, par Valines (Dordogne). 

J. BARRlfiRE, curt de Mayac, par Savignac-les-Eglises (Dordogne). 

A.-L. BARRIERE, curt de Milhac-d'Auberoche, par Saint-Pierre-de Chignac (Dordogne). 

C. BATUT, curt de Saint-M6ard-de-Gur$on (Dordogne). 

H. BAUNAC, curt de Chalais, par Saint-Jory-de-Chalais (Dordogne). 

Alb£ric GROS de BfiLER, $fc, capitaine adjudant-major au 1 14° rtgiment d'infanterie, A Par- 
thenay (Deux-S6vres). Papier de Luxe. 

Comte Charles de BEAUMONT Q A, chateau de Chaligny (Indre-et -Loire) Papier de Luxe. 

BELLON, curt de Lajemaye, par Echourgnac (Dordogne). 

J.-M. BENOIST, curt de Sarlande, par Lanouaille (Dordogne). 

J. BERBINEAU, curt de Saint-Pierre-d'Eyraud, par Laforce (Dordogne). 

Paul BERGADIEU, 22, cours Montaigne, P6rigueux. 

BIAS, professeur de mathSmatiques k restitution Saint- Joseph, P6rigueux. 

BIBLIOTHEQUE des Archives d6parlementales, PSrigueux. 

BIBLIOTHEQUE de la Soci6t6 ArchSologique du P6rigord. 

Joseph BLANC, curt de Saint-Martial-d'Artensec, par Montpon (Dordogne). 

El. BLOYS, curt de Tocane-Saint-Apre (Dordogne). 

A. BOC-LONLAYGUE, curt-doyen de Chainpagnac-de-B61air (Dordogne). 

BOISSEL, missionnaire diortsain, a PSrigueux. 

Georges BONFILS-LASCAMINADE, notaire k Belv6s (Dordogne). Papier de Luxe. 

Emile de BORD, a Bord, par Payzac (Dordogne). 

Pierre BORDIER, curt de Fossemagne, par Thenon (Dordogne). 

Philippe de BOSREDON, $fc, ancien Conseiller d'Etat, ancien Conseiller g6n6ral, 4 Saint-Cloud. 

G. BOSSENOT, curt de Saint-Martin-le-Pin, par Nontron (Dordogne). 

BOUCHER, chanoine honoraire, curt-doyen de Cadouin (Dordogne). 

BOUILLON, curt-doyen de Sigoul6s (Dordogne). 

Em. BOULEN, vicaire g6n6ral honoraire, doyen du Chapilre de la Basilique, rue Malcsherbes, 3, 
P6rigueux. 

L.-A. BOURGAULT-DUCOUDRAY, #, Ql, professeur au Conservatoire, 41, rue d'Auteuil, 
Paris. 

BOURGES, Terrasson (Dordogne). 

Edouard BOURG ES, c hef de rayon au BON MARCHlS, G6, rue de Rennes, Paris. Papier de Luxe. 

LOU BOURNA DOOU PfiRIGOR, rue de Strasbourg, Pdrigueux. 

BOUSSION, curt-doyen de Laforce (Dordogne). 

BOUTHIER, curt de Saint-Michel de-Villadeix, par Vergt (Dordogne). 

L. BOUYSSOU, curt de Limeuil (Dordogne). 

A. BOUYSSOU, professeur au petit S6minaire de Bergerac (Dordogne). 

Cyprien BOYER, chanoine honoraire, maitre de chapelle au petit S6minaire de Bergerac (Dor- 
dogne). Deux exemplaires. 

Richard de BOYSSON, chevalier de l'ordre de Malte, C6nac, par Domme (Dordogne). Papier de 
Luxe. 

Maxime BRACHET, rue Yiclor Hugo, U, P6rigueux. 

BRETHENOUX, curt de Doissac, par Belv6s (Dordogne). 

Ren£ BRIZON, 8, rue de la Boglie, PSrigueux. Papier de Luxe. 

BROCAS, 6conome au petit S6minaire, Bergerac. 

BRUJAUD, curt de Miallet (Dordogne). 



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E. BROUSSILLON, n6gociant, il, place de la Cath&irale, Rouen. Trois exemplaires, dont un 

sur papier de Luxe. 
H. BRUGIERE, chanoine titulaire, roe du Plantier, P6rigueux. 
Alc. Le BRUN, professeur au petit S6minaire de Bergerac. 
BUISSON, cur6 de Mandacou, par Issigeac (Dordogne). 

F. BUJADE, vicaire de Saint-Front de Perigueux. 
Le docteur BURETTE, au Bugue (Dordogne). 

BUSSELET, cur6 de V6zac, par Beynac et Cazenac (Dordogne). 

CALIFS, cur6 de Varaignes (Dordogne). 

GALES, professeur k Saint- Joseph, Perigueux. 

Le docteur CALVET, Belv6s (Dordogne). 

GAMBELET, cur6 de Tayac, par Les Eyzies (Dordogne). 

E. GAMINADE, cur6 de Besse, par Villefranche-du-P6rigord (Dordogne). 

Le comte de CARBONNIERde MARZAC, lieutenant-colonel aux chasseurs alpins, Antibes (Alpes- 

Mari times). 
Bapt. CARVES, a BSzenac, par Saint-Cyprien (Dordogne). 
Maurice CASTINEL, notaire au Bugue. 

E. CAUSSADE, cur6 de Fonroque, par Eymet (Dordogne). 

CAUVIN, chanoine honoraire, sup6rieur de l'Ecole C16ricale, PSrigueux. 

F. CAZES, cur6 de Monestier, par Sigoul6s (Dordogne). 

Ch.-P. CERTAIN, cur6 de Sarliac, par Savignac-les-Eglises (Dordogne). 

Gam. CHABANEAU, professeur de philologie romane a la Faculty des Leltres, villa Pauline, 
chemin de Nazareth, Montpellier. 

CHANABIER, cur6 de Gendrieux (Dordogne). 

CHANAT, cur6 de Sagelat, par Belv6s (Dordogne). 

L. CHAPELAIN, vicaire de Sarlat (Dordogne). 

CHARLES, chanoine honoraire, 6conome a l'lnstitution Saint-Joseph, Perigueux. 

CHARPENTIER, cur6 de Parcoul (Dordogne). 

GHASSAING, cur6 de SainteNathal6ne, par Sarlat (Dordogne). 

CHASTAING, cur6 de Bourniquel, par Lalinde (Dordogne). 

Auguste CHASTANET, president doou Bourna doou Perigor, felibre majoral, Mussidan (Dor- 
dogne). (►£ 7 mai 1902). 

Georges du CHATELARD, chateau du Ch&telard, par Javerlhac (Dordogne). 

A.-P. CHAUMETTE, cur6 de Gabillou, par Thenon (Dordogne). 

De CHAUMONT, au ch&teau de Chaumont, commune de NouaillS, pur Poitiers. Papier de Luxe. 

CHAUVAC, cur6 de Laguenne (Corr6ze). 

CHAZARAIN, chanoine d'Auch, cur6-doyen de Thenon (Dordogne). 

E. CHENUPT, cur6 de Festalemps, par Saint- Privat-des-Pr6s (Dordogne). 

CHEVIALLES, chanoine honoraire, cur6 de Saint-Georges de Perigueux. 

Aug. CHORT, cur6 de Saint- Jean-d'Eslissac, par Villamblard (Dordogne). 

Paul CIBRIE, & Saint-Cyprien (Dordogne). 

CIPIERE, professeur au college de Saint-Joseph, P6rigueux. 

CLAMAGIRAND, cur6 de Fanlac, par Montignac (Dordogne). 

CLAUX, cur6 d'Allas-de-Berbiguteres, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne). 

A. COMBES, aumflnier des fr6res, r6dacteur de la Croix du Perigord, rue Chanzy, Perigueux. 

J. COMBROUX, cur6 de Creysse, par Mouleydier (Dordogne). 

E. COMTE, cur6 de Badefols-d'Ans (Dordogne). 

CONCHOU, cur6-doyen d'Issigeac (Dordogne). 

Leon CONTE, 8, rue Gambetta, P6rigueux. 

L. CORVIZY, cur6 de Lunas, parLaforce (Dordogne). 

Josfph COSTES, Saint-Cyprien (Dordogne). 



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IX 

Ch. COTINAUD, 25, boulevard de V6sone, PSrigueux. 

Albert COUTURE, cur6 de La Bachellerie (Dordogne). 

Le lieutenant de CR&MOUX, 114 e d'infanterie, Saint-Maixent. (Deux-S6vres). 

CROUZET, cur6 de Veyrines-de-Domrae, par Castelnaud (Dordogne). ^ 

CUGES, curt de Saint-Cernin-de-1'Herm, par Villefranche-du-P6rigord (Dordogne). 

Le marquis de CUMOND, chateau de Cumond, par Saint-Privat-des-Pr6s (Dordogne). 

Albert de DAINVILLE, avocat, chateau de Firbeix, par la Coquille (Dordogne). 
DANIEL, 8, rue Alfred de Musset, PGrigueux. 
A. DANIEL, cur6 d'Atur, par P6rigueux. 

F. DAVEZE, cur6 de La Tour-Blanche (Dordogne). 

Antonin DEBIDOUR, Inspecteur g6n6ral de 1'Instruction publique, 7, rue Nicole, Paris. 

DEBORD, cur6 d'Ajat, par Thenon (Dordogne). 

E. DEGORCE, 42, rue des Semis, Royan (Charente-Inferieure). 

Alb. DEJEAN, 101, rue Miromesnil, Paris. 

Albert DEJEAN, Belv6s (Dordogne). 

DELAGE, postes et t6l6graphes, rue Saint-Simon, 4, P6rigueux. 

H. DELAGE, cur6 de SaintVincent-de-Connezac (Dordogne). 

P. DELBOS, cur6 de Saint-Cr6pin-de-Mareuil, par BrantGme (Dordogne). 

P. DELGUEL, cur6 de Castelnaud (Dordogne). 

DELMONT, cur6 de Grolejac, par Domme (Dordogne). 

Nofe DELPECH, maitre de chapelle a Belv6s (Dordogne). 

DELTEIL, cur6 de Ptegut-Pluviers (Dordogne). 

DELTHEIL, cur6 de Mescoules, par Sigoul6s (Dordogne). 

DELVIEL, vicairede Sarlat (Dordogne). 

A. DELZOR, vicaire a Saint-Front de P6rigueux. 

DESCHAMPS, notaire a P6rigueux. Papier de Luxe. 

A. DESCHAMPS, chanoine honoraire, cur6-doyen de Beaumont-du-P6rigord (Dordogne). 

J. DESMAISONS, cur6de Dussac, par Lanouaille (Dordogne). 

DESMEZURES, cur6- doyen de Verteillac (Dordogne). 

Alex. DESPEYROUX, cur6 des Lesches, par Mussidan (Dordogne). 

A. DESPLAT, cur6 de Beauregard-et-Bassac, par Douville (Dordogne). 

DESPONT, cur6-doyen du Bugue (Dordogne). 

Louis DIDON, grand h6tel du Commerce, P6rigueux. 

J. DIETSCH, vicaire & la Madeleine, Bergerac (Dordogne). 

L. DUBERNARD, cur6 de Chenaud, par Sainte-Aulaye (Dordogne). 

Ch. DUBREUILH, Soci6t6 G6n6rale de Lyon. 

DUCARPE, professeur a Saint-Joseph, P6rigueux. 

DUCLAUD, vicaire a Rib6rac (Dordogne). 

G. DUFRAISSE, cur6 de Saint-Avit-S6nieur (Dordogne). 

Albert DUJARRIC-DESCOMBES, Q I, vice-pr6sident de la Soci6t6 arcli6ologique, P6rigueux. 

DUMONT, cur6 de Minzac, par Villefranche-de-Longchapt (Dordogne). 

DUPONT, chanoine honoraire, cur6-doyen de Saint-Cyprien (Dordogne). 

Ch. DURAND, O A, Conducteur principal des Ponts et Chauss6es, PSrigueux. 

DURAND, missionnaire dioc6sain, a Saint-Georges de P6rigueux. 

DURAND, cur6 d'Urval, par Le Buisson (Dordogne). 

Jos. DURIEUX, docteur en droit, archiviste a la Grande Chancellerie de la Legion d'Honneur, 

78, rue d'Assas, Paris. 
Alcide DUSOLIER, $fc, sSnateur, conseiller general, questeur du S6nat, chateau de Bourecueil, 

par Mareuil-sur-Belle. 
Jos. DUTAIX, cur6 de Coutures, par Verteillac (Dordogne). 
Emmanuel DUVERGIER de HAURANNE, #, au chateau d'Herry (Cher). 



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X 

J.-B. ENJALBERT, curt de Serres, par Eymet (Dordogne). 

ETHEVE, curt de Fleurac, par Rouffignac (Dordogne). 

H. EYRINIAC, chanoine honoraire, auraflnier du Sauveur, Bergerac (Dordogne). 

FAJOLLES, curt de Prats-de-Carlux, par Garlux (Dordogne). 

FALGOUX, 17, rue Louis Mie, PSrigueux. 

Docteur FAURE, rue Victor Hugo, P6rigueux. 

Ferdinand FAURE, curt de Coulaures (Dordogne). 

Jean FAURE, professeur au petit SSminaire de Bergerac (Dordogne). 

J.-B. FAURE, curt de Saint-Martin-des-Combes, par Douville (Dordogne). 

Jules FAURE, curt de Saint-Germain-de-Belv6s (Dordogne). 

Henri FAURE, curt de Naussannes, par Beaumont du-P6rigord (Dordogne). 

H. FAURE, curt de Sainte-Radegonde, par Issigeac (Dordogne). 

Arthur FAURE-MURET, maitre de chapelle a la calh6drale de P6rigueux, Papier de Luxe. 

Le marquis de FAYOLLE, conserv.du Mus6e, au chateau de Fayolle, parTocane-St-Apre(Dordog no ). 

G. FELIX, chateau de Laroche-Beaulieu, par Razac sur-1'Isle (Dordogne). Papier de Luxe. 

L'abb<5 Raoul FELIX, a Villamblard (Dordogne). 

Eug. FEYLI, vicaire a Branl6me (Dordogne). 

Le comte Alphonse de FLEURIEU, chateau de Marzac, par Les Eyzies (Dordogne). 

Le comte Robert de Fleurieu, ch&teau de Marzac, par Les Eyzies (Dordogne). 

Andre-Dejean de FONROQUE, auditeur au Gonseil d'Etat, 202, boulevard Saint-Germain, Paris. 

Papier de Luxe. 
George -L. FONSEGRIVE, directeur de la Quinzaine, 45, rue Vaneau, Paris. 
Le marquis FOUGAULDde LARDIHALIE, chateau de Bridoire, par Bouniagues (Dordogne). 
Joseph FOULCON-PEYLY, licencte en droit, Choisy-le-Roy (Seine). 
FRANCES, vicaire k Nontron (Dordogne). 

Ch. FRAPIN, vie. g6n. hon., chanoine titulaire, secrttaire g6n6ral de TEv6ch6, PSrigueux. 
FRONTY, curt de Cublac, par Terrasson (Corrtze). 

GAGNEBfi, rue Saint-Simon, 2, P6rigueux. Papier de Luxe. 

A. GAGNEBfi, vicaire de Villefranche-du-PSrigord (Dordogne). 

M.-L. GAILLARD, ing6nieur, 44, rue Nicolo, Paris-Passy. Papier de Luxe. 

GAILLARD, professeur au petit SGminaire, Bergerac (Dordogne). 

GALMOT p6re, receveur des Contributions indirecles, Quilleboeuf-surSeine (Eure). 

GAMBEAU, curt de Saint-Pierre-de-C61e (Dordogne). 

GANDOIS, curt de Thiat (Haute-Vienne). 

Eug. GANES, chanoiue honoraire, archiprtlre de N.-D. de Bergerac (Dordogne). 

Henri de GARDONNE, chateau de la Ponsie, par Villamblard (Dordogne). 

GARRIGUE, curt de Peyrignac, par La Bachellerie (^Dordogne). 

GAUCHOU, curt de Lamonzie-Saint-Martin (Dordogne). 

Andre GAUCHOU, curt de Grand-Castand, par Lalinde (Dordogne). 

J. GENESTE, curt de Saint-Laurent-des-Hommes (Dordogne;. 

L. GERBEAUD, professeur au college Saint-Joseph, P6rigueux. 

GIMBERT, curt de Sainte-Mondane, par Calviac (Dordogne). 

Carles-Maurice de GIMEL ^, rue de TAncienne-CoinSdie, 26, Poitiers. 

GINESTET, curt de Berbiguteres, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne). 

A.-Charles GIRARD, professeur a l'lnstitut agronomique, 18, rue de Fleurus, Paris. 

L. de GIRONDE, officier de marine en relraite, chateau de Ferrensac, par Castillonn6s (Lol-et- 

Garonne). 
Bertrand de GIRONDE, au Caire (Egypte). 
GLANGETAS, curt de Volojoux, par Montignac (Dordogne). 
Docteur GODLWESKI, au Bugue (Dordogne). 



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XI 

GONTHIER, rue de Bretles, 4, Limoges. 

GOUBIER, curt-doyen de Monpazier (Dordogue). 

GOULARD, professeur de sciences ail petit SSminaire de Bergerac (Dordogne). 

Le comle H. de GOURGY, ch&teau do Chaltrait, par Montmort (Marne). 

Le marquis H. de GOURGUE, ch&leau de Lanquais, par Couze-Saint-Front (Dordogne). 

A. GOUSTAT, curtde Pontours, par Lalinde (Dordogne). 

GOUYOU, curt de Soulaures, par Monpazier (Dordogne). 

GOYHENECHE, chanoine honoraire, curt de Bourgnac, par Mussidan (Dordogne). 

B.-J. GRANDGHAMP, curt de Saint-Michel-Rivtere, par La Roche-Chalais (Dordogne). 

GRANDCHAMP, curt de Saint-Paul-Laroche, par Jumilhac-le-Grand (Dordogne). 

GRANGER, chanoine honoraire, curt de Chateau-rEv&jue (Dordogne). 

Ludovic GRATIOLET, attach^ au secretariat du Museum d'Histoire nalurelle, rue Lartp&le, 

Paris. Papier de Luxe. 
GRELLETY, curt de Teyjat, par Javerlhac (Dordogne). 
Amedee GREN1ER, en residence a la Chartreuse de Vauclaire (Dordogne). 
GROS, cure de Monbazillac (Dordogne). 
GUASTAPAGLIA, vicaire de Mussidan (Dordogne). 
GUfiRIN, curt d'Eglise-Neuve-d'Issac, par Mussidan (Dordogne). 
GU1GNARD, curt de Pezuls, par Trtmolat (Dordogne). 
GUILLEMOT, vicaire a Saint- Pardoux-Larivtere (Dordogne). 

Gustave HERMANN, Q I, sous-prtfel honoraire, Excideuil (Dordogne). Papier de Luxe. 
HOARAU de la SOURCE, ancien conseiller g6n6ral, chateau de Pouthet, par Eymet (Dordogne). 

(* 1902.) 
D'HONORAT, Terrasson, 

Jules 1MBERT, curt de Rouffignac-du-Sigoul6s (Dordogne). 

Victor JACQUIN, curt de Douzillac, par Neuvic-sur-1'Isle (Dordogne). 
JARDEL, curt de Labouquerie, par Beaumonl-du-P6rigord (Dordogne). 
C.-M. JARJAVAY, chateau de Madame, Miremont, par Le Bugue (Dordogne). 

KINTZEL, pharmacien, Perigueux. Papier de Luxe. 

Arthur LACAPE, facteur de piano, 2, place du Theatre, P6rigueux. Deux exemplaires. 
Gustave LACHAUDRU, curt de Saint- Laurent-sur-Manoire, par Perigueux (Dordogne). 
LACOSTE, entrepreneur, rue Combe-des-Dames, 8, P6rigueux. 
L. LACOSTE, boulevard de V6sone, P6rigueux. 
LACOSTE, curt de BSzenac, par Saint-Cyprien (Dordogne). 
LACOSTE, curt de Champs-Romain, par Saint-Saud (Dordogne). 
Cam. LACOSTE, vicaire de Terrasson (Dordogne). 
Jean LACROIX, curt de Saint-Orse (Dordogne). 
H. LACROIX, curt de Cubjac (Dordogne). 

Ernest de LACROUS1LLE, avocat, ancien conseiller g6n6ral, rue Gambetta, P6rigueux. 
LAFAYE, aum6nier de Sainte-Marthe, rue de la Cit6, P6rigueux. 
LAFON, notaire, Terrasson (Dordogne). 
Louis LAFON, curt-doyen de Saint-Astier (Dordogne). 

LAFON, curt de Saint-Aulaye-de-Breuilh, par Saint- Antoine-de-Breuilh (Dordogne). 
B. LAFON, curt d'Ey vigues, par Salignac (Dordogne). 
L. LAFON, curt de Saint-F61ix-de-Reillac, par Rouflignac (Dordogne). 

Le marquis de LAGARDE SAINT-ANGEL, $£, conseiller g6n<5ral de Champagnac-de-B61air 
(Dordogne). 



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XII 

LAGARRIGUE, vicaire a la Cit<5, P6rigueux. 

P.-E. LAJONIE, curt de Razac-de-Saussignac, par Gardonne (Dordogne). 

Mich. LALANDE, curt- doyen de Valines (Dordogne). 

L. LALOT, entrepreneur a Fleurac, par RoufDgnac (Dordogne). 

LALOT, professeurde langue anglaise a restitution Saint-Joseph, P6rigueux. 

C. LALY, curt de Razac-sur-l'Isle (Dordogne). 

Marcy de PRADEL de LAMAZE, receveur des finances, AngoulGme. Papier de Luxe. 

Ed. de LAMAZE, Terrasson (Dordogne). 

Paul de PRADEL de LAMAZE, homme de Lettres, 39, rue de Surtne, Paris. Papier de Luxe. 

LAMBERT, directeur de l'Ecole nalionale de musique, rue de l'Ancien-Gourrier, 2, Montpellier. 

LANDON, curt de Marnac, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne). Papier de Luxe. 

LANXADE, curt de Saint-Amand-de-Vergt, par Vergt (Dordogne). 

Le comle R. de LAPANOUSE, chateau de Tiregand, par Greysse-Mouleydier (Dordogne). Papier 

de Luxe. 
LAPARRE, chanoine honoraire, vicaire g6n6ral, rue de la Bcetie, P6rigueux. 
LAPORTE, curt de Veyrignac-de-Cnrlux, par Calviac (Dordogne). 
LARGE, curt de Pomport, par SigouIGs (Dordogne). 
H. LAROCHE, curt de Paussac, par Lisle (Dordogne). 
Maur. LAROCHE, vicaire a Saint-Front, P6rigueux. 
LAROCHE, vicaire a Nontron (Dordogne). 
LARPE, curt de Gardonne (Dordogne). Deux exemplaires. 
A. LARRUE, curt do Payzac (Dordogne). 

P. LASSUDRIE, chanoine honoraire, archiprttre de Nontron (Dordogne). 
RENfc de LAULANIfi, chateau de Sainte-Croix, par Montferrand (Dordogne). 
Max de LAULANlfi, chateau de Chamboizay, par Arvine (Jndre-et-Loire). 
F. Pasquet de LAURIERE, chateau de Sainte-Marie, Siorac-de-Belv6s (Dordogne). 
V.-C. de LAVERGNE, curt de Saint-Lazare, par Condatsur-V6z6re (Dordogne). 
Jos. LAYIALLE, chanoine titulaire, rue du Plantier, P6rigueux. 
Arth. LAYIALLE, curt de Sainte-Foy-de-Longas, par Sainte-Alv6re (Dordogne). 
LAVILLE, chanoine, curt-doyen de Villefranche-de-Longchapt (Dordogne). 
LEONARD, curt de Salles-de-Belrts, par Belv6s (Dordogne). 

Andre LEONARDON, conseiller g6n6ral, notaire a RibSrac (Dordogne). Papier de Luxe. 
Marc LfiONAT, directeur des Contributions indirectes, 16, rue de Moufisse, Nevers. 
Edmond LESP1NAS, vice- president de la Soci6t6 arch6ologique, rue Bourdeille, P6rigueux. 
Henry de LESPINASSE, 90, rue Neuve-d'Argenson, Bergerac (Dordogne). 
LESTRADE, curt de Rouquette, par Eymet (Dordogne). 
LEYMARIE, curt de Nadaillac, par Salignac (Dordogne). 
UFFORT, curt-doyen de Busstere-Badil (Dordogne). 
L01SEAU, curt de Saint-Martin-de-Gur^on (Dordogne). 

Le capitaine RIMONTEIL deLOMBARES, Rampieux, par Beaumont-du-P6rigord (Dordogne). 
J.-L. LOMPECH, curt de Cun6ges, par Sigoutes (Dordogne). 
De LOUBENS, president du conseil de fabrique, Mareuil-sur- Belle (Dordogne). 
LOUBET, curt de Ch&tres, par Labachellerie (Dordogne). 
Jean LUZIER, vicaire. 

LUZIGNAN, curt d'Anglade, par Blaye (Gironde). 
L. LYGONAT, vicaire de Saint-Jacques de Bergerac (Dordogne). 

J. MADRAS, curt de Saint-Front-Champniers, par Nontron (Dordogne). 

MAGAT, curt de Cal6s, par Lalinde (Dordogne). 

Napoleon MAGNE, ancien d6pul6, conseiller g6n6ral, chateau de Trtlissac (Dordogne). Cinq 

exemplaires sur papier de Luxe. 
MAGNOL, curt d'Anlhiac, par G6nis (Dordogne). 



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XIII 

G. MAGUEUR, chanoine titulaire, rue du Plantier, PSrigueux. 

Le marquis de MAILLARD-LAFAYE, conseiller g6n6ral, 170, rue de la Pompe, Paris. 

MALAFAYE, negotiant, Vergt (Dordogne). 

Louis MALANGE, vicaire a la Cit6, PSrigueux. 

Eue MALAURIE, receveur buraliste a Puy-Mirol (Lot-et-Garonne). 

Le marquis de MALEVILLE, chateau de Gaudou, prts Domme (Dordogne). 

R. MALEVILLE, conseiller d'arrondissement, a Viviers, commune de C6nac, par Domme (Dor- 
dogne. 

Rene MANIERES, a Lalini6, Marnac, par Siorac-de-Belv6s (Dordogne). Papier de Luxe. 

A. MANIERES, & Fondaumier, C6nac, par Domme (Dordogne). 

MARAND, chateau de Bruneval, prts Saint- Astier (Dordogne). 

MARIAUD, curt d'Augignac, par Nontron (Dordogne). 

Le g6n6ral ifc et Madame de MARMIER, chateau de Saint-M&lard, par Excideuil (Dordogne). 
Papier de Luxe. 

Jos. MARQUAY, Saint-Vincenl-de-Cosse, par Saint-Cyprien (Dordogne). 

MARTINEAU, curt de Pazayac, par Terrasson (Dordogne). 

MARTON, curt de NSgrondes, par Sorges (Dordogne). 

Guill. MARTON, curt de Saint-Front-d'AIemps, par Agonac (Dordogne). 

P.-E. MARTY, chanoine tilulaire, rue Victor-Hugo, PSrigueux. 

MARTY, curt-doyen de Villefranche-du-P6rigord (Dordogne). 

Alexis MARTY, curt de Lolme, par Monpazier (Dordogne). 

Le marquis de MARZAC, chateau de Puymartin, commune de Marquay, par Sarlat (Dordogne). 
Papier de Luxe. 

MASSON, curt de Corgnac (Dordogne). 

MATHET, chanoine honoraire, supSrieur de I'lnstitution Saint-Joseph, P6rigueux. 

MAZENOD, professeur d'anglais a 1'EcoIe ctericale, PSrigueux. 

MAZET, curt de Sireuil, par Les Eyzies (Dordogne). 

MERCIER, curt de G6nis (Dordogne). 

MfiRY, curt de Ghancelade (Dordogne). 

J. dd RIEU de MAYNADIfi, chalet de Cocagne, Bergerac (Dordogne). 

F. MEYNARD, prtsidenl du Piriqord, 34 bis, rue Vignon, Paris. Deux exemplaires. 

Fernand MfiZERGUE, curt de Razac-dEymet (Dordogne). 

Odon de MONTBRUN, curt de Saint-Vincent-do-Cosse, par Saint-Cyprien (Dordogne). 

H. MONTET, professeur. 

Le marquis de MONFERRAND, chateau de Montrtal, par Issac (Dordogne). Papier de Luxe. 

Le comte Charles de MONFERRAND, *, quai d'Orsay, 11, Paris, 7 e . 

Jules de MONTVERT, chanoine honoraire, Saint-Seurin-de-Prats, par Valines (Dordogne). 

MONZIE, curt-doyen de Lalinde (Dordogne). 

Emile MORAND du PUCH, homme de leltres, 20, rue du Cirque, Paris. 

MORAND, curt de Molteres, par Cadouin (Dordogne). 

MOULINIER, curt dlssac (Dordogne). 

Le comte de NATTES, chateau du Mas de Montet, par RibGrac (Dordogne). 

Joseph NEYRAC, curt de Sainl-Michel-Montaigne, par La Mothe-Montravel (Dordogne). 

Andre NOEL, direcleur de la fanfare de Rouffignac (Dordogne). 

J. OLIVIER, chanoine honoraire, supSrieur de la mission diortsaine, P6rigueux. 
P. OURLIAT, curt de Paunat, par Limeuil (Dordogne). 

Alph. PACHIER, vicaire a Saint-Georges, PSrigueux. 
PALIS, curt de Saint-Germain-des-Prts (Dordogne). 
M. de PARADES, Beaumont-du-P6rigord (Dordogne). 



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XIV 

Alexandre PARANT, rue de la Bo£tie, PSrigueux. 

PARROT, chanoine honoraire, Saint-Martin de PGrigueux. 

6. de PASCAL, missionnaire apostolique, Saint-C6rt (Lot). 

Michel PASQUET, professeur de musique a I'lnstitulion Saint- Joseph, PSrigueux. 

PAULY, curt-doyen de Terrasson (Dordogne). 

PAULY, curt de Vallereuil, par Neuvic (Dordogne). 

Theodore PfiCOUT, curt-doyen d'Haulefort (Dordogne). 

H. PfiNIL, curt de Saint-Laurent-des-BAtons, par Sainle-Alv6re (Dordogne). 

PfiRIER, curt de Fraysse, par Laforce (Dordogne). 

Auguste PERRAMOND, curt de Monlferrand (Dordogne). 

Paul PETIT, curt-doyen de Carlux (Dordogne). 

Emile PETITET, curt de Bosset, par Laforce (Dordogne). 

D r J. PEYROT, %, professeur k la Faculty de M6decine de Paris, chirurgien en chef de l'HApilal. 

Lariboistere, rue Lafayette, 33, Paris. — Trois exemplaires, dont un sur Papier de Luxe. 
PEYROT, curt-doyen de Montagrier (Dordogne). 
PEYRILLE, professeur au Petit-SAminaire de Bergerac (Dordogne). 
PEYTOUREAU, curt-doyen de Sainle-Aulaye (Dordogne). 
PEYTOUREAU, curt de Biras, par Bourdeille (Dordogne). 
L. PIGEON, boulevard du Pelil-Change, 99, P<5rigueux. 
PIGNOT, curt du Breuilh, par Vergt (Dordogne). 

E. PIMOUGUET, maitre de chapelle a Nolre-Dame de Bergerac (Dordogne). 
J. PLANTADIS, secretariat du Lemouzi, 41, rue des Dames, Paris, 47°. 
Lud. du PLANT1ER, chanoinearchiprttre de la Basilique Saint-Front, P6rigueux. 
M. du PLANTIER, curt-doyen de Montpon (Dordogne). 
PLATET, curt de Sorges (Dordogne). 

J. PONCEAUD, chanoine honoraire, secretaire intime de Sa Grandeur M* r Delamaire, PSrigueax. 
POUCH, curt de Mensignac (Dordogne). 

A. POUMEAU, chanoine honoraire, curt-doyen de Mussidan (Dordogne). 
Ern. POUQUET, a Liaurou, par Excideuil (Dordogne). 
Pierre POORET, notaire k Saint- Yrieix (Haule-Vienne). 
L. POURTEYROU, curt de Bassillac, par P<5rigueux (Dordogne). 
D'Sam. POZZI, 0. 3fc, s6nateur, membre de l'Acad6mie de M6decine, Avenue d'tena, 447, 

Paris. Papier de Luxe. 
PRADIER, curt-doyen de Brant6me (Dordogne). 
J. PRAM1L, chanoine honoraire, curt-doyen d'Eymel (Dordogne). 
Edm. PRAT-DUMAS, industriel, maire de Couze-Saint-Front (Dordogne). 
Constant PR1EUR, curt-doyen de Mareuil-sur-Belle (Dordogne). 
L. PUJOL, curt de Ribagnac, par Bouniagues (Dordogne). 
D r PUYGAUTH1ER, O A., conseiller g6n6ral, maire de Tocane-Sainl-Apre (Dordogne). 

QUEYROL, curt de Beauregard de Terrasson, par Condat-sur-V6z6re (Dordogne). 

RABOIS-BOUSQUET, curt de Trtmolat (Dordogne). 

RAYNALD, pharmacien, Brive (Corrtze). 

Ed. REBIERE, chanoine, curt de la Cit6, P^rigueux. 

Francisque REDON, curt de Peyrillac, par Carlux (Dordogne). 

Fernand RfiJOU, direcleur du Journal de Riberac (Dordogne). 

J. REVERSADE, chan. hon., prof, de rhglorique £ l'Ecole ctericale, PSrigueux. — Papier de 

Luxe. 
L. RENOUX, rue des Jardins, Yilleneuve-sur-Lot. 
RIVAILLfi, curt de Tourtoirac (Dordogne). 
ROCHE, chantre a Saint-Jacques de Bergerac (Dordogne). 



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XV 

Paul ROGER, curt de Quinsac, par Champagnac-de-B6lair (Dordogno). 

J.-P. ROL, curt de Saint-G6raud, par Monlpon (Dordogne). 

Leon ROLAND, proprtetaire au Grand-Brassac, commune de Sainto Croix-de-Monferrand 

(Dordogue). 
E. ROUCHEYROLLE, curt de Sarrazac (Dordogne). 
A. ROUGIER, vicaire i Saint-Martin de P6rigueux. 
Anat. DE ROUMEJOUX, president de la Soci6t6 archSologique, au chateau de Rossignol, par 

Bordas (Dordogne). 
Arth. ROUSSEAU, curt de Bourdeille (Dordogne). 

ROUX, curt de Milhac-de-Nonlron, par Saint Pardoux la -Riviere (Dordogne). 
P. ROUX, curt de Maurens (Dordogne). 

J. ROUX, curt de LSguillac-de-l'Auche, par Razac sur-1'Isle (Dordogne). 
Eug. LE ROY, romancier, en retraite a Montignac (Dordogne). 

Le comle DE ROYERE, chateau de Monsec, par Saint-Cyprien (Dordogne). Papier de Luxe. 
RUFFAT, curt de Lisle (Dordogne). 

SAILHOL, curt de Saint-Gentes (Dordogne). 

Le comte de SAINT-EXUPliiRY, chateau du Fraysse, par Terrasson (Dordogne). 

Le comte J. de SAINT-EXUPfiRY, chateau de Gardou, par Lalinde (Dordogne). 

Maurice db SAINT-PAUL, ^, a l'abbaye de Liguoux, par Sorges (Dordogne). Trois exemplaires 

sur papier de Luxe. 
SALLES-LAMAZON, professeur de rh&orique a l'lnstitution Saint-Joseph, PSrigueux. 
A. SALLEIX, a RSgny (Loire). 
SALOMON, curt de Tursac, par Les Eyzies (Dordogne). 
Le marquis de SANZILLON de MENSIGNAG, chateau de Mensignac (Dordogne). 
Honore SECRESTAT, ancien conseiller g<in6ral, chateau de Lardimalie, Saint-Pierre do Ghignac 

(Dordogne). Deux exemplaires sur papier de Luxe. 
D r SEGRESTAT-ESGANDE, ancien depute, Bordeaux. Papier de Luxe. 
H. dk SEGONZAG, curt de Saint Amand -de -Belv6s (Dordogne). 
SEGUIN, curt de Puyguilhem, par Sigoutes (Dordogne). 
Eug. Mich. SfiGUY, telibre pGrigourdin, rue des Barris, 517, P6rigueux. 
SEIGNABOUT, directeur de I'Ecole primaire, Bergerac (Dordogne). 
SfiNfiGAS, curt du Coux (Dordogne). 

M. SIMONDET, curt de Saint-Romain el Saint-Cl6ment, par Thiviers (Dordogne). 
Ernest SrRVENTON, 45, rue Limogeanne, PSrigueux. 
SOLEIL, curt de Ladouze (Dordogne). 
SOLINHAC, enrt de Siorac de-Belv6s (Dordogne). 

Th. du SORBIER, ancien conseiller g6n6ral, Montignac (Dordogne). Papier de Luxe. 
Adalbert du SOULAS, chateau du Soulas, par Lalinde (Dordogne). 
SOULlfi, curt de Carves, par Belv6s (Dordogne). 
SOYMIER, chanoine honoraire, curt de Villetoureix, par Rib6rac (Dordogne). 

Georges TAILLEFER, curt de Capdrot, par Monpazier (Dordogne). 

Gabriel de TARDE, ^, professeur au College de France, membre de I'lnslitut, G2, rue Saint- 

Placide, Paris. 
TEYSSANDIER, curt d'Allemans, par RibSrac (Dordogne). 
THEILLET, curt de Sainte-Sabine, par Beaumont-du-P6rigord (Dordogne). 
A. THIVEAUD, chanoine honoraire, curt de Saint-Jacques, Bergerac (Dordogne). 
Arth. THIVEAUD, curt de Saint-Nexans, par Bergerac (Dordogne). 
Julien TIERSOT, critique d'art, bibliothGcaire du Conservatoire national de Musique, 70, rue 

Hauleville, Paris. 
Em. TINLOT, fond6 de pouvoirs de la Maison-Dorte, 134, cours Victor Hugo, Bordeaux (Gironde). 



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xvr 

Le baron Fernand de la TOMBELLE, Q I, compositeur, chateau de Fayrac (Dordogne). 
Philemon TONNADRE, chanoine honoraire, archiprGlre deSarlat. 
Laurent TOURAINE, Grand-HGtel des Postes, AngoulGme (Gharente). 
Victor TRfiNY, cur6 de Saint-Avit-Rivtere, par Montferrand (Dordogne). 
F. TRIJASSE, professeur au college de Richeinont (Gharente). 

VERGNE, cur6 de BorrSze, par Salignac (Dordogne). 

Justin VERGNE, curt de Paulin, par Salignac (Dordogne). 

Jean - Gabriel VERGNIAUD, 0. *, 426, boulevard Saint-Germain, Paris. 

L. VIDAL, cur6 de Marquay, par Sarlat (Dordogne). 

Alb. VIGlfi, $fc, doyen de la Faculty de Droit, rue B6g6, Montpellier. 

Raoul VIGNERAS, au Falot, pr6s P6rigueux. 

VIGNOLLE, aux Gissoux, par Excideuil (Dordogne). Papier de Luxe. 

VINCENT, cur6 de Cumond, par Saint-Privat des Pr6s (Dordogne). 



c \BjfT' 



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AU LECTEUR BENEVOLE 



Itons-nous de cueillir les fleurettes musicales ^closes sur le sol perigourdin : 
se meurent dans un oubli imm£rit£. 

dis, — au temps des foins et des labours, de la moisson et des vendanges, — 
Dyeux refrains r^sonnaient dans le fond des vallons et sur la clme des coteaux. 
gentes pastourelles, — tout en filant leurquenouilleet gardant leurs troupeaux, 
nimaient de leurs chansons les riants bocages. Durant le sombre hiver, les 
ds-p£res 6gayaient les longues veiltees par le r^cit d'un conte badin et les 
istes gars y r£pondaient par de pimpantes ritournelles. 

ujourd'hui (triste signe des temps!) un morne silence regne sur la campagne : 
e chante plus ou gu£re s'en faut. Usages et costumes antiques, moeurs locales, 
isons patoises, hdas ! tout s'en va, tout disparait. 

)ur expliquer ce marasme, on disait : J7 riy a phis de vin, ou : Les affaires vont 

„. — Eh ! bien, ce nest pas cela. On ne se visite plus, on ne s'invite plus, on ne 

tente plus, parce que chacun vit en solitaire, se m6fiant de son voisin, en un mot 

^.irce qu'on ne s'aime plus. Cest l^goi'sme qui a tue la chanson. Ajoutons cepen- 

dant, pour etre exact, que la fatale guerre de 1870, enveloppant nos campagnes 

d'un voile de deuil, a ralenti Tessor de la chanson populaire. 

II est bien tard d^jd : cette cueillette, il la fallait commencer, il y a quelque cin- 
quante ans : une glane fructueuse eut r^compens^ les efforts du queteur de vieux 
airs. 

A peine quelques chansons perigourdines ont-elles paru ?a et la, egar£es dans 
quelque journal ou quelque revue. Hatons-nous done : la chose, d'ailleurs, vaut 
qu'on s'en occupe. Des tresors de melodic et de poesie primitives gisent enfouis 
dans nos chaumieres. Comme il y va de Thonneur du pays, tentons pour notre 
Perigord ce qu'on a realise pour la Bretagne, la Normandie, la Provence, lc pays 
Messin, etc. 



• • 



Nous nous bornerons, a quelques exceptions pres, a reproduire les vieilles chan- 
sons patoises, comme £tant les plus nombreuses, les plus anciennes et les plus 
typiques. II nous eiit fort repugn^ de publier les vers, sans y joindre les airs, parce 
que l'un et l'autre forment un tout indissoluble. Comme on Ta dit tr£s juste" 
ment : « Sans la musique, la chanson n'est plus. » 

Chants profanes et chants religieux, — voila tout le partagc de ce volume. 
Dans la premiere partie, nous entendrons les chansons propres anx travanx rusliqties, 
tels que moisson, fenaison, etc.; les pastourelles, e'est-a-dire les chansons d amour et 



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XVIII 



de danse, etc. ; les chansons de quite, les chansons tiroes de la Ligende ou de VHis- 
toire ; et dans la seconde partie, les Complaintes, les Noils, et les Ligendes pieuses. 

Mais auparavant, nous croyons devoir soumettre briivement au lecteur quel- 
ques remarques sur les sujets suivants : le patois, ses formes lyriques et son ortho- 
graphe ; la m£lodie, sa tonality et son rythme, etc. 



* it 



Et d'abord, gardons-nous de calomnier le patois, « ce patois admirable de cou- 
leur et de sonority qui vibre comme un 6cho latin par-dessus la mer bleue. » (Numa 
Roumesian par Alph. Daudet.) Ce langage n'a « qu'un tort c'est de n'fitre plus parle 
par les dues d'Aquitaine et les comtes de Provence ; il est vaincu et des lors, de 
mauvais ton. » (Lettre sur le Perigord, par le vie. de Gourgue.) Souvenons-nous qu'il 
sort des entrailles de la langue romane, laquelle fa?onna avec amour notre langue 
fran?aise, et si parfois comme le latin, son vieil ancetre, 

Le patois, dans les mots, brave Thonnctete, 

pardonnons-lui ses allures pl6b6i'ennes. 

Malheureusement, il tend d disparaltre (i) : le fran?ais Topprime en fils denature, 
et c'est grand dommage. D6jd, dans nos petites villes du Perigord, le patois ne se 
parle gu£re qu'entre gens de la basse condition : on le proscrit de l^cole comme 
un intrus. La jeunesse issue des lyc^es, des couvents ou des colleges ignore la 
langue-mere. Pourtant dans les campagnes, grace d la tenacity du paysan, le pitto- 
resque idiome de nos anciens r^siste encore a Tenvahissement de ce quon nomme 
la civilisation. 

• • 

Le patois du Perigord pourrait se diviser en 4 ou 5 branches : mais il vaut 
mieux, pour plus de clart6, le r£duire d deux principales : le patois sarladais et le 
patois p£rigourdin. 

Voulez-vous en circonscrire les domaines? — Prenez une carte de la Dordogne 
et tirez une ligne brisee passant par Terrasson, Montignac, Le Bugue, Sainte- 
Alv£re, Villamblard, Villefranche-de-Lonchapt, Lamothe-Montravel : dans les lieux 
places d partir et au-dessous de cette ligne, on parle, — mais avec force l^geres 
variantes, — le patois dit de Sarlat. Au contraire, dans les lieux situ£s au-dessus de 
la ligne, on parle, — mais avec force l£geres variantes, — le patois dit de P£rigueux. 

Remarquons toutefois qu'en remontant la ligne-frontiere des Charentes, on com- 
mence d d6daigner le patois auquel on substitue une sorte de jargon fran?ais. Mais 
il faut avouer qu'en ces endroits l'accent fran^ais se maintient plus pur que dans le 
reste du d£partement. 

(1) Le mcOnier du Frau s'en plaint avec humour : « Si autrefois, chacun tenait a gloire de parler familierement 
notre vieux patois, combien de Perigourdins l'ignorenl aujourd'hui I Cette coutume a disparu avec les coiflcs a 
barbes de nos grand'mercs, avec nos vieilles moeurs simples ct fortes,... et ces habitudes de vie rustique, qui 
avaient fait cette race robuste et vaillantc, dont Beaupuy, Daumesnil et Bugeaud (et tant d'autrcs avant cux .') 

sont des types remarquables. Aujourd'hui, on voit des Perigourdins qui n'aiment pas Tail et ne savent pas Ic 

patois. » (Le Moulin du Frau, par Eug. Le Roy, p. 17.) 



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XIX 

Revenons au patois Sarladais : d notre avis, il l'emporte de beaucoup sur celui 
de Perigueux : c'est une vraie langue. A mesure qu'on se rapproche des terres ca- 
durciennes, il devient plus rude et plus accentu£. Mais que de saveur dans cet 
idiome fort comme le terroir du pays, muscle comme les gens de ces contr£es ! II 
s'adoucit en d£valant vers les confins de l'Agenais : en effet, le parler de Villefran- 
che, Monpazier, Issigeac, Eymet fraternise avec la langue de Jasmin. 

Lorsqu'on descend le cours de la Dordogne, on s'aperfoit qu'd Bergerac, Sainte- 
Foy, Velines, le patois diff&re sensiblement de celui de Saint-Cyprien, Sarlat, Carlux. 
A mesure que les rives s'£largissent, plus riches et plus majestueuses, il perd de sa 
rudesse native ; il s'amollit, si Ton veut, mais il ne gagne pas en couleur et les 
formes en sont moins expressives. 

Le patois de Perigueux, Rib£rac, Nontron, — moins beau que celui de Sarlat, 
d'Agen et de Bergerac, — participe plus du fran?ais : aussi a-t-il moins le 
caractere d'une langue d part : il s'&oigne plus visiblement des formes latines, ou, 
si on Taime mieux, des formes proven^ales, italiennes et espagnoles. Ainsi, dans le 
Sarladais, on dira : Lot cohtagno, loupecca, et dans le P6rigourdin : La satigna, lou 
pefa. Pareillement, l'idiome Sarladais garde mieux que le P6rigourdin l'empreinte 
de l'accent latin ou proven? al. Exemple : Lois ehpctnlo, — la-j-eyponld. 

En r£sum6, la partie sup^rieure du d£partement subirait quelque peu l'influence 
de la langue d'oll, tandis que la partie inftrieure se tiendrait 6nergiquement d la 
langue (Toe. 

Du reste, il parait impossible de tracer une delimitation math^matique : les 
formes varient souvent d'une paroisse d l'autre, ou d'une rive d l'autre d'une riviere. 
Ainsi, par exemple, d Lalinde, sur la rive gauche de la Dordogne, on ne parle pas 
exactement comme sur la rive droite. 

L'exemple de Rouffignac-le-Grand est plus topique encore : des deux versants, 
Tun suit Tidiome de Perigueux et l'autre celui de Sarlat. — Autre exemple : les 
derniers villages de Cendrieux qui touchent Sainte-Alv£re se servent du patois 
p£rigourdin, tandis qu'd Sainte-Alvere on parle le franc sarladais. Ici, on dit : Lot 
cohstagno, et Id, tout d c6t£ : La satigna. De Id, les premiers sympt6mes de rivalit£ 
ombrageuse. On raconte que la plupart des Italiens 6mettent force doutes sur la 
veracity des Pisans, parce que, dans Pise, — « la Cit£ ou r^sonne le si, » comme 
parle Dante, — les citadins affirment de la meme fa^on et avec la meme ^nergie les 
propositions les plus contradictoires : « Si, si, si, Sior, si I » (Oui, oui, oui, Monsieur, 
oui!) Eh! bien, pareillement, ceux de Sainte-Alvere qui disent : Lot cohstagno 
prennent en pitie ceux de Cendrieux qui disent : La satigna et les d£signent d la 
m£fiance du public en les appelant tout crument : Luhs criaqui ou Luhs cracobi, 
comme si, nous autres, pauvres p^rigourdins ! 6tions plus coutumiers de la craque 
que Messieurs les Sarladais, voire que... Messieurs les Bergeracois ! 

Bien plus, il arrive qu'aux limites extremes du d£partement, la prononciation 
varie, pour certains mots, d'un village d l'autre d'une m£me paroisse. A Barjou de 
Sainte-Croix-Montferrand, on dit : di pa, conform^ment a la prononciation agenaise, 
et, dans le reste de la paroisse, on dit : di po. 



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XX 

Au corps des mots, Yo domine dans nos idiomes p^rigourdins. Ainsi Ton dim : 
ipo'i, ami, moti, oqui, etc. Mais sur les frontieres du Lot-et-Garonnc, — d Villefranche, 
Monpazier, Issigeac, Eymet, — c'est Ya qui domine. Exemple : pm, ami, mtfti. 
tfqui, etc. 

Pareillement, dans les patois perigourdin et sarladais, — par analogie sans 
aucun doute avec le chuintement latin, — le peuple tend d prononcer le cb a peu 
pres comme dans le mot : chien. Exemple : r/;erca, dwupo, Gborlat, liErerto, etc., 
tandis que sur la lisiere de l'Agenais, le ch s'adoucit et se rapproche sensiblernent 
de Ys fran?ais : s/;erca, s/;oupo, Sibarla, 5/;erto, etc. Ainsi s'expliquent certaines diffe- 
rences d^critures que Ton rencontrera au cours de nos chansons. 

Sans parler de l'accentuation patoise toujours conforme aux lois de la langue 
latine, — une chose tres digne de remarque, c'est la frequence de You latin dans 
notre patois du P^rigord : il y en a des traces innombrables : Vaoubik, caoii]o, 
fourco, etc. 

On y d^couvre le ts italien et Inspiration emphatique du miki latin : 7$obal, hi 
/sour, etc., efaquino, guefopo, quofaqud, moufoco, etc. Hatons-nous d'ajouter que 
cettc aspiration gutturale demeure intraduisible sur le papier : il faut ctre 
autochtone pour l^mettre avec purete. 

Ces observations prouvent jusqu'd l'evidence que notre patois derive du latin 
plus directement encore que le fran?ais : c'est en quelque sorte un dialecte vulgaire 
du latin. Par parentheses, ceci nous conduit d d^plorer que nos latinistes fran^ais 
s'obstinent a conserver au latin une prononciation absurde en soi et inintelligible a 
tous les autres peuples. Cest pour nous un sujet d'£tonnement d'entendre des 
hommes instruits violant, dans la lecture, les lois les plus £l£mentaires de l'accen- 
tuation et de la prononciation latines. 

II serait int^ressant de suivre, selon les lieux, la transformation qui s'opere dans 
les mots patois : mais cet examen nous entrainerait loin du but. En voici pourtant 
quelques exemples condenses en un tableau synoptique : 



FRANjAIS. 


SARLAT. 


YILLEFRANCHE- 
DE-BELYiS. 


LALINDE. 


BERGERAG. 


LAMOTHE- 
MONTRAYEL. 


TERRASSON. 


Le chateau. 
La vierge. 
Les villages. 
Les bekgeres. 


Lou cohtcl. 
Lo Biertso. 
Lu bilatse. 
Lo'i bertsiero 


Lou cahtcl. 
La Biertzo. 
Lu bilatstf. 
La bertsiero. 


Lou castel. 
Lo Vierdzo. 
Lo'i viladze. 
Ley berziero. 


Lou castel. 
La Vierzo. 
Laou vilaze. 
Ley barziero. 


Lou castel. 
Lo Vierdzo. 
Laou vilaze. 
Ley berziero. 


Lou castel. 
Lo Vierzo. 
Lou vilazey. 
La berzieyra. 


FRANKS. 


PERIGDEUX. 


GUBJAG. 


MONTPON. 


NONTRON. 


MIALLET. 


LANOUAILLE. 


Le chateau. 
La vi erg e. 
Les villages. 

il€s^BERGERES. 


Lou sateou. 
Lo Viarzo. 
Lou vilazey. 
La barziera. 


Lou sateou. 
Lo Viarzo. 
Lou vilazey. 
La barziera. 


Lou tsatao. 
Lo Vierzo. 
Lou vilazey. 
La barziera. 


Lou tsaleu'i. 
Lo Vierdzo. 
Lou viladzey. 
La bartziera. 


Lou tseleui. 
Lo Viardzo. 
Lou viledzcy. 
Le bardziere. 


Lou satiou. 
Lo Vierzo. 
Lou vilazey. 
La berzieyra. 



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XXI 






Ici se place, naturellement, la question de l'orthographe. Quel systeme avons- 
nous adopts pour orthographier le patois? 

— En presence des prononciations si variables qu'affectent nos idiomes p£ri- 
gourdins et d'une certaine division regnant parmi les Audits au sujet de la ques- 
tion orthographique, nous nous sommes attache d reproduire avec la fid&it£ la 
plus scrupuleuse, — d photographier en quclque sorte, — les sons entendus. Un 
fait certain c'est que les gens du commun bronchent, balbutient devant des formes 
Granges : « Pourquoi, disent-ils d6sorient£s, £crire le contraire de ce qui est? Pour- 
quoi laisser dans le corps et d la chute des mots, quantity de lettres aphones, — 
vraies lettres d'achoppement pour tout autre qu'un philologue? Pourquoi formuler 
des regies multiples, lorsqu'une seule suffit : Prononce^ le patois tel qu'il est icrit? » 
Si nous ne nous faisons illusion, notre systeme orthographique aurait plus de 
chances d'etre saisi par la masse des lecteurs. Or nos chansons s'adressent d tout le 
monde (i). 

Nous aurions bien desir£ nous rallier d l'orthographe pr£conis£e par nos savants 
romanistes. Certes, nous devons £tre fiers des noms illustr^s par Bertran de Born, 
Giraut de Borneil, Ugo de la Bachellerie, Arnaut de Mareuil, etc.; mais franche- 
ment le patois actuel de la Dordogne rappelle d'assez loin l'ancienne langue d'oc. 
II en derive, c'est stir; toutefois il pr^sente des dissemblances si profondes avec les 
Merits de nos troubadours p£rigourdins, qu'un humaniste ordinaire, poss£dant d 
fond les finesses de nos dialectes, serait pour sur inapte d comprendre ces poesies 
m6di£vales. 

Q]uoi qu'il en soit, — tout en r£clamant quelque indulgence, — nous avons cru 
pouvoir nous attarder d l'^criture phonitique, qui traduit d l'ceil, sur le papier, les 
sons perf us par l'oreille. 

II nous a sembl6 bon de marquer les accents : car, d l'instar du fran?ais, le patois 
ne saurait attacher indifferemment tel ou tel accent d telle ou telle syllabe. En effet, 
outre que l'accent modifie Tetre d'une syllabe, — le meme mot qui, en patois p£ri- 
gourdin, requiert l'accent aigu, tres souvent dans le sarladais lui substitue l'accent 
grave, voire le circonflexe. 

Enfin, comme les diphthongues abondent dans notre patois, nous les d£signons 
a l'oeil par un petit trait horizontal : ce trait qui les surmonte signifie qu'il faut 
les prononcer d'une seule Amission de voix. Exemple : Dion, paoubri, etc. 






Maintenant, disons un mot des formes lyriques de la chanson patoise. 

Le paysan se pr^occupe assez peu de la haute poesie ; il lui suffit de rendre sa 

(i) Si 1'EcoIe felibreenne perigourdine cut existed il est vraisemblablc que nous nous serions rallie aux regies 
orthographiques ct grammaticalcs qu'elle ne manqucra pas de fixer. Dans unc ruche les abeilles doivent bour- 
donncr de concert : mais deja notre gravure musicale ctait sur le metier, avant que n'eut rayonne Lou Bourna 
doou Pbrigor. 



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XXII 



pensee. II chante pour alleger son dur labeur, pour raconter ses joies, ses soucis et 
les faire partager a ses compagnons. Ainsi, la chanson populaire cr£e un lien de 
solidarity fraternelle entre chanteurs et auditeurs : son but est foncierement 
moralisateur. 

Mais pour n'etre pas tres relevee, la muse agreste recelc pourtant un charme 
intime : la poesie des cboses. Son poeme a Thaleine courte mais saine, parfumee de 
thym et de serpolet : une claire fontaine, un anneau tomb6 dans la mer, trois 
faneuses aimies de trois faucheurs, une timide bergerette s^duite par un fils de 
Roy, une virago rustique ripostant vertement au ch&telain s£ducteur, la Jeanne 
qui porte le diner au bouvier de Laurade, l'amoureux qui va nuitamment planter 
un mai a la porte de sa mie, etc., etc., tels sont les sujets, d£nues d'intrigues 
savantes, en honneur au village. Mais que de fraicheur, que de bonne humeur dans 
ces idylles champetres ! Si les beaut^s de la nature, au milieu desquelles vit et 
meurt le paysan, le laissent assez indifferent, d'un coeur content il chante ses 
amours, ses bestiaux, les pr£s, les champs, les moissons, les vendanges. Pour lui, 
rien negale le sol natal, et Tidee de le deserter ne le hante pas encore. Cest plus 
tard qu'un mauvais genie lui soufflera cette envie, avec la haine du riche. Alors, 
aigri et morne, il ne connaitra plus son bonheur et cessera de chanter. 

La chanson patoise du Perigord offre peu de complications : deux vers et deux 
petites phrases musicales, voila tout entier l'innocent artifice. 

Les vers comptent, en general, six ou huit syllabes : on trouvera tris peu de vers 
d£casyllabiques, encore moins d'alexandrins. 

Le troubadour perigourdin, vraiment peu exigeant, se contente de simples asso- 
nances, et encore n'est-ce souvent que le second vers quil soumet & Fassonance. 
Bien plus, on verra qu'd l'occasion il sait se derober a cet assujettissement : c'est 
Tenfance de Tart. Quant a la rime, il en use quelquefois, mais si sa bourse n'est pas 
plus opulente que sa rime, en veritd il ne doit pas etre millionnaire. 

Sous sa plume, les couplets naisscnt d l'etat d'embryon : ils se composent la 
plupart du temps de deux vers, quelquefois de quatre ou de six vers, rarement 
de huit. 

Cette simplicity voulue s'cxplique sans peine. Remarquez en effet que tous 
prennent part au chant et qu'en meme temps tous travaillent ferme. II fallait done 
inventer une poesie et une musique rudimentaires, de nature d ne pas exiger 
grand effort de m^moire et capables pourtant de soulager et d'encourager les 
travailleurs. 

Voici comment sorganisc le chant. Le coryphee ou conducteur entonne le 
premier vers et tous le repetent, puis le second vers que tous repetent egalement. 
D autres fois, on se repond de collinc d colline. Ainsi, le coryphee est seul charge 
d'avoir de la memoirc pour les camarades. Cest enfantin, si vous voulez. Eh ! bien, 
malgrci cela, on imaginerait difficilement Teffet obtenu : il est etonnant. 

II y a meme des chansons populaires dans lcsquelles le second vers devient le 
premier vers du couplet suivant, et ainsi de suite jusqu a la fin. 



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XXIII 






Mais de celte simplicity n'allez pas conclure d la non-valeur de l'oeuvre. Sans 
doute, il est quelques-unes de nos chansons qui ne depassent pas Tordinaire. Mais 
un grand nombre d'entr'elles d^celent un art veritable. Telle phrase de quatre 
mesures constitue une trouvaille musicale. Nous avons vu des musicicns de race 
s'imcrveiller a certains airs vieux de plusieurs siecles et y decouvrir une fraicheur, 
un renouveau d&icieux. 

Plusieurs de ces airs, comme nous le marquerons en temps opportun, ont puise 
leur s£ve d la source gr£gorienne, source toujours ancienne et toujours neuve. lis 
remontent bien haut dans les ages passes. Sans doute, l'absence de la note sensi- 
ble, ( E fe i — I : dans le premier mode, [E^ s a J —J — : dans le huitie- 



T* *- 

me) ne peut nous autoriser d assigncr une date fixe d ces melodies : car le campa- 

gnard, qui n'a jamais entendu que le plain-chant de son village, chantc naturelle- 

ment dans les modes gr£goriens. Mais lorsque, d l'absence de sensible, vient s'ajouter 

le cachet archaique resultant de la structure melodique et d'un petit nombre d'in- 

tervalles ne d6passant pas la quinte par cxemple, on ne saurait etre taxe de tem£ritd, 

si Ton rattache ces airs d l^poque romane ou tout au moins a la Renaissance. 

La chanson populaire n'admet pas en principe la carrurc moderne, e'est-d-dire la 
division de la melodie en phrases rigoureusement symetriques, mais cependant elle 
determine nettement le rythme. Elle affectionne les mouvements binaires et ter- 
naires. On constate souvent dans la mfime melodie un melange de plusieurs me- 
sures : cela vient du d£faut de regies fixes, ou de l'alt£ration de la tradition ou de 
l'influence des paroles subie par la musique. 

De meme aussi, il n'est pas rare de voir surgir, ?a et Id, dans un pirimetre peu 
distant, de nombreuses et interessantes versions d'une meme mdlodic : d notre 
regret, nous avons du les supprimer pour laplupart. Ces variantes prouvent que les 
melodies, aussi bien que les paroles, se corrompent en passant, a travers les siecles, 
par une multitude de bouches : elles se produisent meme lorsqu'il existe une tra- 
dition ecrite, d plus forte raison lorsque paroles et musique sont confiecs unique- 
ment a la memoire du peuple. Les uns changent la mesure a six-hull en mesure a 
deux-quatrc, d'autres introduisent une mesure d trois-quatrc dans un morceau d deux 
temps, d'autres font alterner le rythme binairc avec le rythme ternaire. Beaucoup, 
croyant faire montre de gout, inserent des fioritures, des ports de voix, des antici- 
pations d'une note sur Tautre, des appoggiatures. Le metier de notateur n'est pas 
exempt de tribulations au milieu de ces rythmes divers, souvent insaisissables. « La 
recolte des chants populaires, dit Weckerlin, a ete de tout temps un travail long et 
fatigant. Heureusement qu'il existe encore de braves chercheurs qui, le sac au dos, 
vont a la d£couverte et s'egarent dans les villages les plus isoles de la plaine im- 
mense ou sur les hauteurs les moins visitees par les voyageurs, mais ou quelques 
cabanes, quelques metairies sont plantecs au coin d'un bouquet d ? arbres. Cest dans 
ces cachettes-ld qu'il faut souvent aller chercher la chanson populaire ; car elle se 
garde bien de venir a vous, mais se derobe le plus qu'clle peut d vos rccherches. 
Et puis, quand on est parvenu a decouvrir un de ces nids ou Ton chante encore, 



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XXIV 

que de precautions a prendre pour ne pas effaroucher les chanteuses, qui d'abord 
declarent toujours qu'elles ne se rappellent plus rien, qu'elles ont oublie tout ou a 
peu pres ! Ce n'est qu'apres connaissance faite et meme souvent apr£s qu'on a 
chante soi-meme quelque production du pays ou des environs que les chanteuses 
reprennent courage. Une fois en train, par cxemple, elles vous en chantent, elles 
vous en d£goisent au point qu'on ne sait plus comment les arreter et qu'on est 
oblige de ruminer quelque bonne raison honnete pour les faire taire. » (La Chanson 
populaire, XXI. — Weckerlin.) 

• • 

II importe de ne point negliger la remarque suivante. En general, il ne faut pas 
se presser de circonscrire telle ou telle des chansons populaires a tel ou tel coin 
special de la terre fran?aise : beaucoup d'entre elles appartiennent a un fonds corn- 
mun : on les d£couvre un peu partout dans nos diverses provinces et meme a 
Tetranger. Din Tonloujo, — Ah ! bonjour, la Belle, — Di boun molt chi lebo, — Nobs- 
tro crabo, — Outi? a pocha lo molinado, — Quan la Marioun, — Rouchignoule del 
boue, — Souleve^-vous, beau pastoureau, — L'Anl^i Gabriel, — Lo Passion de Jdju-Cbri, 
etc., etc., sont connues ailleurs que dans le Perigord. Pour ne citer qu'un exemple, 
voici la version savoisienne de notre chanson perigourdine : Rouchignoule del boue 
(p. 71.): 

Belle, dans ton jardin il ya de belles roses, 

II ya de belles roses 

Qui ont si bonne odcur ; 
Permettez-moi, la belle, d'en cueillir une fleur. 

Non, je ne permels pas que Ton touche a mes roses ; 

Apportcz-moi la lune, 

Le soleil a la main, 
Vous cueillerez les roses qui sont dans mon jardin. 

Le jeune amant s'en va la-haut sur la montagne, 

Croyant prendre la lune, 

Le soleil a la main. 
La chos' ful impossibl', la bell' le savail bien. 

II n'existe, on le voit, que de l£g£res variantes cntre les deux le?ons. Mais, remar- 
que Andre Theuriet (1), ce sont precisement ces versions locales qui nous rensci- 
gnent sur les moeurs, l'6tat d'ame et Timaginatioji des populations qui les chantent, 
et e'est pourquoi il est bon de les recueillir dans chaque province. Les memes 
especes de plantes varient de dimensions et de nuances suivant le climat, l'altitude, 
la nature du sol. Ainsi des chants populaires : le sentiment en est plus ou moins 
intense et colore, selon les milieux, les moeurs et les caracteres. 

H * 

Beaucoup, sans doute, imparfaitement familiarises avec le patois, eussent aime 
une traduction fran?aise en regard du patois : nous aussi, nous Peussions voulue. 
Mais l'abondance des matieres et aussi le surcroit de depenscs ne nous Font pas 

(1) Le manuscrit du Chanoine, p. 83. ^ 



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XXV 



permis. Toutefois, nous £claircirons le texte au moyen de notes nombreuses et 
(Tun petit lexique patois tr£s commode. 

Combien il nous eut plu d'agr£menter notre texte et notre musique de photo- 
gravures propres d en completer la physionomie! Le sombre castel de Biron eiit 
fait valoir lou Moretsal o lo Bastillo, la bastide d'Eymet eiit gentiment encadr£ l'ori- 
ginale silhouette de D^ano cTEyme, le joli chateau de Marzac eut ensoleill£ les rondes 
des Fillo di Morjd, le calvaire de Sarlat ou Tinoubliable Ensevelissement du Chapi- 
tre de Biron eiit mis en relief lo Possion dd Jdju-Chri, etc., etc. Un nabab-artiste eAt 
realist des choses charmantes. Mais h&as! le nerf de la guerre nous manquant, 
nous avons dil non-seulement renoncer d ce r£ve, mais m£me amputer notre 
Recueil d'une centaine de chansons, sans parler des notes explicatives. 

Toutefois, nous n'avons pu nous r^signer d restreindre le nombre de nos har- 
monisations. Evidemment ces melodies rustiques furent composes en dehors de 
toute preoccupation instrumentale et partant elles gagnent d etre chantees d Tunis- 
son, sans le moindre accompagnement. Mais pour apporter un &6ment de variete et 
donner une idee du genre archai'que, nous avons fait graver quelques harmonisa- 
tions dues d la plume d'artistes comp^tents. Nommer M lle C6cile Chaminade, M. le 
baron F. de la Tombelle et M. le chanoine Boyer, c'est nommer trois notabilites 
qui honorent Tart fran^ais et Tart p£rigourdin. 

Qjuant d M. Julien Tiersot, — Terudit biblioth^caire du Conservatoire, le critique 
d'art 6m6rite, le musicographe et folkloriste hors pair, — nous n'avons qu'un 
regret d formuler, c'est qu il ne soit pas natif du P£rigord. Mais alors, ce sont les 
Bourg-en-Bresse qui ne seraient pas contents ! 



Qjii'il nous soit permis en finissant d'envoyer un tribut de reconnaissance d nos 
nombreux souscripteurs, parmi lesquels nous voyons, avec bonheur, figurer les 
plus beaux noms du Perigord. 

Mais ne serait-ce point une noire ingratitude que de passer sous silence ceux 
qui nous ont aide de leurs encouragements, de leurs conseils et de leur plume ? 
Les ABC n'entendent pas se derobcr d ce devoir si doux. Done, d M lle Jeanne 
M. de Lalinie et a MM. Laparre, J. Lavialle, H. Brugiere, P. Lassudrie, Th. Pecout, 
Arth. Rousseau, Ch. Durand, Dujarric-Descombes, Paul Roger, Arth. Faure-Muret, 
A. Chastaing, Bonfils-Lascaminade, Em. Petitet, Pimouguct, Avisou, Feyli, 
Chassaing, Lacoste, Duclaud, J.-B. Carves, Alb. Couture, 

Les meilleurs sentiments de gratitude 

des ABC. 
Perigueu, zour de lo chen Zon, 1902. 



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LEXIQUE PATOIS-FRANQAIS 

DES MOTS ET DES LOCUTIONS LES PLUS DIFFICILES. 



Ag., pres de l'Agcnais. — S. Sarladais. — B. Bergeracois. — R. Rib^racois. — A T . Nontronnais. 



Adechia, odissia, adieu. Ag. S. 
Albo (/'), Taobe. S. 
Anel. B., Onel.S. Anneau. 
Angues pa (ni y'), n'y allez pas. Ag. 
Anioi (m'in), je m'en irais. Ag. 
Aoube, entendez. S. 



Beccado (tot), les brasses. S. 

Bege, voyez. S. 

Beouvo, veuve. S. 

Bidadoi (trouboren), nous trouverons (des) 

mensonges. S. 
Binoren (to bigno), nous binerons la vigne. S. 
Birado, Gchappatoire. (S. Lot.) 
Bobignou, menlon. P. 
Boi-bouchcazo (ol) t an bocage. S. 
Boley (lou), les raves cuiles sous la cendre. P. 
Bolgoun, jou bolgoun, ils veulent, ils le veu- 

lent. S. 
Borio {mot), mes m6tairies. S. 
Bool, vous. S. 



Aoubiro lout bio bromela, entendra les bosnfs 

meugler. S. 
Aodlida (chan-z-), sans oublier. S. 
Arpiou, griffe. S. 
Aste (lo ttbre qu'ey o /'), !e ltevre qui est a la 

broche. S. 



B 



Bourossou, langes. P. 

Boutzorou, petite armoire renfermanl les 

oeufs S. 
Borreou, creche. S. 
Bourisie (lou fio cruber de), le feu "convert de 

menus debris. P. 
Bretzado (uno), un tour de torchon. S. 
Bri (pleno de), pleine de chanvre. S. 
Brocha (l'o prej f o bel) t il la prise a pleins 

bras. S. 
Broudatso (to), la brousse. P. 
Buforon (me), me souffleront. P. 
Bugado, lessive. S. 



Ca (moun), ma I6te. S. 
Gachaire, chasseur. S. 
Canaye (per brida to), pour brider la ju- 

ment. Ag. 
Caou (lus), leschoux. S. 
Caoucha (ch'ey), il s'est chauss6. S. 
Conchod d6 ce'o, chanson de moisson. S. 
Chaouta gaire (bou) t vous ne vous souciez 

gu6re. Ag. 
Chaouto (Elo), elle sort, tire de. S. 
Che [din moun) t dans mon sein. S. 



Fal che, faux sein, corsage. 
Chegairo (uno), une moissonneuse. S. 
Ghego (chi fin), y scie (coupe) le bl£. S. 
Chemilloun (oqui n6 choun loui), ici sont les 

s6millons, — c6page blanc. S. 
Che ne choun, il y a, ils sont. S. 
Chendoreou (lou), le petit senlier. S. P. 
Cheouno (to), la sienne. S. 
Chervichialo, servante. S. 
Ghivado, avoine. P. S. 
Chorre (to), ta soBur. S. 



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XXVII! 



Chorrolie, serrurieu. S. 

Chouleto, seule, seulette. S. 

GHouLouMBRfe (Ly che van), y vonl se mettre 

a couvert. S. 
Choureto, pelite soeur. *S. 
Choyo verdo, soie verle. 5. 
Guou (noste), noire champ (cl6s). B 
Codiero, chaise, chaire. S. 
Co-j-e, c'est-5-dire. S. 
Colandro, calendre, oiseau chanleur. S. 
(Joley (lou), le lumignon. P. 
Cosse (lus), les consuls. S. 
Counsul, maire. Ag. 
Cordil (tou), le chardonneret. S. 
Gorlo pu porla (n'oun), il n'en faudra plus 

parler. S. 



Cotza, cach6, cacher. S. 

Couado (to), osp6ce d'aigutere terming par 

une longue queue, pour prendre de l'eau 

dans lejeau. P. S. N. R. 
Coudabo (lot me), me les tondait (avec la Ian- 

goe). S. 
Coueto, petile queue. P. 
Gouneycbe (de bet), facile a connaitre. S. 
Gro (a/), au (trou du) lombeau. S. 
Crabo (to), la ch6vre. S. 
Crabo mougno, ch6vre sans comes. S. 
Croumparas (ne), tu ach&eras. S. 
Cwubeto, pelite cruche. S. 
Cumignen (en), en communiant. S. 



Dahliaire, faucheur. Ag. 

Dalhio, faux. Ag. 

Daro, odaro, aro, maintenant. S. 

Dertz' (ol mouli), droil au moulin. S. 

Deycha vesta, laissez-moi tracquille. S. 

Deychiola, d6cel6. S. 

Dejumpey, depuis. S. 



Delai laigo, au-dela de leau. S. 

Detz&ri, dig6rer. S. 

Die (chou), dit-il, dit. S. 

Dijin (li). lui disaienl. S. 

Dimmen moti (lou), ledimanche matin. P. fl. S. 

Dolhia (lou pra), faucher le pr6. S. 

Lou dzu deou chGrmen, le jus du serment. B. 



Echcompa (choun tout), sonl tout disperses. 5. 

Echcorcocha, tout 6cras6. S. 

EcHfeLA (/'), l^clat. S. 

Echpazo, Ep6e. S. 

Efon, enfanls. S. 

Emba (dru /'), dans le has. P. 

Endeca, abimi, endommag6. A*. | 



Escourchiero, senlier qui raccourcit le che 

min. S. 
Esqu^lou (6n d'aqueon), avec ce petit gobe- 

let. S. 
Estran (pot), pays Stranger. S. 
Estufle (Un), un sifllet. S. 
Eytoulia (din /'), dans le chaume, c'est-i-dire 

les champs aprts la moisson. P. 



Fat, sot. S. 

Fenetzairo, faneuse. B. 
Fiaou, fll. P. 



Fiero (to), la foire. P. B. S. 
Fresquetza, remu6 de frais. S. 
Fuessi pa 'na, si je ne fusse pas all£. S. 



Garro (ni Mbo loj, elle 16ve la jambe. S. 
Gleydzo (uno), une 6glise. S. 
Gobelo (tor), les javelles. 5. 
Gokeren (me), me mordirent. S. 



Goloupiero (uno), une coureuse. S. 
Gorlotzo (toi), les galoches. S. 
Gourtzoreou (ol), au gosier. S. 
Gropal (iin), un crapaud. S. 



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XXIX 



Halo (tzou /'), sous la halle. S. 
Hieju, Jieju, JSsus. S. 



H 



Hobi de chartzeto, habit de serge. Ag. 
Hounour (cho-j-), ses alours. S. 



i 



Introioi (que /'), que je Tentrerais. Ag. 



J'ou me chouy plo pencha, je l'ai bien pen- 
si. S. 



Laissez-les frier, c'est-a-dire laissez-les 6clore. 

(Con fins du Limousin). 
Laoutzie (pe), pied 16ger. S. 
Lebro (to), le ltevre. Ag. 
Lbcod, esp6ce de salade. P. 



LiGK (chi n'iri d6), si j'avais du loisir. B. 
Li (lo comijo de), la chemise de lin. Ag. 
Lima ( tin bel), un gros lima$on. S. 
Looutzie (rto lou p4), a le pied Wger. S. 
Loouriol, loriot. S. 



M 



Mandi i sey, matin et soir. N. 
Marcaou (Shen), saint-Martial. N. 
Mehcounde din chu brochou, je me cache dans 

ses petits bras. S. 
M'encodenoun, ils m'enchainent. S. 
Menudeto (feillo), feuille menue, tendre. 

S. Lot._ 
Mencgie (lout), les menuisiers. S. 
Metzone (lo), a minuit. S. 



Nadado, nagie. B. 

Nebo (meitzou), maison neuve. S. 

Neboudo, ntece. P. 

Nohcu (nouma), nouvellement n6. S. 



N 



Meychoundza (la), les mensonges. P. 

Moneto (cho), sa petite main. Ag. 

Mortzoulano, marjolaine. S. 

Moti (of), ce matin. S. 

Motzodflo (lot'), les fraises sauvages. S. 

Moudelou, tas. P. 

Mouque, bouquet. S. 

Mudo, muette. S. 



Nodolou, petit Noel. 

Nouzolhiou (forcho), force morceaux de noix. P. 

Nuc' cal ona, il nous faut aller. S. 



Obija j'ol ponibyrou, regardez dans le petit 

panier. S. 
Ocon mai (in d f ), ailleurs. S. 
Ofona, bien gagner. P. 
Ogrado (t'omour m'), ton amour m'agrSe. S. 
Ogdja, (/'), le fll de la faux, pierre a aigui- 

ser. S. 
Oguliado, aiguillon. S. 
Oh ! cbe nou, digue lou boun Diou, oh ) non 

pas, dit le Bon Dieu. S. 



Oital, otal, codmoquotal, ainsi. S. 

Omouda, mis en marche. S. 

Ormolno (/'), I'aumdne. S. 

Oouqdeto (loi'j-), les oisons. S. 

Outal (chu /'), sur la maison. S. 

Oouto (/'), le vent d'autan. S. Lot. 

OouYoi gd, j'aurais eu. S. 

Ouillo, brebis. Ag. 

Oumbr'in oumbro (<T), pas a pas, en silence. Ag. 

Oustri (los), les orties. S. 



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XXX 



Paloumo, palombe, espSce de pigeon ramier. 

Ag. S. B. _ 
Pe clobele (woui), mes pieds clouds. S. 
Perpaou (bostre), votre propos. Ag. 
Per* quos enchi, puisque c" est ainsi. Ag. 
Pey, poisson. S. 

Piboul (pep 1 ), parmi les peupliers. S. 
Pisie (trey), trois pots. S. 
Pifre (tsogo lou), joue le flfre. S. 
Pigne (d'arzentou), peigne d'argent). R. 



Pigno (lou /t), les lui peigne). 
Pintrabo ? (cu bou), qui vous donnait vos con- 
tours ? S. 
Polhia (ptou), parmi les paillers. S. 
Poneou, panneau, bit. P. 
Pou (/a)^bouillie de mais. P. 
Pouilliaire, qui pouille, insolent. P. 
Poumorado (uno), un baton. S. 
Pouti (fat lou), fait la moue. P. 



Quicon (douna), donner quelque chose. S. 
Qu-j-oquo, qui est-ce ? S. 



Qu lo sa, celui qui la sait. S. 



Raiche, endroit retirt. S. 

Rebiero, Rebieyreto, vallee, petite valine. S. 

Riero (tiro Ven), lire-toi en arrtere. S. 

Ruado, rire, ris6e. P. 

Rochtodillo, chaume, c'est-a-dire le champ 

apr6s la moisson. S. 
Rompan, rameau, arbuste. B. 
Rompel (tzoguen ol), ils jouent au rampeau 

(jeu de quilles). S. 



Rotaboun bien (lour cato qui), leurs chattes 

qui chassaient bien les rats. S. 
Roumani (branqutto de), rameau de romarin. S. 
Roumele (nifatdeou), ellefait des guirlan- 

des. S. 
Rouncho (lou), le lance. S. 
Rouqdeto , rouquillo , petite mesure de 

vin. P. 



Sobey, chevet. P. 

Sobreto, chalumeau, fliite. P. 

Solvo (couver d6), couvert de cormes. S. 

Sorre (to), ta soBur. S. Lot. 

Soulbareou, petit cormier. Ag. 



Soulex (d'un — o Vaoulrt), d'un soleil (jour) 

a l'autre. S. 
Sovaou, cheval. P. 
Su' ou bra, sur les bras. S. 



Teoublo, tuiles. S. 
Tooulado, tabtee, grande table. P. 
Totsaboun (quan me), quand on m'attachait. 5. 
Trai/costel, pr6s du castel. S. 
Trobado (ogotta-j'O lo), regardez a la poutre 
oil Ton suspend jambons, saucisses, etc. S. 
Trdgno ('no viello), une vieille truie. B. 



Tsabal, cheval. S, 

Tsandgi (lou), agacement des dents. S. 

Tsi, chien. S. 

Tsonboliero, servante. S. 

Tzaou (moui pi choun) , mes pieds sont 

chauds. S. 
Tzandzi (lou), agacement des dents. P.S.B. 



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Tzieto (che), se jetle. S. 

Tzinoul (doban chut), a ses genoux. S. 

Tzopaben (lot cato me), les chattes m'a- 
boyaient. S. 



XXXI 

Tzou belo bi flourido, sous belle vigne en 

fleurs. S. 
Tzu* ou pe, sous les pieds. 5. 
TzouTneto (damo), jeunette dame. S. 
Tzouzioui (lout), les Juifs. S. 



v 



Viatze (bebi-ne dt bout), buvez-en de bons Virolles (les), les marrons cuils sous la cen- 

coups. S. I dre. 



Zaouto, joue. P. 



r>G f £r 



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Nota. — N'oublions pas que les syllabes surmont£es d'un trait 
horizontal doivent ctre prononc£es d'une seule emission de voix. 
Exemplc : Beou, gaoulito, etc. 



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LE8 

VIEILLES CHANSONS PATOISES 

DU PfiRIGORD 



->**- 



OUVRAGE HONORS D'UNE SOUSCRIPTION (80 volumes) PAR M. LE MINISTRE 
DE ^INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS. (3 mars 1903.) 



->K- 



Nous sommes heureux de publier les approbations suivantes : 

BOURGAULT-DUCOUDRAY, folkloriste, professeur d'Histoire de la musique 

an Conservatoire de Paris. 

Vernouillet (Seine-et-Oise), 9 novembre 1902. 

Monsieur, 

J'ai lu avec un tr£s vif int£r£t votre recueil de Chansons patoises du Pdrigord. 

Un grand nombre de ces m&odies se distinguent par leur allure piquante et 
leur rythme original. 

J'ai retrouv£ chez beaucoup d'entre elles ces modalites antiques qui donnent 
tant de saveur aux chants populaires de la Grece et de la Basse-Bretagne. L'emploi 
de ces modes sp6ciaux et de ces rythmes d'une si sauvage ind£pendance pourrait, 
selon moi, rajeunir et renouveler la langue musicale. 

II serait d'un immense interet d'avoir pour toutes nos provinces de France 
Une publication de chansons populaires aussi consciencieuse et aussi soignee que 
la v6tre. 

Agr6ez, Monsieur, Texpression de mes d£vou£s sentiments, 

L.-H. BOURGAULT-DUCOUDRAY, 



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Julian TIERSOT, folhloriste, critique dart, bihlioihkaire au Conservatoire de Paris. 

Paris, 8 tevrier 4903. 

Monsieur, 

Jai 6tudi6 d fond vos Vieilles Chansons patoises du Perigord. 

J'ai fait sur votre recueil, deux articles, qui, je l'esp£re, ne vous deplairont pas : 
Tun, assez d£veloppe, paraitra prochainement dans la Revue Musicale que dirige 
M.Jules Combarieu; l'autre est pour la Revue des Traditions populaires. Ce dernier 
est bref en tant que compte-rendu, mais j'y ai reproduit int^gralement (musique 
et poesie) deux chansons repr£sentant pour les traditionnistes un int£r£t special 
dont vous vous rendrez compte en lisant Tarticle que je vous enverrai. 

Recevez, je vous prie, l'assurance de ma consideration la plus distingu£e. 

Julien TIERSOT. 



Baron Fernand de la TOMBELLE, organiste, compositeur. 

Les chansons populaires, venues on ne sait d'ou, composes on ne sait par 
qui, font penser d ces gemmes crdecs par la nature en face de la science impuis- 
sante d les reproduire. 

Pour avoir public ce recueil, veritable travail d'explorateurs, M. le chanoine 
Chaminade et M. l'abb£ Emm. Casse ont droit d la reconnaissance de tous les 
musiciens tenths dy adjoindre, tels des joailliers, l'habile sertissure de leur art 
moderne. (23 Fevrier 1903.) 



C. BOTER, chanoine, compositeur, maitre de chapelle. 

Bergerac, 20 aout 1902. 

Mon cher Ami, 

Merci mille tois de m'avoir procure la dclicieuse jouissance de lire vos tres 
interessantes Chansons patoises. Je me regale de ces airs simples et charmants. Apres 
nos suaves melodies gregorienncs, est-il rien qui repose mieux du fatras musical de 



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"J 

Tepoque? Les oreilles de nos contemporains ne connaissent gu£re plus que par 
oui'-dire la simplicity la fralcheur, pourquoi ne pas dire : la distinction de ces 
agr£ables cantil£nes oii nos p£res excellaient. 

Un artiste Eminent et auteur admire me disait nagu£re, d propos de canti- 
ques : « Nous modernes, nous ne savons plus en 6crire : il faut reprendre les 
anciens. » II semble bien qu'on pourrait en dire autant de la chanson. Le moule 
merveilleux d'oii sont sortis tant de petits chefs-d'oeuvre de votre recueil n'est-il 
pas bris6 sans retour ? 

Honneur done a vous, cher et infatigable collectionneur, dont les patientes 
recherches nous ont valu ce livre excellent ! Je vous prie de transmettre mes sin- 
c£res felicitations a votre devoue collaborates, le cher abbe Emm. Casse. 

A vous de coeur, 

C. BOYER. 



Thdodore BOTREL, barde breton. 

A mon Confrere, Monsieur le Chanoine E. Chaminade. 

Votre chanson, Monsieur TAbb£, 
Est soeur de la chanson bretonne, 
Des vieux sonious que Ton fredonne 
De Tr6guier jusqu'd Pont-rAbb£. 

O chansons que les petits gds 
Apprennent avec leurs prices! 
Veillons pour qu'avec nos grand'm6res 
Leurs doux refrains ne meurent pas ! 

Recueillons-les avec respect! 
Chantons-les de toute notre dme : 
Que la chanson moderne, infame, 
Tremble de honte d son aspect; 

Qju'elle expire sous les d£dains 

Du peuple que, de nouvcau, gagne 

Le charme des Giicr% de Bretagne 

Et des refrains perigourdins. 

?2 Janvier 1903, 



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IV 

L6on GLfSDAT, doyen de la FacalU des Leltres & VUniversiti dc Lyon, 

(Revue de Philologie fran^aUe, p. 84. — FSvrier 1903.) 

Ce livre s'adresse au grand public ; mais les philologues pourront aussi 
l'utiliser et le citer, — fortune bien rare, — grace au bon sens des auteurs qui ont 
figure exactement la prononciation des textes recueillis par eus dans les differentes 
regions dialectales du P^rigord. lis s'excusent modestement de s'etre cc attardes a 
Torthographe phonetique » ; loin d'etre des retardataires, ce sont des initiateurs, et 
on ne saurait trop les en feliciter ; car bien peu de ceus qui ont fait avant eus des 
publications analogues ont compris Tabsurdit6 de l'orthographe pseudo-etymologi- 
que, puerilement copi£e sur Torthographe fran^aise, sous laquelle disparaissent 
toutes les nuances dialectales, qu'il est si int£ressant de faire au contraire 
ressortir 

Nous avons la cent douze pieces diverses, profanes ou sacrees, chansons ou 
legendes, quelques-unes sous deus, trois et jusqu'a sept formes differentes, avec la 
musique soigneusement notee et parfois harmonisie par M lle Cecile Chaminade, 
M. de la Tombelle ou M. le chanoine Boyer 



Camilla GHABANEAU, ancien professeur de langne et de littiratnre rotnane 
& la FaculU des Leltres de Montpellier. 

Nontron, 19 octobre 1902. 

Monsieur, 

J'ai re^u a Nontron, ou je suis depuis quelques jours, les Vieilles chansons 
patoises du Perigord. 

J'ai lu avec le plus vif int£r£t et je relirai ces vieilles chansons, dont plusieurs 
m'etaient deja connues : je vous adresse mes tres sinc£res compliments. 

J'espere pouvoir assister a la ftlibree que le Boimw se propose de celcbrer 

au lieu meme de naissance du delicieux po^te que fut Arnault de Mareuil. 

Agreez, je vous prie, Monsieur, Tassurance de mes sentiments les plus dis- 
tingues. 

Cam. CHABANEAU. 



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IMBERT, critique d'art. 

Aux A. B. C. 

Au nom de tous, merci, les abb£s folkloristes ! 
duel joli carillon vous nous avez sonn£ ! 
J'admire entre vos bras les gerbes fantaisistes 
Du champ du vieux patois largement moissonn£. 

Votre recueil nouveau, savamment fafonn£, 
Avec ses beaux Noels, ses chants joyeux ou tristes, 
Souvent harmonises par vous, chers librettistcs, 
Par un peu d'ideal n'est-il pas blasonne ? 

L'on voudra poss&ler ces perles musicales, 
Rep£ter ces refrains de nos chansons locales : 
D'autres vont le prouver en louis d'or sonnants. 

Puisque vous nous portez des gaietes rayonnantes, 

Moi, je veux vous donner, artistes eminents, 

Au moins le beau denier de mes rimes sonnantes. 

Octobre 1902. 



A. DUJARRIC-DESCOMBES, vice-prisident de la Soci&ti archiologique, 
prisident du Bourna doou Perigor. 

[Journal de la Dordogne, 17 aout 1902. — Union Nontronnaise, 21 aout 1902.) 

De pareils recueils (de chansons) ont et£ justement compares d des coffrets 

joliment ouvrag£s ou, comme un parfum subtil et att£nu£, les generations ont mis 
un peu de leur dme. On aime d les respirer : car les vieilles chansons qu'ils ren- 
ferment fleurent la terre et la race, elles sentent bon 

Nul en notre province n'6tait plus apte que l'ancien maltre de chapelle de la 
basilique de Saint-Front, le musicographe Eminent dont les recherches nous ont 
r£v&6 les beaut£s des antiques chants religieux du P6rigord, d mener cette oeuvre 
ardue d bonne fin. 

Avec la collaboration de M. Casse, il s'est attache, avec une perseverance digne 
d'eioges, d cueillir $d et Id, dans nos campagnes, ou gisent enfouis des tresors de 



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melodie et de poesie primitives, les fleurettes musicales ecloses sur le sol peri- 
gourdin 

Tout vrai perigourdin considerera comme un devoir de placer dans sa biblio- 
theque ce recueil, ou texte et notation musicale sont de nature d lui apporter 
comme un doux echo des temps ou Ton chantait : Ton ne chante guere plus aujour- 
d'hui ! Inhabitant de P^rigueux, de Bergerac, de Sarlat, de Riberac, de Nontron, 
sera heureux d'£couter cette Evocation de l'dme de ses pr6decesseurs. II ne restera 
pas, je n'en doute point, — car je l'ai £prouve moi-mfime, — insensible d leurs 
joies, a leurs peines, rendues dans toute la simplicity champetre de leur langage, 
et surtout a l'expression naive et touchante du double sentiment qui faisait vibrer 
leur coeur : le patriotisme et la foi. 

La religion occupait autrefois une large part dans les chants, comme dans tous 
les details de la vie de nos peres. Quoi de plus joyeux que les hymnes de la Saint- 
Jean, de plus gracieux que ces Noels depuis longtemps si recherch£s ! 

On ne saurait assez feliciter MM. Chaminade et Casse d'avoir pris l'initiative 

d'une publication d'un si haut int^ret Arracher a la destruction, comme ils 

viennent de le faire, avec une incontestable autorit£, les restes de nos vieilles 
chansons de terroir, est un service inappreciable rendu d la literature, d l'histoire 
et d Tart perigourdin 

II £tait temps qu'd l'exemple de quelques provinces privil£giees, il se rencon- 
trat chez nous des 6crivains de savoir et de bonne volonte pour combler une lacune 
que d^ploraient les rares amis de notre pass£. Grace a nos deux doctes musico- 
graphes et folkloristes, le Perigord poss^dera desormais une source nouvelle d'in- 
formations, precieuse a tous les points de vue. 



Ch. AUBLANT, Trisoricr du Bourna. 

(Avenir de la Dordogne, 29 aout 1902.) 

^ Louvrage de MM. les A. B. C, — c'est ainsi que les auteurs signent 

enigmatiquemcnt une savante et charmante causerie qui commence le volume : 

An lecteur benivole, — merite tous les eloges ; car, independamment des nombreuses 

pedes qu'il contient, pedes quil a fallu d^nicher, au fin fond de nos campagnes, 

arracher de la bouche de chanteurs timides, ce qui n'est pas souvent chose facile, 
puis ecrire et notcr, paroles et airs ; ils ont tenu d grouper ces petits chefs-d'oeuvre 

en un elegant volume dont Timpression et la gravure sautent aux yeux meme les 

moins exerc£s. Aussi le folklore de MM. Chaminade et Casse pUira a tous ceux qui 



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VI] 

le possederont, surtout s'ils aiment le patois, la musique simple, les paroles nai'ves, 
les anciennes moeurs 

Dans les Vicilles Chansons patoises du Pdrigord, ou Ton ne compte pas moins 
de 200 airs not£s, les auteurs ont fait deux divisions ; d'un c6t£ les chants profa- 
nes etdel'autre les chants religieux 

Avec les premiers, on assiste aux travaux des champs, d la fenaison, a la 
moisson, aux vendanges ; £poques de rude labeur pour les populations rurales, 
mais aussi, jours de joie, quand dans la grange la barge de foin est haute, quand 
le bl6 remplit le grenier et que le cellier regorge de vin. 

Avec les seconds, nous arrivons aux Noels et aux cantiques De m£me que 

les cures ne prechent plus, chez nous, en langage p£rigourdin ; de meme, les vieux 
chants en cette langue ont 6t6 aussi supplants par des cantiques nouveaux, en 
fran^ais, mais quelquefois ridicules et pr&entieux, £tant loin d'avoir la saveur et la 
grace des anciens, si longtemps chant6s par nos grands-peres 

A c6t£ de ces Noels, MM. Chaminade et Casse ont aussi recueilli un certain 
nombre de morceaux quils ont class£ sous ce titre : Complaintes et Legendes pleases. 
Ces complaintes se chantaient dans des circonstances particulieres empreintes d'un 
caractere religieux, tels que : pelerinages, feux de la Saint-Jean, semaine sainte, etc. 

Et toujours, profanes ou religieux, ces chants, soit dans les paroles soit dans 
la musique, sont simples, gracieux et naifs au possible, Merits selon les regies de 
Tart. Ce sont de vrais musiciens et de vrais poetes populaires qui les compos£rent. 

L'on arrive ainsi d la fin du recueil, toujours charm£, toujours int£ress6 



Am. de LACROUSILLE, secretaire giniral du Bourna. 

{Lou Bournh doou Perigor, oct. 1902.) 

MM. Chaminade et Casse viennent de faire paraitre sous ce titre : Les vieilles 
chansons patoises du Pirigord, le recueil impatiemment attendu, fruit de savantes 
Etudes et de patientes recherches 

Chansons rustiques qui disent les joies et les labeurs du cultivateur, pastou- 
relles joyeuses qui invitent les danseurs a suivre Tappel nasillard des chabrettes, 
chants religieux par oil se traduit Tame naive et sentimentale d'une race, tout cela 
forme comme une gerbe de fleurs champetres fortement impr£gnee par les sen- 
teurs du terroir. 



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Vll] 

Les auteurs ont fait suivre chaque chanson de Tair not£ : il y a, parmi ces 
200 airs, de vrais bijoux de mdodie expressive et colore 



Cest avec une legitime fierte que nous eussions reproduit les articles qui vont 
paraitre dans les celebres Revue musicalc et Revue des Traditions populaires, dirigees 
par Jules Combarieu et Julien Tiersot, et dans la Revue pirigourdine redig£e par 
M. Henry Cellerier. Mais le temps nous pressant, nous avons du, d notre regret, 
y renoncer. 

Perigueux, 15 mars 1903. 



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I'KEMIERE P4KTIC 



CHANTS PROFANES 

I—Travaux rustiques 

A._ABAL A LA REBIERO. (Confinant a iWyenah) 
L'AMANT NOYE (moissoxxeiisr.) 

JS, . r. — - fc *- 




lo, Ton ppoJze' de' 



Y'abio belo bertziero: 
Fajio re que pur a. 

G ho tin bertzie' ye damando 

* Belo, de' que' pupa?* 

_ «Ji aY be raj on che puri j 
Ma'i n'aY de' que pupa . 

* L'anel de rail mo dretzo 
Din la uiep u'ey touraba.* 



raep, 



teiLlo pre de' moua. 



_"Quan dounaya, la Belo, 
Que' lintroyoT chepca? * 

_«Que' boule que' bo u doni? 
N'aY pe pep bou doiiua." 

Lou galau ohe' dehpoliot 
Din la mer n'o plountza. 

La ppuniepo nadado, 
Lou galan cl&y nega. 



B.-VARlAyTE. Manauri 




Un'oiiiippat o 



Yo tpey zoTney dohliaTpe' 
Que' 1'au ppet o dolhia. 

Yo tpey tzouinetoT damo: 
L'au ppet o fenetza. 

Lo^pu tzoTno de toutoT 
VaTchePca lou dina. 

_" Vene, vene, dolhiaTpe, 
L'obe be'-j .ofona. * 

Yo iin deoTT tpey dolhiaTpe' 
Que nou ve pa dina. 

-"Qu'obe fat'ol dolhmpe' 
Quan ne ve pa dina?* 

« E oh'oqueou 
Noun goplo 



. lia, Lo oouteiLlo pres de 



raoi. 



' 0_t_el cooha la dalhio 
Ou pepdu l'oguja? » 

_'iVaT pa eocha lo dalhio 
Ni pepdu l'oguja . 

CoY vostr' amour, lo belo: 
M'e'mpayo de dina.» 

— ,f Golan, che' m'oraour bole, 
Lo te oal domonda." 

-_ w raouu per'o mo mero 
Me' fal na domonda." 

" flh'oqueoudoqui j'ou boloun, 
Lou raoridatz , e' fa. 



nou jou boloun, 
pu porla.» 



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4 j • ; • • • • : 

...*•• ••••••• • •••••• • 

: •*• :"■:::': I *€s_: *EflS3C8 DE MARNAC. (s!(Jvpi'ieu.)(Moiss.).\.\firsE> 




_ hal pM It re'_ bie _ . ro, Li-h««ii-t««iLlo, lan_Ia,Li bun . tell - 



# 



CN 



y rrM g'gur rwfr i rr n ' 



^ 



zn 



S3 



, li« <ih»» ^ironpi'ut 



lol • hia* Lo bon - teilleen — tr*» rues bras. 



D.- AUTRE VARIAXTE-M'inauri**. Wmes paroles. 




0- baldin.Io re'- vie . ro, O-baldia Jo re' « vie - ro, Edoun.de'— 




ij g p p'j' i ^ j* j J' g p i ty m 1 1 j? J' J* i {_ i * i 

- 110 la lajtiifo iiuprat o do-lhia,Dounde - no la fa^Gn'o iinprato dol - hia 

/ J"JT3 1 r m i rrr j i nn i r m i j - J a 



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Rail. 



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Emm>Casae. 



A_ABAL DIN REBIEYRETO. (Confinant a l'A<!rnais,CapdroO 
LE JEUNE FAUCHEUR(cm.\so.\ de fbxaisox) 



.A. baLdin RelLiey - re* - to, A- bal din ReLbiey - re f - to Yo'o 




tan gran pra* dah . lia, 



o*ii tan gran pra' dah _ lia 



B-.VARIA.VTE DE RAMPIEUX. 



Hanuonisee par C. BoYER 
2^ 



La-bas a la ri_bie _ - ro, Che'n'eroiin tresdahJiai* _ 




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C_ VERSION DE SlAUBIN de LANQUAIS. .H«-Ws p.irufcs. (moissonnehse.) 




4 h;i!(iin lai'i'.bii" . i-o Yu'u tangranpi'a <lah.lia,La lala la Yo'a taagran ppa dah-lia. 



/>._ VERSION OE LALINDE.(MOissoXNF.iiSR.) 



/?\ tN 



j*i p i J' 1 Jifp J' j J-f MnU^Jfr > i J_J g j 



- val din In re 



vie 



po, . val din lo pe . vie _ po Yo>n 



tan belpi'a dun . lia, ti*a la la la la la lala la la Yo'n tanbelppadah- lia. 



_ m ^^-r w r 

tan belpi'a duh . lia, ti*a la la la la la lala la la Yo'n tanbelppadah- lia. 

Ces airs sunt f/vs simples mats fort cararl*>risliques . 

A- CHE YOU CHABIOI B0ULA.(JV,s de lAcfenuh.) 
SI JE SAVAIS VOLER(MOISSOWEHSE) 
. - . Hmniiieux,€apdi'ut,etc.Sapladiiis. 



wi». jtt Ji i r pj_ P i J;_J'i^ i r pj_ P i J^J^Jiir f ^ 

<!he youchabioi bou.la Che youchaliui hou.la Coii-mo las pei»dri 



l^u\ t n t M_l> W | f . ni 1J: | .i ■ _ , [_ ■ , 

gpujo, Ian la Ian la, Con - mo fas pei'-dri gpLjo,doundoun. 



M en anioT paouja (bis) 

\V povto de mo mTo. (bin) 

— * Dio7, nno - j-ouvrez (/>/s ) 
Oiivpez, m7o, la porto.» ( />/s) 

* \'a7 mull qiiatre lebrie: (6«s) 
A I bo7 chegouu la lebpo.' (bis) 



_«Coumo you durbipioT: (bis) 

Chout din raoun le, raalaoudo . (/>is) 



_ « NaT iuou quatre tzabal (bis) 
Que tpuitibloiin tzou lu chelo. (bis) 



«._ VERSION DE LALINOE. 



jit i m & i r p | lt 



*!hi you cho-hioY vou - la, 




chi vou chuJ,iui \»u 




- la G)ii - m-i |«i p»*p . dpi gri-jo, Ian- la Jan - la, 

Cette chttnson est >//,»' d^s plus i eniiirqwibis cumme me'twlie et comme tonnlite . 

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:C VC«E:Y6U CHABIOI BOULA(Moiss«>x.vEwsB>S«fforf, 

Si JE SAVAIS VOLER 



a is. 



\ ( : 4. 



A._CHU LO ROHTOUILLO DEL FROUMEN 

LA BELLE MOISSONNEUSE 



auaurie . 




Chu lo poh 



to uil.lo del fpoumei),chu lo poh -touiUo del fpou.raen Che 
~h ^3 ^-^ JlIP^ R Cn Variant*, /fr 




1 in che _ go IriOo oh^LgaiLpo,Che' fin che —go be Jo che.gaY - ro. -gaY.PO 



Elo H ehego net e' tzoup (bis) 

E lull mot is o lo poujado. (bis) 

Operaqui paoh' iin raoiichui*: (bis) 

Tan brabomen lo oholudado: (bis) 

— * Odiou, che'gaTro,Dioi! t'odzude! (bis) 
Tan boun moti te che* lebado. (bis) 

-« Mouchup, aulipo n'ey pa raoti, (bis) 
Que' n'e~ybien elapo motinado . (bis) 

— • ChegaTro, dono-me' t'omoup, (bis) 
Que' ion te' dounapai* lo meoTTno . (bis) 

_ "Mouehu, m'omoup n'e'y pa pep vou (bis) 
Ni ma? lo vostpo pel lo meouuo. (bis) 

_« La dounopi b'o d'u'n bouye (bis) 
Que' net e' tzoup ba lo poujado . (bis) 

Mouehu, vou ne' ohe pas bouye (bis) 
Mat n'obe loF bottoT mouillado. (bis) 



— * You JougoPaT iin v»»Tleton (bis) 

Que 7 me 7 brandiro lo poujado. (bis) 

Eital ne' fopo lou bouye, (bis) 

Lo botPO'bea choun oguliado. (bis) 

Tout en poplan,tou. poillan, (bis) 

Tonzoup lou Mouchup ch'oppougabo: -(bis). 

_* Mouehu, vou-joppoutzia pa tan (bis) 
AY lou bouye' que~y din 1q ppado( l ) (bis) 

_*()! diable'chin tut loin bouye' (bis) 
QueoTi choun tan fop e'n l'oguliado!* (bis) 

_«OI diable'chin tut louT Mouohup (bis) 
Que' choun tan fop en Iup espajo! » (bis) 

O) VARIANTE: 

— « Mouehu, ohe'moqn bouye veuru 
Vou-j-e'n foutpio de' l'oguliado.* 

-"You me' foute' do' toun bouye 
E mai de' cho gpand'oguliado." 



mo ravo . 



I Coulounieix, on ajoute, conime Refrain, //p/rs chaque Couplet: Quo u'ay pa zour, lo Inn 

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#._ VARI.iSTE DU S.ARLADAIS. 

*5— 5N 



jait J i f r i r/pr "-rf.nhj i ,.;* I l apj rrifi-itrra 



Mou_chu,bou-j-a4)routse pa tan Que uVhnoun bouy<niin lo ppado. 

To nalite' e't range; ne manque pas de saveur. 

4 _CU LI P0URT0R0L0UDINA? 

LA JEANNE ET L£ BOUVIER ( hoissonneuse.) 

Mawuriv , Sarladais, Lnlinde. 



N? 5 




boii-ye de la gravo hou! tpa la pa la la la, 01 bouye de la gi'a.vo? 



R_ VERSION PERIGOURDINE. 



Wrigueux,S t .Piei'i'e d>> (Jiignac 



yip i fi \ *t i i i i * Ji 'p. ^ 

Qui Ii poup _ to- po ion di . na,qui li poi 



lou di - 



^ 



na,qui li poup - to - po lou ai 



- aa Oou bouye de Loourado tpa tpa da pa la,oou bouye de Loou_Pa .. do? 

Theme ires simple, main fort bien conduit. 



C.-VERSION DE SfAubin de. Lanquai$yLalinde.(mi$sOXXEl]SE.) 




Cu poup.ta - po din' al boil - ye? tu pounJta - po din* albou - ye al bouye 
A A 



de 1'a.riaudo hiou! hiou! La la la la la la al bouye ae fa _ pa.dof 



m 



La Zano y Ion pourtaro 
Que j-o de' ooustumado. 

Del te'n que lou bouye dine 
La Zano labourabo 

Che' nfo be que' tpo laboupa, 
N'o oacha Paguillado. 

— « Papdiou, Zano,jou pagaPa 
Del tro de' l'aguillado.* 

Che' gno be 7 tan douna de' co , 
Pep mopto 1\> leychado: 



ye 

__« You te' raettpey pepfonn cou'fohi 
Uno peypo tan dupo. 

« You te' mettpey o toun oousta 
Uno bpebi toundudo .* 

Me' quan be'ngue lo mezo-ne, 
La bPe'bi u la fuzo. 

— « Appest'appesto, raoun bezi, 
Appesto-me' ma mio.» 

_« Ta m7o, loupdaoii, oo n'ey pa: 
CoT no bpebi toundudo . 



«Ta nno n'o pa quatpe' pe, 
\i lauuppillo tan gpando . » 



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f> 



A.. DIN TOULOUJO,YO'NO FILHETO .(SaiiaHais) 

(HOISSOXXEIfSR.) 

Rampieux, le Ruissutt, 
S. Germain, Mumae, RezenfW , etc. 



* e. ^o i r f i j. p i fr^} i j jv i j'ir r i ^ * 



Din Ton_ Ion 



J"> 



* 



£ 



5 



yo 'no 

Refrain. 



fil _ he. to (Jue' u' P^ 1 ' - '' ,! chonn 



p 



r- 1 J p"; 



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IX 



bel 



nu, 



Lu braiuque - to 



de 



Ron . ma 



ui 



Delo eh'e'n bat lou lomi de lVfgo 
Beype che lou be'jio beni. (Refr.) 

Ne' bey' beni tvv beoli nab ire'. 

Que' rebellion de chouij( ! ) piii.(Refr.) 

_<<Oh! mate'Io, quo' ohe chup laTgo, 
N'obe pa bi* irioiin bel ami? (Refr.) 

-« Nani, <;hei*to, dzoTne'to damo, 
You ne' l'ai ooune'gu, ni b\* (Refr.) 

__« Ney moiin ami de' bel couneyche' 
Bs hobilla dun( 2 ) bel dpa gri. »(Refr.) 

VARI ANTES: 

O) d 'est ran poi. 

< /La flour d»? Li, !o mortzoulano. 

( 3 )Var. 4m Buisson: d'iin ve'lour jn*i. 



_•< Be'ze -lou la7, dzonn'to damo, 

Ey din la mer, que' n4 pe'pi.» (Refr.) 

_«0h! matelo,be'ne me' queppe: 



Yi boli na lou ohecoui'i.» 

Uno fillo taut amoupoujo, 
Sou me'pito pa de'moupi. 



(Refr.) 
(Refr.) 
(Refr.) 



Mepito d'ehtpe ooupounado, 
De 7 ne' poupta la floup del Li. 

La floup del Li/ 2 ) lou laoupie-pojo, 
Lo bpanqne'to de' Roumani. (Refr.) 



R. -VERSION MUSICALE de Lalinde^S^ Colombe. 

(Memes paroles) 




n*o pep - du soun bel o - mi, Lobpanque' - to del Rou-ma ^ ni. 
Usitee aussi dans les environs de Perigueux: a Coulouuieixy tons les couplets sont unites. 



C._ VERSION MUSICAIE de S'.' Croix-deJtonferrtwd. 



^ 



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Din Tou. Ion. jo yo 'no fil . he -to Que 7 n'o pep_duchoun bel a - 

To us. Unevoix. 



. unevour. m m 



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■' 4 



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P 



. mi, La bpanque'. to del Roiima - ui. DV_ lo ch'e'n baV lou loun de 

Tons. 



a tons. 

i/ r js t |jii r r iJ.jhj fl i M^ r f i i^u f iia 



fai'.go, Bey . pe' che' lou be'- jio be', ni Lo bpanque. to del R.uma.ui. 



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arc- 7. 



t.ENTRE LO RIOULES E MORMANDO 

Entre Let Re'ole et Maiinande. 

LE FILS OU ROYETLA PALOMBE. 

NlanaurWtSi Cyprian 

w 



jipiM e/ i r p P i r r/N-M 



i 



p 



E»_ (im' lo Rioii _ les e Mor- man-do, En_tre lo Riou _ les e M.'i\ 

(l) 



j r g tf i r p- p ir nifr HiPpf ir fr'p i rl ^ 



- man-do X'iin vey tin tan bel pit.zon - uie. Ail re go-j'e'! Le-vo lou.. pM 



| bin 



De talome'n quey bel e bpabe j^- 
Lo poloumo oh'y pepoouj£. f 

Opepoqui paoh* tin caoha'ipe : 
Ope'gapdo loir pitzounie'! 

_« Poloumo, oo'i til que'pegapdi, j 
Noun pa lou bpabe pitzounie! 1 

__* Ope'gapd'e' tipo chi vole', ( 

N'a qu'a me' touca pep lou he. - 1 ls ' 

E uMo tipa,maY lo plo tuado: (, . 
L'obio toueado peprhounbe'. • 

Ope'poqui paon* tin paoup' home', ( 
La poloumo n'e' pamache. I l *' 

( ' Cri du Jftuvier a son boeuf. Vers S: Cyprien y le 



El o Modamo l'o pooptado. j 

Lo meohtpeoho del pitzounie'. (' 

E de to lou ii qu'elo lo vis to, 
Cho poloumo re'ooune'gue. 



his. 



\ 

_«Che' you chobioY on lo m'o tuadoj 
Lou fopioT p^ndpe ou bieu buple. \ 

_»< Nou fopia paehepto,Modarao, j 
Chi couue'ehia lou que lotue'. 1 ls ' 

« CoT lou fil del Rey que' lo tuado j 
De'ohu lou bop del pitzounie. 1 ts ' 

« Che lou fil del Rey me' lo tuado ( 
bieu de' que' me lo peye. I 

buuvier chante: Orre, LJoiii'M ! Le'bo. lou pe'! 



B-VAR1AXTE SARLADAISE 

> i*>illi*> par M'.' Landes, mte'e parW Setter etpuhliee parMl'Dujarriv-Deseomhes. 
Bulletin areheoloj*ique du Pe'ri^ordJT. II. 5 ! ? e Livp.p.305. 

/TN(1) 



fl TNU) 



&i-~. 



En _ tie lo Ri- ou.lo-z-e Mocman-do, Entre lo Ri - ou_lo-z-e Mor_ 




'* \ * W 



r [ /in 



m=ez 



^m.. 



_ man. d", Che' gno tin tan bel pit-zou-gue', Che'gn'o iin tan bel pit - zou - gne 



De' talomen que n'ePO bpabrf 
Lo poloumo che y bai" paolije. 

Ope'pokTn, pach' iin couhaTpe: 
Lo poloumo baY Pegapde. 

__« Retipo-te, bpabo poloumo, 
Ou aoTitPome'n,you te tuore 

_* Nou te' cpagni de pe', oouhaiW 
Ma h que me' toque pa pel be'.* 

El io tii'a, lo plo touoado 
La poloumo, To bientoumbe. 



Opepokin pachMin paotibr'hoine: 
Lo poloumo baY Pamasse'. 

Che' To no pourtado o lo damo: 
— {< Counesse-bou net aouzele? » 

— «_Oh! papdi plo! you lou eouuechi: 
Co'i I'aouzel de moiin pitzougne'. 11 

CheyouchobioY cu To m'a tuado, 
C heVio pe'udu , mai" f u j ille . * 

_ w Lou fil del Rey l'o bou-j-o tuado, 
De'ohup lou bop del pitzougne'.* 



-'<Chiasque , lou Rey o maf lo Ueyno, 
Chepo pe'ndu, maY fr? j ille'. - 



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VAR1ANTE : 



Pet i to bilo de Colanlpe 
Petito biT ul ^ri'.tu peiiouni 



M<» j'ol mitaii d'oquelo bilo, 
Che g'no tan bpabe' pitzougue',et" 



C._V.4A/.4.V7£ usite'e d'ins le Riheraeoh. 
LO P0L0UM0 BLQN50. Bulletin .••-.•heolojique. T II. 5? liv. p. 305. 

Dedin lo foupe de' Blayo, _* R^tipe-toi, la palnnhe, 

()6u yoiin tanbeou pitzongne Cap autpemeut t*» vastipep!" 

Lou i i s dooTi Rey y vaf en sac ho, AIop Ion fisdoou Reyli tiro, 

Tout ale'ntoupdeoil pitzongne. Que' pep te'po lo toumbe. 



AoFinetPobo pepdpi ni lebpe, 
Xi de oaillo pep i tipa, 
Xoiima uno poloumo bluneo, 
Quey pep de'ohu Ion pitzongne. 



_« Amassez, dame, la palombe f • 
_ * La palombe m'appartien pas: 
Bile appaptieu an Rey d4 FVanoe, 
An Rey de Fpatiue* 00 mine toi.» 



« La chanson: Entpe' lo Rioulo-z-e MoPmando, re marque Mi' le Comte de Mellet, est proha ^ 
blement orhjinaire de I'Aijenais? Car ce fil del Rey> ce chasseur de palombes, n'est autre seton /«% 
que le prince de Navarre, do at les premieres anne'es de jeunesse , s'e'cuuterent a Ne'rac.* (Lett re a Jff 
Dujarric-Descomhes- ) Nous inclinons a croire en ejfet, que plusieurs de nus chaaSnas _, relle-ri entr' 
autres-yout trait a Henri IV. Telles sunt* par exemple : DaiTe' Ion Castel de' Mouabiel, De' boUQ 
inoti ohe lebo, Dzano d'Oymot, Din Toulon jo etc. Ce fil del Rey qui e'cvute chanter lo beIorfe»>*$ 
hautes /entires, cette Jeanne d'Eymet , celle fille de paysan qui se Ceve de hon matin pour s'en aller 
a Luuzun voir passer Lou fil del Rey, cette fillette de Toulouse qui me rite d'etre couronne'e et dt 
porter la fleilP dil Ly&, etc. tout cela eroque bien dans autre imagination la f'aure de ce Roi-Vert- 
Galanty si cunnu par la chanson suivante: 



♦ 



p=p 



is 



3T 



* 



n m 



YiV Hen_pi qua. tve, Vi - ve ce Roi vail - lant! Ce diable a 

?_ , g , 1 ? k r— . -*- 



r rr y | J Jlt g 1^ 



jd 



-cr 



qua-tpe A le triple ta - lentDe boipe et se bat-tre, Et detpeunvppt ga - lant. 



/)._ VARIANTS DE MARNAC- ( Si Cyprien.) 




de' Co -Ian - dPe> 

Refr. des bouviers . (Plus vite.) 




bi - lo gpan re' _ noum 
De tide use cantilene. 



Op - pe'! Loon- Pe' le-bo lou pe! 



E._ AUTRE VERSION de Manaurie. 




tan bpa_be' pit-zou - gne' 



OP-Pe', Laou-Pen, le- vo lou pe ! 



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9 



N?8. 



A._ FILLOI DE BILONEBO. 

LES FILLES DE VILLENEUVE - MOISSONNEUSE. 



(Marnac pres S? Cyprien.) 




Fil - loi" de BLlo.ne . bo 



_«N'ob^n pa to loun PaTgo 
Counao bottpo'i-j'o-raoup » 

Ne prenoun lour cpuheto , 
Chen bon dpet o lo foun 

Tout en mountan lo cotto, 
Lo bottpo,mai lo nottpo, 

Couraencoun uno chiantzou, 
Pieppe qu'e-j'o Porraro 

Enten cho mio ol chftun, 
Planto chotin oguliado: 

Ch'en bai dpet o lo foun 
Doncheroun , tan boderoun, 

Tzuquo lo poin du tzoup. 
Chou die lo pu tzoino: 



Tant o - be Pa7 



go lounf 



Mopidoun lo pu 
TzonaaT pu clepo 



_«Chouppeto, j'onen -noun, 
N'aoiitroT chep^n gpnundadoY, 

«Pe'ou tzen de lo moyou.>» 
— « Nou chepen pa,chouppeto, 

BidadoT tpx>ubapen, 
D'embora non chouptiron 

Lo7 j-aouqueto jde Pieppe 
N'on tan brouilla lo foun 

TzomaT pu torno clapo 
Que nou moridepon. 

Mopidfcroun Po7nado, 
Be clepo en d'iin conton. 

Mopidoun lo chegoundo, 
Be clepo ol tou Pentoup. 

tzoTno, 
foun. 



B.-VAMANTE DE MANAVEIE . 
MtW sujet que. FILLOI Ut BILONEBO. 

Le theme musical est different ^mais ivteressant . Hemarquez la finale 



E tu n'a be to loun Pai-go.Tu n'a be lo loun Pai_go E cou 



E cou. 



ft I'tf i'i Ii 7I ii I|I [I) I r |||i' Hill I Til 



_ mo you moi-j-o mour,La pe la la la la,Cou.mo you moT-j-o mour, La re la la doun doun, 



C. -VARIANTS DE LAL1NDE . 



f BJlJ. J^J' l JjH .llWlJ g p l lJ M'f' 



Fil - lo'i de Bi -lo . ne - bo, N'o - be Pa7-go tan loun,pamoune 




la doun-de « no, N'o - be Pat-go tan loun, pa.uaoii-ne la doun.doun. 



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10 



N2 9. 



A.-LO BELO PARPOLIOLO. 

LA BELLE PAPILLONNE. 

St Pierre de Chigmic,Periyueus,Bvur- 
deille, Ladouze, Paussae, Limryrat . 




Lo be_lo PaP_po _ Ho 



Io 



^ i i' J - - h 



* 'I I de Bourdeille. 



.pen be-leuu 90 . ba. 



Le.no mi_Po_Ii .re. no,Oou. 




Tson.ton lo Pap.po _ lio - Io 



Lo belo Pappoliolo 
Paptido din Cleyra. 

Tpeypappolioou lo cheguen, 
Lo cheguen pa pep pa. 

— « Oten-nou, Pappoliolo, 
Oten-nou, chi te pla.» 

—•You chey pa pappoliolo, 
Pappoliolo chey pa! 

« Chi epi pappoliolo 
Chipio ooupo din Cleypa.» 

Quon din Cleypa fuguepen, 
Fugue chouley entpa. 

Tiito doou pe lo popto, 
Lou veroup faT trorabla 

— «Qu'ey co quey mo popto 
do queta houra?» 

_«Quey votpo fillo,me'po, 
Que che voou petipa.» 



—"Chia mo fillo,chi voley, 
You te dpubipa'i pa.» 

_« Chi ne me dpube,Mero, 
You me vaou na neza.» 

_«Nezo te,ch! tu voley, 
You te dpubipa'j pa.» 

Deypolio cho gpon' paoubo, 
Din lo mer chey neza. 

Gno ni peyohou ni cappo 
Que n*ayo be* tpombla. 

Ne faT pa Io Chepeno, 
Que che me de gonta: 

_« £onto,QOiito, Chepeno, 
A bien de que $onta: 

« A ppou aTgo pep boipo, 
Mo mib pep minza.» 

Quonte goba oguepen, 
Fugue PAve, Moria. 



La cpeypa chup lo 
Lou cpeypeou din 



taoulo, 
lo ma. 



A Coulounieix on dit trey covolie au lieu de trey f&vfolioou ; plus loin,l<nnere repond a sa fille:«You 
dreube pa mo porto,_Qpre chouley entra.» 

Beaucoup de moissormeurs , songeant plus a leur travail qu'a la suite log ique des paroles, glissent 
it la fin de chaque couplet : Oduren be leou <joba. 



R VERSION DE MANAVRIE. 



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II 



Cette exquise me I o die ne relevepas de la musique moderne : a notre avis,elle presente des points de 
contact evidents avec nombre de formules anti phonal es du 7 r [ ie modp gjnjorien mixolydien. 

C y est unt tnoissonneuse; mat's on la chantait surti)ut,h la fin de la mo isson,au jour festival de lo 
g'arbobaoudo, quand on avait fini de depiquer le hie: c y etait unjour de grande Hesse ou l\mfaismt cheirfc 

he mot parpoIiol,au propre,veut dire papillon, et au figure un homrne leger. Ex.:«.\h\ cm tin brabe 
parpoliol ! » Ainsi y lo belo Parpoliolo etait sans doute une fille au corps gent, mais a I 'esprit volage. 

D'aucuns se sont demande si les mots: Lo belo Parpoliolo ne signifieraient pas: La belle Calvi- 
niste. En effet, le terme parpaillot,— que les catholiques jetaient comme une injure a la face des pr - 
testants,— veut dire papillon, dans les idiomes provencal et perigourdin • Rabelais l\mpl(>ie dans 
cette acception. Toutefois, nous preferons nous en tenir au premier sens comme etunt plus /fit it vet . 

Cleyra, c y est-a-dire Clairac, petite ville du Lot- et- Garonne > oil les reformes etaient nombreux . 
Garbobaoudo . c> est- a-dire rejouissance ou fete de la gerbe. De la notre vieux mot gaulois s'esbaudir, 
c 'es t- a - dire se re jo uir. 



A.-OBAL OBAL OL JOLI BOI 

LA CLAIRE FONTAINE . 



Manaurit. 



m to. jn J ppir -p i p J i 1 i J p p i r ff i r ^ ^ 



O.bal o _ bal ol jo _ li boi, 0_ bal o _ bal ol Jo _ li boi', 

Rail. ^ 



if ' li f IT- r i Q r i r ff ff i r n' l Q ^ > 



Yo 'no cle - po fonn - tai - no, Yo 'no cle - ro foun - tai . no. 



GaYre degiin nou lo chobio, (bis) 

Nouma nostro bertziero. (bis) 

mai nou lo ohobio pa bien: (bis) 

Choun golan lo Py meno. (bis) 

Chignepen pa o n.et de boV (bis) 

Lou golan me pe terro. (his) 

_ «Que bcY-tu fa,tzon(i golan, (bis) 

Quan tu metey pe terro ?»• (bis) 

_«You boli coupas iin boston (bis) 

E peptu'no gaouleto.» (bis) 

Lou golan gno be tan donna: (bis) 

Pep morto lo leychado. (bis) 

GaiVe degun nou -j- obi' ooiibi, (bis) 

Nouma I'aoutjel que i-aitto. (hi<) 



Lou Rouohignol n'ey din lou ho'f (bis) 

Que toutzoup li cpedabo: (bis) 

_«TzontiI golan, nou lo tuey pa: (bis) 

Te chipo domondado.» (bis) 

_ «OY! Rouchignol,cu jou diro? (bis) 

pap que tu jou digue. (bis) 

«OY! Rouohignol che te tenioY (bis) 

Pori din mo crambo, (bis) 

«Qqui you te fopioY donoha (bis) 

Uno brabo coupento!» (bis) 

Lou Rouohignol eh'en pap d'oqui (bis) 

Ch'en baY o tsa choun paYre: (bis) 

«.«Bounzoup, pepo,Diou debountzoupJO^) 

Ount obe >ostpoi fillo?» (bis) 



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12 



• L'ai'nado ii'ey nad'o lo fuiin: 



N'ey pa'nquepo touPiiado.* 



— «MuY fillo ohoun toutos oichi: 
Ne roanco que 1'ainado. 

mai beleou tournoro pa, 
(jue choun golan Po tuado. 

Les variantes de rette chanson sont toutes fort interessantes : grande fraicheur d'iitspiratioi*. 

Le menuet (monue) etait une danse noble et majestueuse du 17% siecle: la mesure se marquGii 
a trois temps. 

La courante ( courento, couranto ) etait aussi une danse a trois temps .On en trouve dans les 
oeuvres de Haendel , Couperin , Rameau,Gluck, etc. 



K. _ VARIANTS de BOURDEILLE. ^JUS J \ \ J' | j ^ I Q | J ' ' \ 

La - bas,la-bas oou dzo. li bois, 



J'ji'M ii 



Jjij^ J'lfj^^ 



Yo no cle-Po foun . te - no Yo no cle-PO foun _ (h - no. 

A Coulounieix, le « bel ami » fait danser au Rossignol tin menugue (menuet ) au lieu d'une cou- 
rante . La chanson finit ainsii 

Bpave bouye, vai-t'en dolhia, V'elo n'ey mopto din lou bo: 



VaT-t'eu sapsa to fillo: 



Choun omon l'y o tuado 



C.-.VARIANTE de RAMPIEUX. 

Lent. 



Harmonise par G.BOTER. 



^ 



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II U X 1 , 5 



BIT' pp T-C' I f V'^rTD 

la-bas, au io_Ii bois. LaJ>as,la.bas f au io 



La-bas,la-bas, au jo-Ii bois. 



LaJ)as,la_bas, au joJi 



| t||! li' >* s 



* 



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/>. _ VERSION de S*f COLOMBE. 

( pres Lalinde.) 



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rr-fr 



j' i i ji i 1 1 r uppi 

- bal o - bal ol dzo . li 



P § r ' M f 1 r i P & J ' 



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boT Yo 'no cle 



PO 



foun.te - no Yo 'no cle.po foun-te . no 



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E. _ VERSION du BUGUE. 



EMM.CASSE. 




- bal ol foun del ppa Yo no cle.ro foun . te _ no, 





-bal ol foun del ppa Yo 'no cle.po foun _ te - no, Yo 'no cle-po foun. 




D'une rnelancolie penetrante.Memes paroles. 



4.-0BAL OBAL OL POR DE PENO.U™™™.) 

LA JEANNE AU PORT DE PENNE.Uot-tf-Garoii**.) 



MS 11. 



COrPLET. 




n'o l'ai . go po.cha, N'o pa d'opt - ze'n pep po_ cha FaT - go. 



*>* — VERSION de MARNXC. — Conchou de chego c.a.d.moissonneuse. 

4 , fr I r« =— J 




LoDza.no n'o 1'aV-g'o po. cha, O-bal o.bal ol pop de Pe.no, 



Ne tpobo pa de pountoiinie 

Dp ponntounie per pocha I Vigo; 



Chi faT b'en peti mopiuie 
Que lo y'ovio be mai poehado: 



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— «Dzano,boule peti boteuu 
Uu be boule gpando guhappo?» 

_«Nou boli pa peti boteou, 
Chi fooiu be lo gpaudo gubappo.» 

Lo Dzauo n'o lou pe loouzie: 
Diu lo gobar-po ch'ey lonehado. 

De ppuniie co de Pobipoun,^ 
Ch'en choun una o mitau d'aigo. 



Del chegoun co de I'obipoun, 
Ch'en ehoun oua pep do ban Blayo. 

Chiepoun pa-j-ol mitan d'aigo 
Gpan tpamblomen ppengue loTzano: 

— «Tzano,obe-bou pooii de you, 
Ou de I'aigo que n'e tan gpocho?» 

— « Mopinie, nVi pa po~o~u de tu 9 
Chibe d»> PaYgo quVh tan gpocho.* 



4» p r P 



C- AUTRE VAMANTE PE MARNAC. 






LoTza-no n'o lVi - g'o 



po.cha, (Lbal o-bal oi pop dePe-iio. 



II.-PASTODRELLES, CHANSONS D'AMOUR 

de danse etc. 



CHU LO RIBO DE L'AIGO 

L'ANNEAU TOMBE DANS LA MER. 



Manauri?,M<trnae. 



m«. m J* i J* j* j m »flu. J' i J'J^j \ t <>fl i J * J* 



1M* 



Chu lo pi -bo de Pai - go, Chu lo pi -bo de lVf . go, Chn 




lou bop de lo mep, La-Ii _ re - no,Chu lou bop de lo mep, LaJi . pe. 



Gn'oguet uno copelo 
CoiiTepto de loourie: 

Che gno tpey dzoTnoT damo 
Ly che van chouloumbre: 

Opepoqui ne paoho 
Trey dzoiney covolie 

LouT doui Pan choludado, 
Noun pa lou de dome: 

Oquel gn'o di lo Belo 

— «Que faites-vous oTchi?» 

— « Oteudi,you esperi 
Lou meou nouvel omi.* 

_«L'otende pu,loBelo, 
Cap you Va'i vi raoupi. 



«AT tengu lo condelo, 
Quan choun cup y'o fini. 

*< LVi vi poupta en teppo 
Pep quatre -j-offieie 

«Un poupte cho cuipacho, 
L'aoutpe choun bouclie; 

«Me-j-oI couen de oho toumbo, 
Gn'o iin ohippe plante'.* 

Lo pu tzoVno de touto 
Din lo mep ch'e coupbe, 

L'onel de cho mo dpetzo 
D7u lo mep Pa tombe: 

—•One me dounori,BeIo, 
Que von Pangui chepohe ? 



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15 

_ 'Que voule que you doni? _«< Vostpe bel mopidatze, 

You n'aT rien pep donnep.» Voupia me Paocordep? 

_« Moun pero-j-e mo mero 
Lou ra'an pecoumande.* 

Tres original? comme finale melodique.^ Paroles imitees de la chanson de Malbrcuffh. 

4._conta,fill61,lou me de ma7. 

CHANTE2,FILLES LE MOIS DE MAI (Manaurie) 

Harmonise par F. de LA TOMBELLE. 

w?ia 



o 



OTtal ne choun loui-j-amoupou (bis) 

Quail choun ol pe de Ioup mestrecho (bis) 

Choi pa you paoup' ol pe del meou (bis) 

Que-j-o Popi din lo tourelo; (bis) 

Que ne bey ni clarta ni tzoup, (bis) 

Ni mai" degun que lou counchole (bis) 

Che faV b'iin pitit ooujelou (&/.;) 

Touto lo net el cant' ou dancho. (bis) 



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16 



/>.— AUTRE VERSION.— Ces deux airs sunt delicieux de puesie: l y absence de sensible y a- 
joute uti char me de plus. 

r n i r PPr ir r^niM 1 " f l 'j ilh \ ~ff 

E oon.ta, fil.loV lou me de Maf,Conta fil.lo'i, lou Me de 



A.-CU LOI LI GARDORO 

LES BREBIS BE MON PERE. 



Manaurie. 

I9\ 



N214. 




LoT bepJbis 



Noun pa you,ni ma'i you, (bis) 

Lo-j-ai be ppou gopdado. (bis) 

Belo,co chiro you, (6i\s) 

Pitito mignopdelo. (bis) 

Chi loi me fal_gopda (bis) 

Oun loi" menoraV paitpe? (bis) 

Oun te loV menopaV, (bis) 

LoT paoupo bepbieto? (bis) 

Din lo foupe del Rev. (bis) 

Yo de tan bePhepbeto. (bis) 



Yo de tan beP h?pbeto 
Rojo maf viouleto. 

N'en faguepi tin mouque 
De loVpu jolieto. 

LoV boti din moun che 
Detzou mo couloupeto 

Lou foupesti^del Rey 
Loi" Py nrPo bistoi metre. 

_ « Que foje-Tou- j- obal , 
Pitito Mignopdelo? 



« Chi 001 Tostrey moutou, (bis) 
Belo, pogopey gatze. » (bis) 



(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
( bis) 




B.- AUTRE AIR tresjoli . 



r- rtr J n p'gr pmr J i r * ff i 



Cu loi li gap- do _ po, Cu loi" li gap - do . po LoY 




bep - bis o moun pe - po, LoV bep - bis o moun pe - po? 



MS 15. 



E LOU PINCHOU E LO LAOUETO. 

LE MARIAGE DU PINSON ET BE LALBUETTE. 

Belve.i , Villamblar4,Monpazier. 




E lou Pin _ chou e- lo Laou _ e _ to Boulion che mo _ ri.da torn 

^ REFRAi; 




doiu BouJion fa' nogrando feh.to E non n'o.bionpade po: E gringrin , 

.Google 



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17 




-giieY o ne'n-nou jVn, E griu grin., gue't' o ueu.nou. jen. 
.Parle. ^ , Refr. 



BaT be- ni' rfaoii. 



fi»rarle. g> n*/r. 

■ y r pp I p i p i p j'f J'iuiJ; i p'fiJ'J; i J p I 

J#»l_ rkiinnhnnn nr\ 1 nnnt nil nnti T^i I P il-i>in ffmn Don Ha nn r*'/\ Knit iia rtn<\il Don /Jui 



-jel: Chiirchoun col port' iiu can- teUE gpingpin, Perde po, n'oJ)e'n be' ppon, Pep de' 

Parle. 



j* p' pp 1 fl ipj p p if / 1 1 !■ 1 1' i' / i>. 

«.«« noia r%'n k/n . nnn 1? renin ivnin DoT VtA ni'n nA rrn.i nklin nKinil II nnl rwmf II 11 A~r\ 



cap, noun'o-be'n: qou.E gpingpin BaT be', nfn co - gno, chupchoun col popt un dzi. 




-go:E gpingpin Pep de' po n'o-be'n be' ppou, Pep de' cap n'oJ)en be' ppou. Pep de' 

/-> Parle. 



pPf 



3s# 



p p p p i p p i ff p g p 



f 



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bi, nou ufa-be'n: nqii.E gpingpin. BaT beViin cop . dil: chupchoiin oolpopt'iin bo. 



i^u-f jij' u ' ^ 



M I ', i ' ', 



po nra 



-pil.E gpingriu Pepde' po nroJ>en be' ppou, Pep de' cap nobe'n be' ppou.Pepde 



j* p I J|J 'N p H l,i p^ J III | I I 



bi uobe'n_be ppou, Pep de' bey-pe' n'o-be'n « nou.E gpiugpin. Gpo-noiiiLlo d**i 
Par'e. 




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la En do in bey.pe pe-fpech_oa.E gpingpip . Pepde' po rfobe'n be' ppou* Pep de' 



JO i J ' isji i.. ^ 



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bi nfo 



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cap no-ben be ppou, Pep de' bi no.be'n be' ppou, Pep de' bey- ve n'o-be'n 



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ppou, Pep de' 
Parle, 



$' r M ip P P i 



Ie nou ii'o- ben: nou. E grin grin Lou Roii-chi-gnou 



J'> J-M ■*• . J'JhTM ^ 



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- Ie' Chupchouu colpopt un boun le.E gpin grin. Pep de' po n'oJ)e'n be' ppou, Pep de' 



r»un n'n Vuin \\tx nnr.n Pqd Ai\ Ki i»*r* Ktnii V»£» 



JO I ' 'JO' |.- 5 Sfetl 



: J=» 



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cap n'a.be'n be' ppou, Pep do' bi iro-be'u be' ppou, Pep de' 



bey- re' n'o-be'n 
/ft Refr. 




ppon, 



e n'o-ben be prou: Gran mep- chi, tu lu-j-o - mi! E gpingpin 



On trouoe le mfme sujet dans la tradition du Cumbre'sis et de la Provence. La ronde provenraU 
commence ainsi: 



La capdino e lou pinsan, 
Qu^en bolen he' no belo festo; 



S'en bolen marida doumaiij 

Mes de pan n'an bpiquo de'pesto, Lan ///'o,etc- 



Var • Belves: BaT hr>ni y n loouriol ,— En d'iin piot rousti ehul col. 



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18 



LO-BA, LO-BA DIN LO REBIERO 

AIR: REVEILLEZ-VOUS.BELLEENDORMIE. 



Coulounieijt • 



M°. 16. 



#jj£i 



i .i J if j i f p r f r r J ' ^ j tE ^ Ei 



Lo-ba, lo - ba din lo pe.bie.ro Lou-j-oou-je'- ley u'y gonte'n toa. 



* 



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.!■ I J i J I j< ^ 



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* 



32 



Lo.ba, lo » ba diu lo pe . bie.po Louj-oou-je' - ley u'y gonte'n ton. 



FaT pa lo gayo tourteWlo: 
Elo n'o ohoun ouep to mopi ! 

Bpave' goloa, to mi'ey raopto; 
Ey entopado derapey hiep. 

You n'oniraT de'chup cho toumbo: 
Oqui diraT: Pater noster. 

Re'veillez-vous, belle endopmie, 
Si vous dopmez, peveillez-vous. 



Ma 1 oneou que you te' douaeri 
Ey b'inquep'o touu ohe'goun de. 

Ma lou ehoulie' que' te gotepi 
Choun be' toqueF* o tou doii pe. 

Lou douney pa duno filleto: 
Lo ze'n ohe' raouquorion de'tu. 

Lou dounora d'uno veuveto: 
Quo te' vooudpo biea maV pep tu . 



,4-MOUN PERO E MO MERO 

LA BELLE ET LE 6ALANTAU BOCAGE. 



MX 17. 



0mm m II m 



f—r 



Moun pe_ po e mo roe - po, Vi _ vo 



l'o 



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moup, 



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Moan 





Vuvu, vi - vo, Eou n'anfiljo que' moue, VLvo lou leou - pie! 




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19 



M'e'nvoyen aou tzan ohoulo, / 

Vivo I'onioup, I 6 "- 

Gopda raoulj-agnele ( 
VlVO, vivo, I 
Vivo Ion leoapi^ 

Cpejeu que gai»di choulo, etc 
N'aT lougat iin bepge',etc. 

Quan diu lou boT fuguepen, 
NVnte'udeo fouillache 

— 'Qu-j-oquo que' fouillacho, 
Fouillacho din lou bou~e'?» 



•Golan, chi oo*i mouu pWo, 
Eloigne-toi de moiie. 

Quo ch'ey trouva ehoun pepo 
Lo n'o penohado tue'. 

«.« Golan, me' leyohey batpe', 
Golan, me leyohey tue'?* 

— «BeIo,eoT vostre' pepo, 
Y'ey peprai de jou fe': 

* Belo, ohi qu'epo'n aoutre', 
Pep vou me fopioT tue' I » 



B.- AUTRE VERSION DE MANAURIE. 

-1_ 




HP ^ M " »— #- 

Be . lo? Oqii- po que' n'ey tan tap, (lou _ po que' tfey tau tap?» 
Tuna lite inde'cise qui tie nmnque pas de channe.— Memes paroles. 



A.-PER OELAI LO BILO DE TZEN 

AU DELA DELAVILLE D'AGEN. 



Ma na u r ie y Ma mac . 



\M8. 




PepdelaT lo bi-Io de' te'u Yo* no to be_lo mey.zou ne.bo. 



Lou moochu que lo bashtichio 
N'eymabo tan lo tzanbaliupo. 

Choun trey £olan: lo ooup li fan 
N'e'n dipia pa oal lo n'emmeno ? 

Lou pu piti, lou pu dzoli 

ooToquel que' lo iu'emmeuo. 

Dipia pa oun lo faT pooha? 



(bis.) Lo bePengatzo ohouT-j-onel, 

(bis.) B lou go Ian oho bel'eshpaso. 

(bis.) Tan que' d ortzen, belo > n*aoTTpen, 

(bis j Belo,n'en foi*£u bouno tzifcpo. 

(bis.) Et quan l'ortzen folit ooupo: 

(bis.) Odiou, go Ian; odiou, lo belo. 



(bis.) _« Golan, you diji pa Odiou 
Chul poun tpamblan ban pocha l'aigo. (bis.) Que nou m'^ntopney tza moun pero. 

Quan chnl pouu tpamblan choun_eshta, (bis.) — « Tu n'a-j-oiaT touu gpan oorai,- 
N'an pa d'optzen pep pooha l'aigo. (bis.) Loup ohepvipa de' tzanbaliepo . 

♦Tu boletzapa lo meysou, (6is.) 
E lour luvopa lo veyohMo .»(bis.) 



(bis.) 
(bis.) 

(bis.) 
(bis.) 

(bis m ) 
(bis.) 

(bis.) 
•(bis.) 

(bis.) 
(bis.) 



B. -VERSION MUSICALE DE CAPDROT. 




Pepde'. laY la hi - lo de Tze'n, Yo'no tan be - lo ma'Lzou ne . ho . 

Lo bilo de Tien, c'est la ville d'A'vn. 



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20 



PER DIVERTI LO ZEN 

LE JOUEUR OE CORNEMUSE. 



S( P<ii-(toujr-la-RiviereJVontivHiuii>. 



W219. 




Per di_ver_ti lo zen, ViV iinboun§o_bre_ tai_pe, Noun pas u'n viouloiL 



ft ^j i 1 j) ; ^ i hi mn i i | ! 'i n [i i| ^f=n 



-naTLre' Qu'endeupo tuiirao_me'n, Qu'en - deup o ton mo- men. De' rao gobref a. 




vit' o lo vi - Pa -do, PePitfyse'gPt* de' Pey, Pep nofy s^gpe de" Fey 



Pu vite' qu'iiri vioouloun 
Y'assemble' lo zootinesso, 
Lou galau, lo meytpesso 
VeWu aou ppuraie' souri: 
Lou bepzie que' m'eycouto 
Quito lou patupaou: 
Sou pe n'an pa lo gouto, 
Pep eyooupsi lo routo, 
Bou saouto lou oappaou. 

Me' paouze' qu'aouoo ve', 
Veyqui qu'uno gaillapdo, 
De' te'n-z-e'n te'n s'asardo 
De' s'appime de' me . 
Bio pass* em vitesso, 
So mo de'zou moun bra, 
Moun ooeup pte de' tandresso 
\ulTppe de' so meytpesso 
\e se' possedo pa . 



L'iin veou touzoup piba 
Aou souu de' mo <jobpeto 
Lou gap e' lo fillMo 
Tou ppeytey o Ti'pa. 
Se'u viza lo fouptuuo 
Ni maT l'habillarae'n, 
(Joouu ppe'n so goouno, 
Qu^e'lo sio blound'ou bpuno, 
Coumo se' tpob'aou pe'n. 

Mouu Diou! que' de de'gpeou, 
Ppe'ne' mo gapamelo. 
Pep de'zou moun eysselo, 
Me' fan opeba lo peou, 
Me' pamplissen rao gaoulo 
De' poura' e' de' oaoaou: 
Sey coum* un_zaou e'n pato, 
N en Yeou maV que' tfe'n tato: 
Vivo lou vilazaoli! 



PLAIT OL BOUN DIOU. FUGUE BERTA ! 

ah: plut a oieu! 



Manaurie . 



xizo. 




PlaltroLboun Diou, fu _ gue bep.ta, Platt-ol boun Diou, fu - gu& bepJa! 




Fugue bep.ta quo quebooudi- pe, Fugue bep_ta quo quebooudi . pe'! 



Que loi fillo que ohoun oichi (bis.) 
Fuguechoun toutof mopidado (bis.) 



Co7 pa que' you papli pep you, (bis.) 

Coi pep you coirmo pep loY-j-aoutPO:(6«.) 

BoupioT esta lo pu dobanj (bis.) 
Opey beypioi be'ni loT-j-aoutro. (bis.) 



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21 



in.. CHANSONS DE QUETE. 



A.-AOU VERZIEJJE MOUN PERO 

LOU GUILLONEOU:(LES ETRBXXES.) 



(Perigourdin .) 



N°2I, 



AouvePzie de moun pep' o Nan - to, LouGuillo. neuu yon vou do«moa. 




.de: Aou Terzie de'mouup&p'o NanJto,Bienchaus-se',coupt ha-bil - le': 




Lou GuiLlo - neou you vou do- man - de',Silvous platt.de ladou-nep 



Air- off rant des analogies 
avec 1'iir Languedocien. 



BE 



,\ i \ n 



Les Au . 



ges 



dans 



^ 



£^m 



nos cam-pa . ^aes. 



B. -VERSION DE MONPONT etc 

9 



f" J - J iJ i m p iJ J ' |J - Jn i J iJ - f ■ ■ 



Po _ pi yo u - uo da-mo Ma- pi - da do pi - qo - men: 

ft J J'J'U J7 i ! f u J i J -n i I J_ i J r iJ Jua 

Lou. Guillo. neou you vou da.mande' Pep lou depnie' zoup de' l'an . 



Bio ohe' coueyfo, elo ohe' mipo 
Dinj'un beou miroip d'arze'n. 

Ma aoupo, v'elo la popto 
Coujud' en daou fiaou d arze'n. 



Elo pouptavo beta paouba 
Coujud* en daou beou fiaou blan. 



Les erudits sont divines sur Ve'tymologie des mots: Lou Guilloneou, ou La Guillaneou,otf fAguilaneuf. 

CeuJt-ci soutieunettt qu'ils signifient: Au gui Tan neuf (nouveau), par ce que,disent-ils,les Druides 
allaient, au mois de Decembre, couper le gui du chene, avec leur* serpes d'or, et , apres lauoir consa- 
cre' par des rites solennels,le distribuaient au peuple, le premier jour de Van en criant: Augui Pan 
neuf. Beaucoup de savants contestent cette etymologie celtique . 

Ceux-la veulent voir, dans la Guillaneou, tin terme breton eginan ou un terme gallois eginyn 
et eginard qui signifient pre'mices, etrennes. Ainsi traduit le Barzaz-Breiz . 

D'autres pretendent que la Guillaneou vent dire: Chercheur, queteur d'oeufs , parce qu 9 a cette 
occasion les queteurs que mandate nt des oeuls . 

MCDujarric-Descombes apporte une nouvelle et ingenieuse etymologie: la Guillaneou tirerait sou 
origine d'une vieille monnaie de Guyenne ay ant cours dans nos pays. 

Mais ne pourrait-on soutenir que ce mot vient tout simplement de anebli, an nouveau et de guiller 
mot ancien qui signifie tromper en riant y ou mieux de son derive guilleret, qui a le sens de gai, jo- 
yeux? Ainsi Guillaneou signifierait an ne'e joyeuse, avec une lege re pointe d'ironie . 



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22 

Quui qu'il en soit, les chansons oil se trouve le mot en question sunt certainement des chansons <k 
quete en echange desquelles les chanteurs sollicitent avec importunite des etrennes, soit en nature, soit 
en argent. 

Ajoutons que si I'on ne repond pas favorahtement a leurs demandes, les queteurs malhonnetes nest 
gene nt pas pour souhaiter aux recalcitrants^ que le diable les plonge dans une mare de la tete a uxor- 
teils * ou qu'ils aient *autant d'enfants qitils y a de pierrettes dans les champs.* 

Voir d'autres chansons de quete dans la 2* partie: Chants sacres.(p. 104 a 109.-1/4.) 



A-DOUM'EY LOU PRUMIE DE MAI. 

LA PLANTATION OU MAI. 



(Atles.) 




NS22* 



Doum'ey lou pru - mie de Mai', 



Mi- pounfla, mi.Po-li- im 




Ladiin ba'i bey-pe' mT - o . 



B.— VERSION de Marnac,StCyprien,Bezenac,etc. 



En la nuit du SO Avril au i e S Mai, les jeunes gens munis de panier* rides et de hranchettesde 
laurier . s>en vont, de porte en parte, que ter des oeufs ou de largent y aux sons de cette gracieuse au - 
bade.Cette coutume existe encore dans les cantons de Selves 9 de Car lux ,de Domme,de Beaumont >de 
Monpazier , d'Issigeac, etc. 



E.CH. 



Bfuii fopa'i pa you lo mio, (la mienne) 
Que' you nun nVi pa-j-uuo. 

B doban que chio tpe'tzoup 
Beleou n'ooupaT qualq'uno . 

M'en angueri ol bois joli, 
Culi lou MaT pep mio 



E tout en lou Vy ouupan> 
Lou pifpe' ne' tzougabo: 

E tout en lou fy poui'tau, 
Lo tzobpe'to n'onabo:< 4) 

E tout en lou fy plontan, 
Lou tonaboup ne tVopabo: 

( a ) var. Lo btolo biolounabo. 

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23 



_*E dpube, mTo, drub**, 
Pep boui lou MaVohe plauto.» 

— * Xou che planto pa pep yo: 
Che' planto pep Ha'aoTitpo." 

— « B dpube, mTo> dpube : 
Bou deyfounchen lo popto.* 



_«Eufouncha cha que • bouple: 
FopaT un' aoutpo popto: 

* N'ai moan pepo menugie , 
Me 7 fopo* n'aoutro popto : 

*UfaT tnouQ fpepo ohoppollie: 
Me' fopo' no olaou topto.* 



La serenade finie, les jeunes chanteurs font appel aux sentiments de ge'nerosite des auditeurss 
s'adressant directement aux mutt res de la maison, its tdchent d'en extraire des temoignages po- 
sitifs de sympathies 

fa pp m m i i J m P ip; w. i | J $ W 

Bpa-bo Tzen de lo mo _ you, Che' dup - me' pelbeiUa , bon: O-goT- 



j ppo J' 1 1 J 'fjjhp> i j "p pi pi'P n 1 & 

-ta olboutzo- pou, Ch'iotpe' jio douna noun dou: O-koV- ta-i-o lo tpo -ba-dujCh'iodc 



. ta olboutzo - pou, Ch'iotpe' jio douna noun dou: O-goV- ta-j-o lo tpo -ba-d^Ch'iodel 

J 1 



i v pp p i p J|, jli | ii ni r ip p'p g ip 1 sp « 

* 1 1 ■ w •• ■ I 411/ •■• ^»T * % / a s a ' 



lap pep lo poho _ca.do: Lo'Ltha lou cou.tel de' paiLlo, Que'che'n pa de lo oo. 






. naiLIo: Ppe'-ne' lou couJel dopt-zeu, Que n'aoutpe ohe'n de'bpa.bo tzen. 

Void le quart dheure de Rabelais, Braves gens, montrez-vous genereux et sensibles aax ac -. 
cents de t'harmonie. Lardy chdtaignes, oeufs suilout , etc . les joyeux drilles acceptent tousles dons 
en. nature et croyez bien qu'ils empocheraient , sans vergogne, lor et I'argent, voire le billon. Mais, 
sur toutes choses, gardez-voiis d'un re/us, la-bas, au fund du Sarladais . Car les coups de poings, 
de bcitons et de pierres pfeuvraient dru: ces farouches descendants des Celtes-Gaulois ne reculeraient 
mie devant Vescalade des murs. Qui sait meme s y ils n'enfonceraient point partes etfenetres?Celas'estvul 



C.-VERSlOy MUSICALE de Rampieux, S.Avit-Se'nieur,S l ! 'Croix, Monpazier 
Assez vite v 



& v i Jl m ' i 1 P I j p P i r p P 



Doura* ey lou ppu - mie de MaV, DoMm , ey lou ppu-mie de' MaT, 



$ m P i r M H. ip P P 1 i J 'p, CJ ' J '" 



Mi-Poun - fa, mi - po - li - pa, Ca_ dun bai bey- pe' M7 

Le soir du HO Avril, les jeunes gens de Monpazier se disent entr'eux: « Allons , cette nuit, chan-. 

ter la Guillanelfu ! ■ C'est ainsi qu'ils appellent cette chanson de quete A S^ Croix, les face - 

cieux queteurs, apres avoir chante': Ch'io tre' jio, douaaaouQ dou,0jo>/fc/<^Chiy»padeou,pourta lou gal. 



D— AUTRE VERSION DE MARNAC. 




Doum^ey louppumie de MaV, MLfoun«fIa,mipoii-Pa (LoLpe'u be-pe MT . o. 



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24 



Leut. 



m 



& 



E. _ VERSION DE PVYGVILHEM. 



C. BOTER. 



coY Ion ppu_mie de' MaY, aou _ ma, don . 



Dou _ ma, 




REVERSION de S l ? NathaleneyBezenaCtSarladai*. 




. lu-do: 0- qui lou brabe' me de' MaYQue'bou eho _ lu.do.Che'o Diou DlaV! 



Obijaj'ol ponieyrou: 
Ch' io quatp' io> douna-n'e'n dou. 
Pep tin io,ni mai pep dou 

Quoh' pa lo PouTno (bis.) 
Pep iin io, ni mai* pep dou 

Quoh pa lo pouYuo 
D'uno raoyou! 



Foje' bihte e' bihtome'u, 

Que' Palbo lebo en memo te'u: 

Foje' bihte', che' debe fa 

Eu d'ocon-raaV (6i*s.) 
Foje' bihte', che' debe fa, 

En d'ooon-maY 

Nuo' c?*f ona! 



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25 



Che nu bolouu douna deou j io, 
Tsogo Ion pifprf, ooumpognouu . 
Oichi,ooohe', l'one'n plonta 
Nohstpe' pouraanii (bis) 
O'ichi, coche', l'one'n plonta 

Lou pouraani 

QiToben poui'ta. 

Che nu boulep* pa douna d'io, 
Che' nu boulep'pa donna cfio, 
Otze'ohat* tan de diapl'opre 

Courao de feillo! ftis) 
Atzechat' tan de diapl'oppe, 

Courao de' feillo 
Pello fpoue'! 

Che' nu boule' douna deou j'io, 
Che' nu boulrf douua deou j'io, 
Otze'chat' tan de loubi d'op 

Courao de' plurao, (bis) 
Otze'chat* tan de loubi dop 

Courao de' plumo, 
Peon looupiol! 



Che 7 nu boule' douna deou j'io, 
Che' nu boule' douna deou j'io, 
Otze'chat* tan de' fut de' bi, 

Con mo de' feillo, (bis.) 
Otze'chat tan de' fut de bi, 

Coumo de' feillo, 
Pufloi bi! 

Che'nu boule' douna deoii j'io, 
Che' nu boule' douna deou j'io, 
Otze'chat' tan de' ohat* de' bla, 

Coumo de' paillo/ft/s) 
Otze'chat' tan de' ohat'de' bla, 

Courao de' paillo,(6/s) 
Peou polhia ! 

Che' nu boule' douna deoii j'io, 
Che' nu boule' douna deou j'io, 
Otze'chat* tan oha de' oocal 

Courao de' teoublo, 
Otze'chat* tan cha de' cocal, 

Courao de' teoublo, ( tuiles ) 
Chu lout'tal! 



Che' nu boule' douna deou j io, 
Che' nu boule' douna deou j'io, 
Otzechat* tan d^ oha dWcih 

Courao de' plurao, (bis) 
Otze'chat* tau de' cha dWcu, 

Coumo de' plurao, 
Peou ooucn f 

Lea pa niers et les boursicauts rempUs,nos queteurs ft'jcent duns la serrure principale une bran- 
chette de laurier qui sett d'indice aux groupes subse'quents, lesquels,a cette vue, passent outre. 

Lea bandes s'uttablent dans une auberge de leur choix: ta, dans des poeles invraisemblables , on 
fricasse des omelettes g Mantes, que Von arrose copieusement de vins et de liqueurs fortes, et trop sou- 
vent he las! ces ayapes populaires degenertnt en orgies. 



A.PER LOU DARNIE ZOUR DE L'ON 

CHANSON OE QUETE.(BTRENXES.) 



Pe'rigourdin. 



NS25. 



^ 



^5^5 



M 



j j'' e 1 1 J* m 



Pep lou dap-nie' zoup de' lY)n, Xoii vou che'n ve'n-gu vey_pe', 



* 



^mwm 



i 



m 



* 



Che', gnoup de' lo mey-zou, - poriP-ta - nou I'ey.tpe 



no, 



Quey pa pep vou fadsa 
Si pep vou fa de' p#»'no, 
Chegnoup de' lo raeysou, 
Opoupta-nou l'eytreno. 

Nou chen be'-t'assupa 
Qu'ovia lo cavo ple'no, etc 



De' queou boun vi qu'ove' 
Tsacun Io chouo pouqueto,eto. 

Nou choun eyta -assupe' 
Qu'ovia la boupcho ple'no, etc. 

De' qui-j-eycu qu'ove' 
Tsaciin deraio doune'no, etc. 



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26 



B Voiri une vaiuante qui est encore asset pnpulaiie dans le Pe'riyurd. Oseard tt/- 

vard Va publiee en /882 dans le Munde hebduraadaii'e. 



1 1 j ji j' w$^m 



^3m 



Nou choun ey - chi tap op - pi - ba 



Do _ von lo 



t 



j . j i'j^j 



a. i J J >1 i<> 



■ 4 



pop _ to diin bom* _ zey Lou GuilIo_ aeou iioii fal dun _ na, Vo_lion Che _ 



$a J r J J'J' I J_ J J i la 



1 



• g 



gnoup. Lou Guil-lo - neou Ion fal dou - na Oou coum.po 



K3 • 

gnou. 



A— YO TREY DOMA. -CHANSON DE QUETE.(ETRR.\NES.) 



Pe'rigourdin. 



Xi<M 



A signaler 1'itnalugie <ie ret air aver celui 
que chante le Chronista de la Passion: 




.... se- uiin.dum Mat -t hue _ inn 



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27 

Pour espliquer cela, it est bott de se rapptler que jusqu'en fZCi, luttne'e commen$ait a Paques: lea. 
queteurs chantaient lou Guilloueou tt demandaient Ittrenne, duns ks demievs jours de la SemaineSairc 
te, an iV.ivril le la liennent I'usage des a»///s de Piques tt (e poissun dWrril. 



B — VERSION de Monpont, Menesplet . 




-to - 



no, 



. Lou Guil-lo _ ueou vou dayman - dotin e maT ley _ tre 



no. 



Yovio trey dam a chur queou poun, etc. 
Lo pu belo toumbe' oou foun, etc. 
Ma, moiiQ Diou, oou mo Poofipen douo? 
Pep tin gpan cpouce d'apzentouu, 
Ma lou epouce' n'ey pa ppou loun: 



Key e'nt^udu, 1 e'mpe~outoPouu: 
Vey qui chfey oouna de' goloun. 
Elo n'ey pa pestad'oou fouu: 
Tou lou mound' o gu dooii ppoufi 
Lou-j-u doou pan, d'aoutpey doou vi. 



II est probable que cette chanson remonte au temps de la Ligue ou de la Fronde, epoques iroublees 
ou les reitres et leu soudarts, peu delicats d'ordinaire, se vendaient au Capitaine le plus off rant et 
se sentaienty apres boire, d'humeur a vociferer: Vive Ie Roi ou Vive la Ligue, suivant le nombre de 
pistoles dont on les avait gratifies. 



a ylein nez 



C. — Void un second refrain qui eonfirme ces paroles: 
Monsieur L.delamothe donne ce second refrain qui, en effet y sent la Ligue 

Popi,chup lou piti poun, 
Lou Guilloueou tou domondon, 
Pori, ohup lou piti poun, 

Moun Copiteno, 
Lou Guilloueou vou domondon, 

ma i l'eytpeno. 
Vive le Roi, le vin, Bourbon 

Et la Duohes.se !«tc. etc. 



Voir d'autres chansons de quete p. 104 a /0#.__ //$ et f/6. 



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28 



IV.-LEGENDES HISTORIQDES 

Chansons locales. 



A- AH! BON JOUR LA BELLE. 

LA BERGERE ET LE SEIGNEUR 



Manuurie, S' Aubin- 
de-Lu n q un is ,Berg«rae. 



N°.26, 



Mtu . K I K I I I 

• w) A — 3 # m #-^ — d — 



-J Ah! bonjoup, la Bel.ln/ — 'A -dis.sia, mous _ su.* _* Que fais-tu sen- 



*^3 



^ 



* ^i 



P IP P_P P I T p 



- let te Dai 



et te Dans ce hois toiif 



fti?" 



— "Gap- di moi bep.bi . net - to, 



pp p i 'i N'p m i g p p jm j 



i 



Gacdi naoui mou _ ton: Cherqu'im roohou- le-to Lo'i pu be - lo'i 



flour. 



_«Oh! raon Dieu, la Belle, 
G'est fort e'tonnant 
D'etre si gentille 
Et n'aYoip pas d'amant.» 
_"He'la! moun Dion, peooa'iVe! 
Que m'obe noumma? 
TzoraaY lo raio ma'ii'e 
Me' n'obio pop la! » 

— " Ton oliien, ma Bepgepe, 
Pin* humafn que toi, 
Ton ohien mo capesse 
Et me leche les doigts.» 
_« Chi monn tze' vou oapeoho 
Cha be' Ion pepque': 
Chin din vostpo potzo 
Quaolique boun oroide'.* 



— *Je cpois bien, Bepgepe, 

Qu'on nVeu parle pas! 

Ton coeup, ma Bepgepe, 

Te le dit tout bas.» 

— «Hela!moun Diou,peocaVpe ! 

N'aoubi you pa pe, 

Nouraa Ion le'ngalze 

Del Ronohignoule'!* 



B._ VERSIQN DE MARNAC . 

Les Ancient du pays intitulent cette chanson: 
H»;Qpi IV et Nation. V air parait bien mode me . 



a Vite. 



m 



*=* 



r r r m r p 



la 



_« Dis-moi,Xa_ non, le iioin de ton \il. 




ge?" 



JO.ppeTne - lou, MotLflhu, que' lou ohoou-pey.* 



_« Dis-raoi, Nanon, que fais-tu an village?" 
— « Be'ge,Mouchu, you gapdi mu motitou." 



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29 



.* Dis-raoi,Nanon, qii'y a-4-il au village ?» 
.* Uq fat y'aoupe'n? Mouchu,quan li chepe.* 

-* Dis-raoi,Nanon, viens sous oe vert feuillage ?» 
-* Nani, moiiohu, cragni pa lou choulel.» 

-* Poupquoi, Nanou, es-tu dono si sauvage?» 
-• B botfi, Mouohu> pepque ohe-j-orooupou?» 

.*Chey oraoiipou pep te' pandp'omowroujo. » 
.* E you> Mouchu, pep me' monoa de' ban. ■ 

.* Dis-raoi, tfanon, qui fa si bieu apprise?* 
.*E bouV, MouohujOiint'obe ehttudia?» 

.* J'ai e'tudie' au chateau de mou p&pe.» 
.«E you,Mouohu,ol mitau de'mu pra.* 



On chantait aussi cette chanson sur I'air du Cantique: 



m 



Sup oet au - tel 



&&*$ 



f^ 



^^i 



up oet au - tel, i . nef- fa- ble mys - te - pe! 

Cette chanson est repundue duns beaucoup de nos provinces. M r Julien Tiersot a reproduit la ver 
sion de I'Auvergne. (Melodies populaires des provinces de France.) 



C — Voici, 9ur le meme sujet y une version patoise fort interessante. ManauriefiapdrotyLalinde. 






i 



— .'Bienlou Bount-zoup, mouu ey.ma-blo bei't - zie P0j_J!Plait-y, mou - 

^ J W g JH _]_ T f J h.iJ J i hhp Ih^ i ^ 

ohu, qiie.JQ.quo q e' di - jia? Plait-il, Mou. chu, queLjojquo que' di - jia? w 

Memes paroles, sauf ces uariantes: 

_*Digo, Nanoun,voIey que* you t'erabpachi ? » 
rf 01 1 del tze', Mouchu,tan que' boiiple\» 

— * Voudi'i-tu me' douna to»in cup en gatze'? 
_« N'aY iin beptzie: lou l'y gapdi pep el.» efo. 



DIVERSION PERIGOURDINE etLlMOVSlSE. 

l. i i k-i- 



a ^ j» > ji u j i 'Iu'i 1 1 1 ' i '''i ji i i 1 ' 



Uu zoup,din ley- tou - lia, Gapda_?o tfJotLve' - lia: Un beouMouohup de' 




coupVenguenfy fa 1 o - moup: * To zeii-to corn, po- gnap.do, Me' dLchp-t-eoudV 



*ntl*\J t II 



I 'ill 1,1 i II 

nap-do, Uu oo . fpe.fop iou po 



m, > ■ d 



f 



.bop, Voudpia_ga . gna, Mi _ gnap.do, Uu oo . fW_fop iou pompli d'op?" 

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30 



Chito que le'nten-di, 
Chito li reypoundi 
_i< Moun beoli raoirehup, 1'apzen 
Fai e'npoza lo ze'n: 
Paj* tou l'arze'n de' Fponeho 
Mai tou lor doou Pe'pou, 
51 uuiipia pa lo coustoncho 

Demona Piopou . 

Odiou Bopou!" 

— «Tu pouptopia monteoTi, 
5faT tin ton beoii gateou! 
Chi tu vonlia m'eyraa, 
Voudpio tcTlou holia, 
Tu Tdoupia^ohia che'gnpo, 
Chi tu voulia m'eyma: 
To bloundo cevelupo 

Mo en cap ma, 

Tout e'nfloma.* 



— * You n'aV fin boun omi, 
Che'gue votpe' gomi, 
De qui pesta lounte'n 
Von papde votpe te'n . 
N'eyma uno pu ze'nto, 
Ah! ne' me' mentey pa! 
Enfuze'-ve'n de'gpaclo, 

E tonquetou 

Figa Ion con!» 

E deou se' n'entoupne 
Couyoun coum* iin be'ne. 
Cpejio-t'eou pap soun op 
Qu'one' livpa moun cop? 
Ma you ne' shey tpo fie'po 
Pap ctp> oqui doqui, 
Que' rae'ten shup lo te'po 

Ton de' piti, 

Pap fa pott . 



CHOUN TRE GORCHOU DE ROUFIGNA 

MEURTRE D'UNE JEUNE FILLE. 



Si Genies. 




Choun tve gop- ohoii de Rou_fi-guaQu'en Eh.pa-gno ohe' chouu o- 




. na, 



i-j-e din lo va _ le' - to Chaou che' von mettpe' o I oumbpe . to . 



En tou'poplan, enjou pollian, 
Dzeyno filleto vai pocha: 
— "Ent' ona vouT, dzeyno filleto, 
Quan tpovepcha iou boi cho.uleto? 

— Yoou ohu lo fillo d'iin mepdzan, 
E moun pfcpo m'envoyo uuTi tzan: 
Popti bago dop o mo tauto 
Qu'adze' pieta de' mo do!anto.» 

_*Lo bago dop vou j'ooiipe'n bien, 
E lou pu bel de vostre' oup. m 
— *E you ppeferi d'estre' tueyo 
Ope'rovan que' moun cup merio.» 

E lou pu dzeoune' ch'e' leva: 

Foe chemblan de' lotpopa. 

Elo chaouto coutel d e'n bonpcho , 

Din ohoun dzenti coeup lou ohe' pouncho. 



Cheou tpe' gopchou che' choun leva 

E o 1 ooubepdzo ohoun ona: 

Von ol lodzi de' fillo morto: 

CoT lou boun Dion que' bus y popto. 

_ € Oppoupta-nouT, damo 1 Hotess', 
A soupep, aveo du bon vin, 
Avant de nous levep de table, 
Et nous vous sepons redevables.* 

Quan ftik queshtiou d^ poa, 
Che lou pu dzeouue' che' le'va: 
Quan ohe' el ne' chaouto oho boupoho, 
Lo bago d'op ppe'gie' gran oouroho . 

L'hoteoho ppoumpto e' looudziep* 
Chu lo bago d'op vai" pouncha: 
— ,«Co7 lo bago d'op de' mo fillo: 
Ronde'-lo me', mopto ou vivo.* 



Loin gopchou che 7 chon pe'gapde', 
E lou dzeoune' yi pehpounde, 
-.•Din loir boi-j-e' din lo valeto, 
Oval love morto o I'oumbpeto. - 

Chanson de da use.-. Bouffignac , g/osst* paroisse de 2200 h.,au canton de Mutitigtuic. 



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31 



N«!28. 



TZOUL'POUN DEMIROMOUN 

LA LESSIVEUSE MARGUERITE ET LES TROIS CAVALIERS . 



Miremont. 




- to lV pa_cho, Ian - la, Mop-go . pi . to 

Elo l'y paoho pa, 
L'y lavolo bugado; 

Me gaTpe' loun d'oqui 
Tpey coTolie ly paoho. 

-J*Chou di Ion de' doban: 
Hc'la! lo bpabo fe'nno! » 

_« Chou di lou do mi tan; 
L'ogueehi-you' spoujado ! » 

—«Chou di Ion de dopie: 
Be'leoli ey mopidado!» 

Miremont, ou Man z ens -Miremont, canton du Bugue. 



l'y pa-cho, donn -doun . 



Lo raepo jVnte'nde 

De' cho'i naoTitoT fe'nestpo. 

— ■ Aoiibe, moun fil,aoube 
Que' te paillen to fen no.* 

Lou fil,el y'es ona: 
Cop' uno pourtiopado. 

E el tfio tan donna: 
Pep raopto Vo leyohado . 

— *Moun fil, noil lo tuey pa. 
Me' lo te' fal bien batpe'. 



COI LOI FILLOIDELPOI-BA 

IE JEUNESOLDATETSA MIE. 



Mnnauvi* 



. Allegpo. 

CoT loY fil.loi del Vo - T.Ba, Co'i Foi f il _ loY del Po - T - Ba: Moun 



Eloi ch'e'n van cho'ou gpau comi 
Pep beype' pocha lus opmado 

GaTpe' de'mourado l'y ohoun: 
Los opmado choun leou pochado. 

Uno l'y couney choun onrii: 
L'aoutpo l'y connegue choun fpepo. 

— "Moun bel omi,vousvous n'alez: 
Vous ne me laissez pien poup vivre ? 

— *PaoTiPO mTo, que' vole's-tu ? 

Cap you nVi pien dans tout oe monde.» 

— '* L eytzappo d'op qu'a chu touu col, 
Dono-lo me': pey, chipo meouno.* 



-JU eytzappo d'op qu'aT chu moun col 
N'ey de' mouchu moun Copiteno.* 

Lou Copiteno j'ente'nde 

Que tfep'oi mitan de' l'opmado. 

— 'Chou Ida nouvel, que dijey-tu ? 
Que' dijey de toun Copiteno? 

— « Copiteno, diji pa pe', 

E ooT que' pailli mo mestpeoho . M 

— "Choulda nouvel, meno-loiohi: 
Nou chepvipo de' tzonboliepo.* 

PaTJupo mTo, toupna-vou-j-en 
T^a vostpe' pePO,tza vostpo mepo 



Tza vostpo mepo pel lo ohepvi: 
Li chepvirey de' tzonboliepe. 

Ent re pay sans, les gens del Pai'-Ba sont ceux qui vivent ,h quelque distance d } eux,dans des contrees un pen 
plus basses. Ainsi, par ex. , les cit>tdins de Beaumont appellent gens du Pai'-Ba les citadins deVillereal. 
Inutile 4'ajouter que ceux del PaT-Naou regaMent avec quelque dedain eeux del Pai-Ba,...'etre'ciprvquement. 



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yi 



CONTA,CONTA,BETZIERO. 

LA CHANSON DE U BERGERE. 



WTC50. 




Con _ ta, con _ tit, bert - zie 
-ffl-^ ■ - p J3 ' 



i»o, Con-ta, con - ta, bert. 




ga vi j s 



ti j o ooiuohou, Di 



tro con . ohou. 



— "Mouchu, rfun chabi qn'uno: (his) 

Mai if ey touto de' vou .» (his ) 

_ K Diga-lo donn, beptziepo, (bis) 

Diga vostro eoachon." (bis) 

— *Mouohu, chi lo vou diji, (bis) 

ContzopaT de' couloup. (bis) 

'Mouehu, vostpo fionchado (bis) 

N'oguet un bel bopoun.» (bis) 

— *N'oun ditzey pa, bertzievoz(bis) 

De quoqui gtfo bien ppou.* (bis) 

Lou ppintoh' o tzobal mounto: (6«s) 

VaT veype' chos omour. (bis) 

Cho raaip'es e'n fe'nestro (bis) 

L'opegapdo veni. (bis) 

— * Levo-te', maluroujo , (bis ) 

Malupoujo que' ohe! (his) 

* Tu n'as olaT toun ppinohe' (bis) 

Que' be pep tfespouje' . » (bis ) 

— « Oporeillo mo ehoppe (bis) 

Lo que'pe'chembl'o moue. (bis) 

Quan lo bel'ey popeillofprifcJ (his) 

Fop bien ohe' ppej^nte . (his) 

—"Co n'ey pa mo fianohado (bis) 

Lo qu'ai de'sip (faime .* (bis) 



—"Levo-te', malupoujo, (bis) 

Malupoujo que' che! (bis) 

* NV> oouue'gu to cJioppe (bis) 

Lo que' pe'chembl'o tone. (bis) 

— "Ti.pa li moT gpan paougo,CAis) 

Moun cotillon d'honneup, (bis) 

Mo bianco ooule'petto (bis) 

Mes pubans opgente's.* (bis) 

Quan lo belo fue ppesto (bis) 

Fop bien che ppejenti . (bis) 

— " Oqui , 001 ' mo fianohado (bis ) 

Lo que' boll espouje. (bis) 

Lo ppen pep cho mo bianco (bis) 

Lo me no pepme'ne. (bis) 

Pe'nde'n lo pepme'nado (bis) 

Gno bi lou la patze (his ) 

Lo pren pep oho mo bianco (his) 

Din lo mep lo pounche (bis ) 

IVou gno peyohou ni oappo (his) 

Que' tout n'atze' tpemhle (his) 

Non n'o pa lo gponouillo: (bis) 

Ch'ey boutad'a chantep. (bis) 

Canto, oanto, gponouillo (bis) 

A bien de' que' oonta. (bis) 



A ppon aTgo pep beoure (bis) 
MaY mo mTo o mYntza. (bis) 



N2 51. 



il.-DARRE LOU CASTEL DE MOUNBIEL. 

LA BELLE BERGERE ET LE FILS DU ROY. 

Vite. _ 



Pres de i 'Agenais. 




DaiLPe lou Cas.tel 



de'Mouubiel,Dapre lou Caste 1 



gMounbiel 




Y^ can ta - bo la be _ lo. 



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33 



(ihe De canto ta claronien 
Que '^heinblo douineyjelo 

Lou fil del Rev ne Pentende 
De chaY naouto'i fenestpo. 

Chono Petidzan,choun beyle, 
Per bpida la canavo: 



_'0'i inouii mestre-j-oun boule ua 
Quan buule la cauayo?» 

— « Boli ana al tzoli boi 
Aoubi oanta la belo.» 

— «0*i,moun mestpe,ne y'angups pa, 
Que coT nostpo beptziepo.* 



-.•Chiasque beptziep'ou beptzierou, 
Ye boli na l , entendpe.» 

Tres curieuse comme tonalite, mais la finale doit avoir subi une alteration. 



VARIANTR 

musical 
Cnpdr 



NTE t\ Vifp. l % k_ 



Dap.re luu oahs . tel de Mounbiel,Dap..pe lou cahs . tel de MounbiPi, 

f9\ 




N'aoujri oan.ta la Be.lo, Lo'i la la la7,N'aou.Ti can.ta la Be . lo 



C — VERSION d*> LALINDE. _ Mimes paroles.-. Variantes tres interessantes. 



JH"B r, PlrT' l lHQ* p f|Jp WHfrp 



Dor.re lou oos.tel de Moun_biel,Dop-Pe lou 



oos.tel de Mounbiel 




Queli can .to lo Be.lo La tpa la la la la la Que li caaio lo Be.lo. 



D.- VERSION 

Puyyuilhem 



a Vite. 



Dap . re Ion cas 



tel 



P p I L -M 



de Moun . viel, 




Dap.Pe lou cas . tel de Moun-yiel Y'e can . ta.TO la Be.lo, La 




la, la la la la Y'e can . ta .to la Be - lo 



A.-DE BOUN MATI CHE LEBO . 

LE ROI ET LA FILLE D'UN PAYSAN.(MOISSONNEUSE) 

Confinnnt a VAqenab 
Sarhdais . Le Buisson . 



» im. fi M p \ m r*h i p p~i f j pV i p a r i r- n h 



Dp boun maJi chp 1p _ bo La fiLlod'nn pey.janLa filJod'un pey-jan. 

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u 



the ca<jUcho,iiiai ch'abillo (bin) 
Ne ppeu chuas habi blan; (bis) 

Chuiin peru ye damando: 
"Fill* on boules ana?« 

« Boli 'na Laouziin,PePO, 

Beyre 1'ju Key pacha. »> 

_*Nou y Ungues pa, ma fillo, 
Que bou'n toupnayas pa.» 

_«Chi,farai" be',moun pero, 
Que nou me beyran pa.» (*) 

Lou Key n'ero'n fenestpo: 
L'aregapdo pacha. 

»<Qual es aquelo darao: 

Que pacho per monn ppa?»( 2 ) 

_«Chipo,nou chey pa daino: 
Chey fillo d'iin peyjaii." 



_« PouPPia Pest re d'un ppTnche 
Que bou'n toupnapias pa.* 

_«Me jo plo di moun pepo 
Que in'eiitoupnoyoi pa.» < 3 ) 

VARIANTES du Buissoh et de Marnac. 

(1) Onipai d'oumbp' in ourabro 
Doppe lou Bougie blan. 

Del pu loun que Pon bitto, 
Gn'on oreda: Adechia! 

(2) «Qual es aquelo damo 
DoPPe lou Bougie blan?» 

(3) Ne cpedet o choun pepo, 
Que lo bengue chepca. 

Choun pepo fai pehspouncho: 
«T'en chaoupa be tourna!» 



Ce theme ires populaire dans nos contrees.merite d'itre etudie darts ses diverses variantes. 

La voi* % d*s pay sans s'eternise sur les finales: Veffet est saisissant . Vair nous parait fort anciev. 
Ici on rhante: A Laouiiio, WSA LaTuzipero, queues uns: A Beauzen. Nous croyons qu'ilfaut chan- 
ter: A Labuziio. Lau:un,pres d'Eymet.Il n>y aurait rhn d'etonnant que \e camp,dont d est question 
dans (es cinq variantes Jut celui d' Henri IV. 



B. _ VERSION de Puyguilhem , St Capraise d>Eymet,S l . Aubin de Lanquais. 




le 



bo Lo fil-ho d'iin pey . jan,Lo fil-ho d'iin pey - Jan. 



C. -VERSION de Marnac, :jfa| 
St Cyprien. 




De boun mo-ti che le 



bo 




* Lo fil-ho d'iin poV - jan 



Lo fil-lo d'iin 



poi - jan. 



D. -VERSION deLalinde. 




De boun mo. ti che le .to De boun mo. ti che 




le . vo Lo fil-lo d'un ppy - jan Lo fil-lo d^un pey - jan. 

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I 



35 



R — VERSION de Cubjac,Cornillt, 

Beauzen yo'no damo 
Ton belo, so dijen. 

Belo, n'ey pa tun belo 
Coumo lo zen dijen. 

N'ey quaouque paou bpunetto, 
Conmo la-j-ooutpa choon. 

Ne mounto din cho combro 
Per che Men ppepora* 

Choun pepo o lo fe'nefpo 
Y'opegardavo fa. 

EIo tan che miraYO 
Din-j-un mipoliiey d'apzen. 

Choun pepo Py domando: 
—•Mo filho,en voley na?» 

— «Pepo,Tole n'al tepme 
Veype pocha lou can.» 



Thtnon,CoulQuhitix.- m B?auzen,hum?aud y Ajat. 

—« Ne y'oney pa mo filhoj 
Lou can t'emmenopio.* 

—•N'oyei de poou,moun pepo: 
I ne me Teypon pa. 

"Me clocopai" tpaP term/' 
Dapnio lou pougie blon.» 

Fugue pa raiton tepme 
Fugue miton ddou can. 

— «Toc.o,muIotie',toc,o! 
To^o tou muley blon!» 

Ooupo, tenen lo Belo 
Lou que lo Toulion ton. 

— «Toue,a lou, tou, moun meytpe, 
Vou que lo voulia tonf»» 

Lovopo lo veychelo, 
Boueychopo lo meyzou. 



F.- AUTRE VERSION SARLADAISE 



§'£ 7 1 1 § 1 j\ J»j^f ltf «P /' Q 1 J\ }ljj ^3^ 



Laou.ziin yo 'no da - mo, LaoiLzun yo 'no da - mo 

^J i^ 5 li Tovjours 




Tan be.lo, chon di _ jen,Tan he-lo chou di - jen. 



memts 
paroles. 



NS55 



^m 



DE BOUN MOTI.YOU ME LEBERI 



Lalinde. 




De boun mo - ti, you me le - be - pi, Qnan ne pes 



i 



w 



r, m E 



1 



p 



1E£ 



p 



-que . ri pu dup.mi, 



Quan ne pes . que . pi pu dup-mi. 



! 



Ne ppengueri mo comiso bianco, 

01 boi jo!i,Io boou besti. (bis) 

Ente'ndepi conta lo colandpo, 

ma7 lou pouchignol joli. (bis) 

Que ne dT tan din choun le'ngadze' 

— *Belo,oun-te a tu toun omi?» (bis) 



— «Moun omi n'ey pa dm lo Fpancho, 
Ni ma'i dTn-j-oquestey poT» (his) 

« Moun omi n'e~y a Loougipepo, 
Dm j'iin boteou qu'ey tan joli. (bis) 

«Lu-j - obipou ensonnd'iTOiPO, 

E luV coupdadze d'opzi fi.» (bis) 



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36 



N?54. 



DE CU EY LO CONCHOUNETO 

LES ENFANTS DE BEAUMONT. 



Manaurie. 




De cn ey lo con.chou - ne . to, De cu ey lo con.chou.ne 




-toPDeous 



Vel - mouaDeous e - fan de Vel - 



mouD. 



pepdu oho meshtrecho: (bis) 

La chepquen net e tzoup. (bis) 

Lo bePey pep ohaT bopio, (bis) 

Molaoudo tut luT tzoop. (bis) 

Cho chePTichialo puro: (bis) 

Ne pupo net e tzoup: (bis) 

_«Que pupey, chePTichialo, (bis) 

Quan te tzagpines tan?» (bis) 

_ «You puri mo meshtrecho (bis) 

QuaT poou que moupipo.» (bis) 

_«Pupes pa chePTichialo, (bis) 

Que logoripen be. (bis) 

«Din moun tzapdi'ai de Phepbo: (bis) 

Gopi lou mal d'omoup. (bis) 

Cado bpi d'oquel' hepbo (bis) 

Ne costo naou chen fpan. (bis) 



— 'Pouppio ne cousta milo, Ibis) 
Que nou-j-aoutpo n'aoupian. (bis) 

Mounfeppan tzou 1'halo (bis) 
Li tzoguen ol pompel: (bis) 

Lo petit* eypetiero (bis) 

L'y toI ana tzouga. (bis) 

De to lpun que Pan visto (bis) 

Lou tze y'an ppejenta, (ftfs) 

Loo tze o maT lo boulo, (bis) 

Lo boulo dol parapel. (bis) 

Lou ppumie co que tiro (6 is) 

Ne gagno naou chen fpan; (bis) 

Lou ohegoun eo li torno: (bis) 

Onguet en pedoublan. (bis) 

01 diable Peypetiepo (bis) 
Que to bien oha tzouga! (bis) 



La caden re finale est fort etrange : la tonal ite indecise vous laisse rPveur.Mode hypophrygien. 
XelmouiiyC'est-a-dire Beaumont du Perigord \MonJ errand , paroisse du canton de Beaumont: la 
halle existe tou jours et lous les dimanches,Von y joue au rampeau apres Vepres. 



N2 55. 



^ 



Si 



DE LOUN LOUN. 

JEANNE O'EYMET ET LE FILS DU ROY. 

Lot et Sarladais. 
Harmonise par r.de LA TOMBELLE 



it* *j*u r i i N i 1 r p i "Tr | ir r r i 



De loun o loun, lo rou.ja.do nouV ga«gno,De loun o 



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37 




loan, 



Lo 



pou-ja.do noui ga - gno De loun o 



loan. 




pou-ja. do noui ga - gno,De 



o pou-ja -do noaiga - gno. 



(1) Popo pa d'hney, (bis) que Poouto Vo lebado. (bis) 
Chaouto del bouey, petito tourtoupelo, 
Lon boney e gran, lo feillo e raenndeto, 
01 me del bouey gn , o no clepo founteno: 
Dzano d'Oyme Py bai queppe de I'aTgo, 
Loo Fil del Rey lo lio be poncountpado: 
—•Dzano d'Oymi, to moti t'e lebado f» 
— «Lou Fil del Rey,Io luno m'o tpoumpado.* 
_« Dzano d'0yme,m'en donnopioT de I'aTgo ?» 
—«Lou Fil del Rey, non n'ai bere ni tasso.» 
— « Dzano d'Oyme,donno m'en o lo eduado.» 
_«Lon Fil del Rey, mo oouado n'ey pa olapo.» 

— •Dzano d'Oyme,donno l'y'no bpetzado.» 

— «Lon Fil del Rey, non n'ai pa lou ten dapo.» 
_« Dzano d'Oyme,ton tpobes de birado! 

_«Lon Fil del Rey,boun tpoubopioT be d'aoutrof* 

— «Dzano d'Oyme,qual mestie faV toun pePo?» 

— «Lon Fil del Rey,n'e loboupup de teppo.» 
—•Dzano d'0yme,qnal mestie faV to mePo?» 

— «Lon Fil del Rey,n'e fino oonjiniepo.» 

— « Dzano d'Oyme,qnal mestie fai to soppe?» 

— «Loo Fil del Rey,n'e fino cootnpiepo.» 

La belle simplicite de cette chanson, son exquise melodic en font Vune des meilleures de ce recueil. 

0\me,c'est~a- dire Eymet./J est probable que cette chanson a trait a la jeunesse d y Henri IV. Ce 
prince ecrivit d'Eymet,le 13 Mars /f>88,a la belle Corisandre. 
NOTA.f*) Chacun de ces vers forme a lui seul un couplet. 



DE PER DEDIN GR0GN0OU 



(Grignols .) 



N?56. 




De pep de.din Gpo-gnoou,gueLnilha guenil.honn,Yo ton de b<Lla fil - 




lo: O-nen doim,gnejiiLha goe.nil. honn,MeJon sup lo gue.nil - ho. 



Tres curieuse comme tonal He .-Nous n'avons pas tronvrr les autr*>s Couplets. Grignols, paroisse 
du canton de St Astier. 

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38 



DIJION QU'ERO FILHO DOOU REY 



Rey,Aiaxhi que cho ne _ bon 



Perigourdin. 




o,Aio.ohi qne oho ne - boa - do. 



Cetera desiderantur. — Nombreux sont les morceaux qui paraissent ecrits dans le premier mode du 
plain-chant . 



N2 58. 



E CAN LOU REY. 

LE ROI DE FRANCE DEGUISE. 



Manaurie. 




E can lou Rey ch'en vaV de Fpanjoho,El ch'obil-lo coura' tin mept- 




.zan;Ch'en ?aT e'n d'une ote _ le - pi - o,Ouncanche lot - zen luVbri -gan 



Lo chepvento di o l'otecho: 
_«Lou meptzan aoupo leou dina. 
Diga,4iga,damo l'otechq, 
Coumbien voule pep chonn dina?» 

—«You voli chen ohoou, tzomboliepo, 
Voli chen choou pep choun dina. 
Monnta,inounta,nostpo ohepyento, 
Mounta pep ye jou fa douna.» 

Lo chepvento di o 1'Oteoho: 
—« Chi nou vol pa too tan douna, 
Nou voudpia pa,damo l'Otecho, 
Voudpia pa del ton ne tira?» 

_« Can co fugue Ion Rey de Francho 
L'in tipopioi pas ii n denies 
—•E chi qu'ero lou Reyde Francho, 
Que dipia-von chi quero EI?» 

— « Me chi qu'ero lou Rey de Francho 
De ohoui fetze li mintzorian.» 
Tout en inountan lo grand' escalo, 
Lo tzomboliepo pupo tan ! 



— « Deque pupa,lo tzomboliepo? 
Tzomboliepo, de que pupa?» 
— « Monohu ,coT de you que you puri: 
Ofchi,vou Tolen fa mouri.» 

— «Nou fopan pa, lo tzomboliepo, 
Nou fopan pa, chi vou voule: 
Ona: ne veype din mo raalo, 
Uno tpourapeto tpouvape.» 

— "Que chepque-tu,lo tzomboliepo, 
Dedin lo malo del meptzan ?» 
— «You Vy chepqui uno comijo: 
Que lou paoupi meptzan chub tanf» 

De lo ppumiepo tpoumpetado 
Chin chen choulda choun orriba; 
N'an tua lou mestre mai FOtecho, 
Lo chepvento n'an emmena. 

E can lou Rey fuguet en Francho, 
Lo chepvento peooumpenohe: 
Ye doune pep cho recoumpencho 
Lou pu bel de chouT covolie. 



Rrmarquez Vannlogie de cet air avec TO Filii et Fili» qu 'on chante le jour de Pnques . L'Q 
Filii remonte , dit-on,au /#? Steele. Plus net*ement rythvie que la plupart des chants d*eglise y il 

a srm d* typr a ptusirurs chansons prnfnnes . nutamment a des chansons de quete pour te mois deM'ft. 



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39 



E COI LOI FILLOI OE LOLINDO 



Manaurir* 



N?59.i 



fe ^g^r, g f: g p'p ^jj\ jff p 6 r f 7 1 



E coi' loT-fil.loY de Lo.lTn 



do,E coi loifiLlui de Lo-lTn 
Rail. 



jr -^ ' r f i J'ptfJ' i a^JJr f "J'PL 'fl ' r ^ 



.do: Luy BraJze . pa lo-j-ai-raen tan,LuyBra.tze . pa lo-j- aT.men tan! 
Lalinde, chef -lieu de canton .Luy Bratzera, c'est~a-dire le.s habitants d* Rcryerac. 



A.-EN-TE SOUNT-I? 

EPOPEE NAPOLEONIENNE. 



«B40.^^5^ 



P 



Payzac. 



En - te sount _ f qui zen - tey dpo - ley Qu'an-tan veil - 



^7 J 1 j J" ■ r i p p pi r p r Mr p ^ 



m 



ha _ von cou.mo nou? Fo.sion lou soou.Tey et lou bo. ley En min-zan 



^*=P=±=P=lr— » P P p I J P J pi m_n 



no. tpey ga _ le _ tou, En mln.zan no - tpey ga - le _ tou. 



Hela! qui que von en Russio 

Bufforon plo Iup paoubpey dey; 

Ma qui que von en Italio 

Se coueipon Ioup pedu dou souley.(ftis) 

QiTey plo bpave que lo zaoiiuesso 

Anon fa loop fa? de laoupie: 

I vendpon iin zoiip o lo messo, 

En Ioup poumpoun de gpenodie (bis) 

Ma que von fa lo paoubpa filha? 
Entpe teni,faoTi pepdpe lou tern 
SV'la donen ma la nonzilla 
Qnan Ion gap^ou n'on pu de den (his) 

P/Vr/^.Panchey me voulio en mapidaze: 
L'AmpePoup poumpe lou mapga. 
Pep moiin aprao!Sio plo doumaze 
Que loo me toupnesson inde'ga. (bis) 

Yon sey ma' no pauubpo bapzi^po 
Ma you nVi pas iin coeup de fep, 
Mandi p sey, din mo ppesiepo 
Ly dise touzoup cin Pater, (bis) 

Pep que Ion boun Diu Ion ppesepve 
De mop,de' malaoudio e d'enouey 
E que Saint Mapga~ou nous counsepve 
Notre Empeponp e moun Panchey. (his) 



Cap lou gaillap o bouno pataito 

Ma lous enn^raijou sa~oubpon> 

Si la paouzo chup quaouquo zaouto, 

Chegup, la mouqa li Wndron. (his) 

Visa loulqueou gpon Bounopaptof 
Queoudoqui n'o pas poou de so peoii : 
Sito qu'iin se ba,foou qu'eou papto. 
Onirio d'aw song un Bouppe"ouf (bis) 

Zou lou sova~ou doou Key de Prucho 
Soun beLhobi de drap Onglais, 
Gapui d'uno pelicho pusso, 
E doubla d'lin copup de fpancais (bis) 

QueT Ion pn gpond home de guepo 
Qu'iin n'aye zomaT coupouna, 
Ma eoii sipo pu beou d'enquepo 
Quan moun Panchey sipo toupna. (bis) 

Vivo lo zoounesso de Fpanqo! 

Pep bien fa de tou lou meitie 

lo gueppo ooum'o lo danso, 

Sei zomaT pe vi de popie. (his) 

Si fao~u couppe,quey de la lebpey: 

Si fao~u noda,quey dado peyssouj 

Si fao~u se battpe\quey daou tigpey: 

Soun Vy vainqueup,quey daou moutou.0>/.s) 



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40 



B. -VERSION ^ - ^S - I I hKfrhli ; h N< I k.^t 



Oun.te soun Da quizooii-ney dro-Iey Que ve« nion YeilJa ooujmo 




nou? N'»u n'en fa . jion couey.pe lou bo-ley O-ni mai noJpeyga-Ie _ ton. 




He_la! qui que von en Rus - si - o Buf.fo - ron plo Iup paoubrey dey. 



E PIN E PAOU. 

CHANSON pour le oassage des noix. 



W?41. 



Perigueu* 



b » p r J"r. i? r J"l r P P P Mr. 1 

E pin e paou.e pin e paon! Ca-cho oa.cho for.oho co-oaou. 



& 



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E 



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m 



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toon - la - do Que cnou.pi . 



^ 



9 



I _ 15 de lo 



ren per lo« gar_ chon, 



f^ti 



I , D.C. 



f ' p f ■ p 1 1 P p P i r % 



Dou.non Iup que - lo che.re _ na _ do De quetria fop.cho nou - zo ^ Ihiou 



La dpola on perdu pochTnoho c 
Fojon pocha lou oocolou: ( ls ' 
You cpeipjo engoza mo couchTnoho, 
Chi lou leiohayo oou moudelou. 
E pin e paou,eto. 



lo chonta de notp' hoteoho / 

Que chiap de boun yi blon nouveou( lSm 
Mai' que nou-j-o fai lo ppoumeoho 
De non regola de oreypeou 
E pin e paou,etc. 



Quon lo mfo-ne chiro chounado, 
Foudro fa fet'olni peveillou 
MaV pep fini lo chepenado, 
Foren choouta lou ooutillou. 
E pin e paou,ete. 



| bis 



Cette chanson perigourdine s'appelle la chanson de la -j- einouiolhojou. Vers la mi- octohre,les 
parents et a?nis se reunissaient/a la veillee, pep einouzolhla,r 'est -a- dire pour casser les noix.Povr 
rftte operation, les hoftimes etaient armesychacuriyd'un petit maillet de bois.Les femtnes se chargeaient 
d y eplucher % c y est-a-dire de mettre a part les noix et de jeter en tas les coquilles.Le cocolou est une 
noix minuscule toute ronde dont les gars faisaient cadeau a leurs promises. Dans le Sarladais, on dit: 
Lot nougolhiado. 

A.-GNO TREY FILLA DUN PRINCHE. 

LES TROIS FILLES DUN PRINCE. MOISSONNEUSE . 

Nontronnais, Limousin. 

N242 



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^ ffa-de'-ri-oe 



m ft. : 



M_<ie-ri- de_ roun, 



<iii'o trey hi. la dun pi'Tu 



il 



mm 



whi? Z 



on 




L'uno coud, I'aoutro fialo, (Ars) 
I/aoutpo piiro (ouzoup. fA/s) 

Chonn popo li doinando: (bis) 
— *Mo fillo, qu'ove'-vou? (bis) 

•ETeo lou maoii de' teto (bis) 
Aoli be lou de l'omoiip. (bis) 



_M}uey pa lou raaoii de t(*to,(bis> 
Chiey be' lou de' l'omoup. (bis) 

«r Fillo, voule-vo' iin pmiche' (bis) 
Oiii tin bapoun de' lo Coup? (bin) 

_« Pero, you voli Pierre', (bis) 

L«u voli ina'i I'aoTiraT. (bis) 



«Quan i/iron a Che'n-Zaqne (his) 
Dipan'n Ave pe'p you . (bis) 



R_ VERSION DE MANAVRIE. 



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de' - pa la la la 



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-* — 
- 



Re' . vie - po, ti-de' 



la, 






baldTn lo Re'_ vie-po, GW tfalbre'tout e'n fIoup,GWn'albPe' tout en flour. 



TVey filleto d'un ppTuche' 
Chy choul'ounibpe'n de'tzou. 

Uno con, l'aoiitro fialo, 
L'aoiitro pupo toutzoup. 

Choun pero li domaudo: 
-i'Mo fillo, qu'ove'-vou ? w 

lf 0ve lou mal de' testo 
Oube' lou naal d'omoup? 

— *NVi pa lou mal de' testo, 
Chi aT be lou de' lomour." 

_* Nou pupia pa, mo fillo, 
Nou te marieron 



« Te' dounare'n iin ppmohe', 
Ou lou fil dVui bopoun.» 

—"Yon vole' pa de' prTnche', 
Ni lou fil d'iin bopoun. 

"Voli moun oini Pierre', 
Lou qu'aT eyraa toutzoup." 

— u Pierr'ey tzutzat o pe'ndre', 
Do u mo oppe metzoup. 

_«Pende Pieppe' pep bpanoo, 
B you de' pe'p detzou. » 

"Couvre PiePPe' de' pojo, 
E vou de blanooi flour.* 



0'ian n'ire'y o Chen-Tzacque', 
Preudrey dVqueloT flour. 



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42 

LES CRIS DES RUES. p,v,>,^. 

// y a dans toutes les villes ce qu J on appelle les Voix de la Rue.Celles de Paris 
sont resteer fame uses. Les formules les plus aneiennes ont generalement plus de j>a- 
veui- que les autresi mais elles tendent a disparaitre .En les chantant y gardez - vot/s 
de leuv attvibuer utte mesure striete. 



W2 45. ^ p (lvU : 

PEAI1X DE LIEVKE, 
PEAUX DE UP IN. -jj 




W - liau'' pe - liaiY'! Pe'JiaiV pe - lia'iVJ Peilf pe _ lia'iV! 




PfcUiaV-Pe, pp' - liaiV! 



Peau de liev'peau de la - pin. 
A Parle. 



M\REE 




Ro .vans tout frais, ro - yans? 



Qui vooii duoii pey . chou ? 




MAKKONS 



TOKTULON. 



OITHLIRS. 



LEGUMES. 



Ah! torn rourron ton paon!- Marpons tout chauds! Ah! bonmappou ton £a.jii! 
Parle. > fcs . . CN 




Voi . la TplaLsip, Mes . dam'! Voi - la 1 plai - sip. 
^ Parle. 




Qui vooii de la corota, de la pouraa de' teppo, de la 

Parle. 




po ha, dooii ehele'pi, de lo poupado etc., Ne voii-ie' Pe, Ma -do-roa? 



{ Parle. 



ESC ARGOTS. 




ETAMEURS. 




Qui vuuu ma co-goulia? 



E -ta.meup. E_ ta-moup. 

1_ 



R/.CCOMMODEURS, 




ton iac.co _ mod' la fa-Teuceet la por.ee- lain* Tout ob- 

Parle. 




.jet oas-se\ bri - srf; L'os, Vi ~voip> le mapb' le veppe, le oris. 



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43 



i> r m i ? >*?-n? i i i i ^'iip p 



^> 



tal ft lal - bati*' Rauoommojleup d'ohaus.sup' Raucoinmodeup d'chaus_sup' 



PARAPH' 



'■■.. jn» W'.j J 1 i J' j\>p 



w- w it 



Raecom-ino _ dez les pa_ rii _ pluios. 



JOFR!IAI!X,Tieni cri. 1 ) j ? [I jj' | I f | p | I g ^ 

E- oho d'vV - soq* jonp. iial du Soir. 



RAXOXEI'RS. 



^ M" M 



jour 
Portamento. 



=ZZ 



ii Soir. 



r mi r~n 



Oh! pa. rao - ueu p de che.ini - ne'es, oh! t'en bas haut! 

Portamento. ^ 



ECREVISSI 



ORAXGES. 



BVISSES. |j /l^J l flJ II C RESSON. j" , J jf g g f^^ 



Scclpo - bi.oha? 



* 



i J' J' !>■ ^ 



Qui voou doou epey_chou? 



* 



J w | | 



Les o - pang' et les oi _ trons. 



BEI'RREjFROXAGE (auTouIoa.)j 



i J M i J j u J> Jm J j — ■ 



$ * r i f P p i Jl p p 1 



Oou bu-re fpey. w\ frey-ce Ion bu - pe ! 



fl j 



r 



d'un choou, Ion pi - ti fpoti. ma - zey moon! 

A *V. 



CRESSOX. 



4»F P P i f r p P i l I V J ' P - n» 



Al_ Ions, Mes - dam' le jo - Ii cres » son, L'opes.son de fon 



jpir p p n^ ^ >■««■• j» vJ'JJ' i J i jO'J'. J' i a 



tain' Eii v'la poup un souf 



AIIons,Me&_dam' le jo-Ii ores. son. 



ETAXEURS. 



■ ( > % i p p ir a p p 



Oh! e' - ta . meup de eas.se - pol - les! 



In bom* her original paraourt les quartiers avec son eta I et annonee les tripes de 
veau au son du (tor de chaise: 



jfri'trir v r * i f pr-inrpr p i ri 



rf-r 



t=m 



^ 



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44 



\:w 



LO BILO DE CHORLAT. 

LA VILLE DE SARLAT. 



Lo Bilo fai" pa tou, 
Gn'u ti'e tan belo fillo-, 
Chantez, etc. 

Lo pu belo que yo, 
Mopgopito mo mTo) 

\V porto lou dnia 

choun pep' o lo bigno. 

Lou fil del Rey j'o bi: 
Ppountoinen l'o che'gudo . 

Lo rintrado de'l boue, 
L'o pepdudo de' bihtto . 

Ronoountp' no hignoTpoun, 
Que binabo oho bigno: 

— rt BinaTpe'> bignoi'poun, 
Tu que' bine' to bigno: 

• N'ooupia pa bi pooha 
Mopgopito, mo m7o ?» 

— •Nau i , chepto, Mouohu , 
L'aT bihtto ni ooubido." 



Ma mac, Bezenac . 



E.Ch. 

— •DounopioT che'nt e'heou, 
Cu lo itfenchignopido ? » 

— tf Mouohu, ooimta l'optzen: 
Lo bou-j'enchignopido .» 

— "Mouohu, be'je-lo laT 
Tzou belo bi floupido. 

• Ne' fai" deou pome'le' 
De' toutoi floup jolTo.» 

— Poje me n'e'n pep yo 
De' toutoi floup jolTo." 

—"You j'ai plo toutzoup di 
Que' ohioi fillo tpohido!" 

—•Nou che'pe', n'ou che'pe', 
N'ou che'pe' pa trohido. 

•De' tpey borioi que n'aT, 
Boo ohe'pe 1'eVe'tiero 

"De' tpe' naonli que' n'aY 
Che'pe' lo mouliniepo .* 



fj<rir et Us vers de cette chanson presentent un cachet reel de pve'sie . 



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43 



LOI FILLO DE MORJA. 

LES FILLESDE MARZAC. 



Tui 



RTC45. 



\t/i j i ; 



B p IF pa'' 1^ 

do Mop _ ja, La. da. pa, Loi fil 



&m 



Loi fil- 1) do Mop _ ja, La. da. pa, LoT fil- lo de Mop. 




Van pas gaTre' veilla C^r.) 
Lo pu tzoin'ey chaoutado. (bis.) 

? FilloY, onen-non-j-en (ter.) 

Que ney grando veillado. (his.) 

* FilloT, oun poohopen, (ter.) 

Pel boi" ou pel lo ppado ? (his.) 

" Fillo, poche'u pel boi, (ter.) 

Oe'nto de' lo poajado* (his.) 



Emm.Casse, 

Choun pas.ol me de' boi", (ter.) 

EIo ch'rfs opeshtado. (bis.) 

_ 1'FilloT, e'shpe'pa-me', (ter.) 

Q\\4 me chey eshpinado. (his.) 

"TzoraaT n'oun gopipa?* (ter.) 

Que me chiasqui bognado . (bis.) 

«Din-j-uno foun d'optze'n (ter.) 

Que' laigo ohio daoupado.* (bis.) 



Marzac , paroisse de Tursuc . canton de S: Cyprien . Le joli chateau de Marine se mire, 'to 
ha ut de sa colline, dans les eaur de la Vezere . L air de rette chanson est un des plus pitta - 
resques de radre recueil . 



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4« 



4..L0U MORETSALO LO BASTILLO 

COMPLAINTE CE BIRON. 
Air mod<?rne.(E.Cb._1876.) 



frli,rfi*-'tu-P., U'trmne. 



«•>. ^ ■ - f < i j^r .y Jl i" ■? i^y^ i y ^ s 



Ljii Mo-pe _ tsal o lo Bas - til - lo ChW endup- mi p»Mid«*'u !• 






net: Me's fe - roiui* del brut o lo gpil . lo, E toud'un cop che'relbeil. 

Ar— * , , _- JJ_ 



jA"^/ I j. j. l « J- >j, /.n-.T^nVj^ i gj. ;e ^ 



- M:«j f Qual es ben . gut en do quest hou - po, Cpi.de t ton nauu lou gran g-uer 



| fej |p y gftr B p p ^^JJ^JMU ^ ^ 



T7 
i-if, 



Pei'trou- bla Id ti'isjo de . niDii _ I'd E loiichon- iurl del pr^'-wi. 

_5^ frill. 



t/f , \J* FW 7 g p'J'h'^JJ ^JWiiO jiji l j pp 



. :i:«»? P»u» tpoii- bla lo tris-to de - mou _ po E lou choline! del ppesou.nie ?* 



_" ChuiiY toun Che'gnoup, lou Rey de Fpancho, 
Li pespoundet lou gpand Henry." 
-J'Tus qu'o bien defe'ndu mo lancho, 
Tus, Rey, pel qual boulioT moupi! 
BeVes insulta mo raijero, 
Ripe' d ? iin paoupe' coundamnat . 
Ah! quau morgabe'n o lo guerpo 
Me' ppoumetias railo bienfat!* 

11 AY coumanda chupmer, chup teppo 
E tons oabalieps en Pie'moun 
Dijian que' tfobio pa-j-e'n gueppo 
Un Coumandan coumo Biroun: 
As aoublida ton to lo pe'no 
Que' pep tus you me' ohoui dounat, 
Cap dm raoun copp gn'o pa* no' be'no, 
Que' pep inoun Rey n'afze' sannatl* 



_"Me' choubeni de to oampagno: 
Biroun, ne l'oublidoraT pa. 
Me' bouIioYs mo be'ndr'o l'Ehpagno 
E me' tpahi coumo Juda.» 
— « As eshcouta lo me'dijencho: 
Bipoun n'o pa tpahi choun Rey. 
Che'pa moppi de' to be'nze'niho: 
Me coupapan lou oap am-v . » 

*Ah! que' dipio moun paoupe' paTre, 
Che' be'jio choun fil ppe'sounie? 
Bous aoutpe', Rey, bou tzaouta gaiW 
Deoli ohepbiche' diin gpan gueppie'. 
As aoublida touto lo pe'no 
Que' pep tus you me' chou'f dounat: 
Cap din moun copp gn'o pa' no beno 
Que pep moun Rey if atze sannat ! » 



E dijoun quVn fepraan lo popto 
Biroun betze lou grand Henpy 
Ploupa dobau cho fier' ehcopto: 
Beleou choun cup eVo moppi. 
.... Apo, lebeu-nou toui , mouF fpaire 
Din lo Copelo de Bipoun, 
Anen pre'ga pel fil, pel paYpe': 
Paploun de Iup glorio bieu loun! 



(*) Var.Mps faguc'poun bput o lo gpillo. 



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47 

Les deux beaux vers: Car diniuoun vor etc .do i vent etre historiques. Mezeray met tertuellement les 
tutfines paroles dans le plaidoyer de Biron . — La Chapelle de Biron, qui de luin se dt'tavhe duns leci*l 
Cu/nine une gigantesque Jleur de pierre, est connue de to us les gens de guilt. 

Churies de Gun taut, due de Biron, pair et marechal de France, trahit Henri IV, son mi et sou ami. 
Enferme a la Bastille, il fut ensuite decapite en place de Greve, le 3/ Juillet 1602. _ Composees 
pen de jours apres, ces deux he lies Complaintes se repandirent bien vite dans le Perigord , oil le 
num de Biron etait populaire . Mais on les chantait tout bas, sous le manteau de la cheminee , on 
dans la salle des chevaliers, pres de la celebre Chapelle : car la Cour avait proscrit ces chants sedi- 
tieux, sous les peines les plus se'veres. 

Sous n'avons pu de'cowrir I'air original de la complainte precedente . 



R-CU BOLAOUBI CANCHOU. 

COMPLAINTE OE BIRON. 

Monpazier, Biron, 
Monferrand, Belves.MolCere, S.Croia . 



/'hj-^jusji i > r pi Jul p g j u_y ]: m 



Cm bol anii_l>i can_ chon, can.ohou_ ue'_ to jo 



li . o? Co'f 



JH h '< h S rpr g ih | | .\h I >]j^itiJi. Jgg 



lou duo de Bi - ron qn\) fat lin* e'n-tre' . pre - jo De tua lou Rey lo 

a k Rail.. 




Re_ no e chouT pe'Ji Daou-phi: De touto lo Cou-romio bo.loun bejLre lo fi 



Le' Roy fut overti per iin de' se' gean d'armo* 
Per iin noumma Lafleur, Copiteno de Gardo: 

'Mlhii'o, prene'-voii gardo o le ge'n de' 1<» Coup**) 

IJu'an fat-iin'entre'pre'jo de boil me'tr'o lo mor." 

_ l < Dites-moi done, Lafleur , en o fa Pentpepre'jo ? t% 
_*C'est le Duo de' Bouillon, o'est le prinohe d'Aoiivergno 
<Jui a fait lentre'prejo de bou metr'o lo mor: 
A to«ito lo famillo boloun faip'iin gran tor." 

Tout dijan ces propos, oqui Biron que' antro 
Choun ohapo-z-o lo main, fe'jan lo reve'rancho. 
Li di: " Bo ii jour, mon a Ghiro : bonjour bou ehoi donne'! 
Chin che'n Loui (fEhpagno, boudria lou me' joue?" 

.•Biron, chi toi le'-j-a> ba-t-en trouve' lo Reno. 
Ba-t-en trouve' lo Reno qui loui" te jougore.* 
Li di: « Bonjour, lo Reno, bonjuur bon choi donne'! 
Chin chen Loui d'Ehpagno r boudria lou me' joue? M 

"Biron, ohi toi le -j-a^ boto-loi ohu lo taoiilu." 

N'o pa jougue' tre foi, Biron ohe' troubl'e'n oarto: 
Lo Reno li domando: «Digo, Biron, qu'artu ? 
Me' samblo que tu tramblo avan dWe perdu." 

' Var: Sire, prenez-vous garde! 
Mare'ohal de Biron 
N'a fait une entreprise 
De noire trahison. 



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48 



N'a pa j«)imie tre'foi, quail lo' gpan Pre'vot antro, 
ChouQ chapo-z-o lo main, fe'jan gpan reverauoho: 
Li di: K Bonjoup, moun prTnche; ne soyez pa suhppe, 
Me dedia lo Bahtillo boa oal ana durmi.* 

Bipon !i pehponndet d'uno boi-j-effpayanto : 
_«Un ppmche courao moi oua din lo Bahtillo! 
Che yon ovioV moun chabpe, mouT pihtoule dope, 
Toil lonY ppe'vo de' Fpancho ne prendpian pa Bipon!* 

•Adieu dono>moun tsotal tu bas a l'ovantupo 
qualque lour munier pep ohervi de 7 mountupo, 
B adieu, moun ehpazo, moui pihtoule dope 
Bou-j-e'tie le' plu bpavo de' tou le' Pays-Ba.» 

Lo Ren* o pehponndu duno boi-j-an ooulepo: 
—"Entpe' Biron-j-e' moi, choisissez, mouu ohep Siro: 
Je Pe'to plu-j-an Fpanoho, ohi Bipon ne' meup pa, 
Je' pe'tonptfan Provancho, din moun jo li pays!* 



lei, I'air change et devient triste coinme les paroles , 




pa_ jo^Pe'.ti pa - jo, Tien me pap. le', Que'tuse'_pa Pe'oora_pen - se 7 . - 



( 



■> «.,: jj J- IB J^n^ 



fn sup I el c ha . faud 



"Peti pajo,va diVau Roy: 
Lou pple de' sorti de* sa chambpo.» 
II s'appeuya de son baloon 
Re'gpetan lo mop de Bipon. 

— "Chipo,Ie Roy,t'en souvien pa 
De' oe' tpoi gueppo foudpoiyanto ? 
Je' t'ai sauve' lo ii tre' foi, 
Saho-la moi pep uno foi.» 

— "Bipon, tu n'a tpo tap parle': 
Yon n'aT perdu lo souve'nanoho, 
Lo souTenanch , e' Ion souchi: 
Pauyre Bipon,te fau moupif * 



_ "Puisque la mop me fau souffpip, 
Reme'tez-moi me'-j-equfpajo, 
Me'-j-equipaj-e me' -ehavaui: 
Tout soit pendu-t-o mon chateau.* 

— *Oh!oui,Bipon, tou ch'y pandpa; 
Tou ohepa pemi-t-o to mepo> 
to mero, o te-j-aufan: 
You n'ai moun cup tpit* e' doulanl 

"Adieu, Biron: pepdona- mo i ! '*' 
Ah! si je pouyais me dedipo 
Coum' iin de' moui ohiraple ohoulda, 
Bipon,tu ne' moupirais pa!* 



Le Royi" Papdonne-raoi,Bipon, 
•*) v • ^ ap mo ^' e ^oy, je * e paPdonne.» 
Biron lui dit:*Ou il tfy a 
Pas d'offense'jgn'a pa d'papdon.* 

Cette chanson, traduite du patois en franqais, a ete puhliee par Celestin Port, dans le volume 
intitule: De Paris a Afifen, p. 360.. M<tis elle est encore chmtee a Biron et dans les environs. A 
Monfwrand , drpmdanee des d^s d* Bimn ,on rhantnit <**tte romplninte en franca is . 



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;.■:;.:-:. . " / ' . A'J 

Monsieur G.Bussiere a recueilli dans les environs de Sorges une chanson en francais melange dt 
patois. Cette chanson , qui est la reproduction a peu pies exacte de notre complainte , il I 'intitule: La 
Legende du Connetable de Bourbon. (Bullet, arch. _ ///.. /67.) Mais nous croyons que Von a cun- 
fondu le Connetable de Bourbon avec Vinfortune Marechal de Biron . A Biron mime, a Monpazier,a 
Capdrot ,a Belves,a Puyguilhem etc. nous avons entendu cette chanson sous le nom de Biron et sous 
le titre de Canchou de Biron. La version normande ,elle aussi,est conforme a cette donnee. 



C.-VERSION^£i& 
de Capdrot 



Assez lent. 




De.dans la Til - le de Pa-ris, II ya des mes.sieurs et des 




da.mes, DesComtes _ ses et des Ba.rons Re-grettant la mort deBi-ron. 



Biron montant sup l'echafaud 
Fit appeler son petit page : 
— « Petit page,venez,venez 
Pour voir Biron executer.* 

« Page,va-t-en trouver le Roy: 
Tii le trouveras dans sa ohambre. 
Tu lui diras de s'habiller 
Pour voir Biron executer.* 

Le Roy n'a pris ses beaux habits, 
A mis la teU a la fenetre, 
En se penohant sur son balcon , 
Regrettant la mort de Biron. 

— « Roy,ne t'en souviens-tu pas 
Du temps que nous etions en guerre? 
Je t'ai sauve la vie trois fois 
Sauve-la moi pour cette fois. 



« Premierement dans le Pie'mont, 
Deuxiemement dans la Lorraine, 
Troisiemement dedans Paris: 
Trois fois je t'ai sauve la vie.» 

—« Biron, tu as trop tard parte: 
J'en ai perdu la souvenanoe. 
Si tu avais plus tot parle, 
La vie je t'aurais bien sauvee » 

— « Ce que je regrette en mourant 
C'est de quitter ma pauvre mere; 
M'a eleve* si noblement 
Me voir mourir oruellement !» 

_« Biron, va-t-en tranquillement: 
Tout sera remis a ta mere, 
Ton poignard d'or,ton oheval blanc. 
Biron va-t-en tranquillement. » 



Cette chanson et la precedente neformaient a Vorigine qu'une meme chanson, c 'est evident : if **st 
mime tres probable qu'elle fut ecrite d'abord en franqais. Mais bientot les gens de la campagne , 
s'en emparant ,y melerent des tournures patoises qui la convertirent en jargon. 

Quoi qu'il en soit,il se rencontre dans ces deux textes mutiles des beautes dignes de V antique. 
Ce Biron que tous les prevots de France n'arreteraient pas t s } il etait arme de son sabre et de ses 
pistolets doreSyCes adieux mouilles de pleurs a son bon cheval et a son epee,la plus brave de tout 
le pays, le souvenir de cette mere qui Veleva si noblement , ces regrets du Roy qui voudrait sauver 
Vami,mais qui doit laisser perir le felon, etc. voifa des traits qui ne depareraient pas une chanson 
de geste. 



D.—.Comme tout ce qui a trait a Vinfortune Marechat de Biron est interessant pour le Per igord, 
nous aflons reproduir** unp chanson fort connue en Normandie et que nous avons recueilfie h Peri- 
gueuxi el le off re de nombreux points de contact avec les deux versions precedentes , sur tout avec la 
version de Capdrot. Evidemment toutes se rattachent a un meme type. 




Dans Pa.ris il ya un e - dit Qui de-fend d'al - lervoir la 




Rei - ne: CarquLcon - que y se.ra pris Soudain de mort se.ra pu - ni. 

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50 



Birun s'en fut droit a la Coup, 
Jouer aux des avec la Reine. 
N'ayant ni epee, ni poignard 
Biron ne pensait point de raal: 

II n'avait pas joue trois fois, 
Voila le grand ppevot qu'aprive: 
— «C'est toi,Mapechal deBipon? 
II faut te pendpe a la prison." 

Quand Biron fut dans la prison, 
II commence a pleurep ses peines: 
— « Je t'ai sauve la*vie tpois fois: 
Sauve-Ia raoi done une fois. 

«La premier ' fois dans le Piemont, 
La seconde dans la Loppaine, 
La tpoisieme dedans Paris: 
Sans moi t'aupais perdu la vie. » 



__.« Biron, tu as trop tapd paple, 
J'en ai perdu la connaissance: 
T'as ete ppis pap tpahison: 
Tu mouppas,mon ami Bipon.» 

_« Je ne pegpett' pas de mourip, 
Mais je regpett' ma bonne mepe: 
Si tendpement ell' m'a nouppi 
Gpuellement me voit moup_p.« 

Quand Biron fut sup l'echafaud, 
II apepgoit venip son page: 
_«Page,mon page,apppoche-toi, 
Qu' je te papP encop on' fois: 

« Lopsque tu ipas a Paris, 

Tu y veppas ma bonne mepe: 

Tu lui feras bien mes adieux, 

Dis-lui qu'je meups les lapm* aux yeux.» 



E . _ VERSION de PUYGUILHEM. Meme air a peu pres que celui de Capdrot. 




da.mesDesCom_tes.ses et des Ba. pons Re-gpettant la raoptde Bi.pon 



NOU GNO PA DE PUS HUROUSO. 

LES FEMMES DE SARLAT. 



Allegro. 



Manaurie. 



m*7 



p j> > 1 1 1 j ^ i p |i 1 1 i 1 1 i j r 



Nou gn'o pa de pus hu - pou.so Que loi fe'n . no de Chop. 




.la: Quanch'en van de lo veil . la -do Tpo-ben Ioup mo.pi oouit . za 




E 



tpa la la tpa la li de . pa pa Tra la la tpa la li de . pa 



Quan ch'e'n van de lo veillado 
Tpoben loup mopi couitza 
Lou paou*' home Ioup domando: 
_«Bpabo fenno, d'oun vene?» 

Lou paoup' home Ioup domando : 
-_.« Bpabo fe'nno, d'oun vene ?» 
_«Veni de lo pebeypeto 
De bouta 1'aTgo pel ppa. 



—«<Veni de lo pebeypeto 
De bouta PaTgo pel ppa 
Chi tu podey pa jou opeype 
Tasto ohi mouTpe choun tzaou. 

Chi tu podey pa jou cpeype 
Tasto chi mouTpe choun tzaou. » 
Lou paoup* home louT li tasto: 
_i< Bpabo fenno, morto che. 



Lou paoup'home lout li tasto: 
_«Bpabo fenno, mopto che 
Ne fal na chepca lou ppeshtpe, 
Lou ppeshtpe e lou chmtzien. 

Cette chanson est connue dans la Correze sous ce titre ? La fenna de Seilhac. 

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A.-OQUEL QUO FA LO CONCHOU. 

CANTORANO ET LA BERGERE.(MOISSONNEUSE) 



1W48.3B 



j^tf i r 



L i fr \r* 



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IJE 



MTrffCfrr 



fe* 



Spc=^1 



51 



Manaurie. 
Rail. 



8 



0- quelqu'o fa lo con - ohou Del tzoTne Can. to - pa . no 



EI chey cooucha,ch'es hobilla 
Ch'en vai pel lo reviero. 

choun comi n'o roncountpa 
Uno belo beptziepo. 

_«Adiou, beptziepo, adiou Lea: 
Podey gopda chouleto ? 



(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 



Toutzoup Cantopano pepdio, (bis) 

Lo beptziepo gognabo. (bis) 

Toutzoup lo beptziero dijio: (bis) 

_« Pago - me , C antorano . (bis ) 

_«Doumo lo fiepo es o Belmoun, (bis) 
Tronba-You Py, beptziepo. 



_"Maiou chouleto nou chey pa: (bis) 
Yo los aoutpo beptziepo. (bis) 

_« Beptziero, Yoodrey-tu tzouga? (bis) 
VoT tzouga o los oapto? (bis) 

_«Ma nou cherto:you tzogui pa (bis) 
War d'ortze'n ni mounedo.» (bis) 

_« Beptziepo, ma qu'otzia de* Pop, (bis) 
Fopen de lo mounedo.» (bis) 

Cantorano espan choun montelj (bis) 
Lo beptziero oh'ochieto. (bis) 

Deou on tzouga maT petzouga (bis) 
De d'un soulel o Paoutpe: (bis) 



Cantopano g'no pa raanca, 
Ma ohi obe lo beptziepo. 

Tout o Pentrado de Belmoun, 
Domando lo hertziepo. 

Un piti fpepo qu'elo n'o 
Tpo bien pespoun pep elo: 



(bin) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(his) 



— «Hiep,mo chop perdfe ohom moutou(fcw) 
BPes ol boT que loin chepoo. (bis) 

«Quan ohou'i raoutou aoupo trouba (bis) 
Elo Tendpo o lo fiepo.»» (bis) 

Lu-j-o chePoa,lu-j-o trouba, (his) 
Obal pel lo peyiero. (bis) 



Chanson usitee dans tout le Sarhdaissdans la paroisse de St Cyprien on trouve le village de Can - 
tomno.Ces trois variantes ont de l y analogie avec le huitVeme mode du plain- chant t leur cadence //- 
hnlf frappe par Vetrangete. 



B.-VARIANTE de BEZENAC. 



C. -VARIANTS de MARNAC (St Cyprien) 
JSS. 



RaJl r ja~ l ' 2* ' 



jit T i r.r. i'-"i: i r ^P ii W *l i n r m r ir> j 'i p 



Che.luiquio fei u - no chianjchon D'iin fzoilne Can-to - pa . no. .no. 



4._QUAN RENO DE LO GUERRO YIENT 



Manaurie 9 Monpazi**r 



m *«. fiini.j ^i^pp p i j. m ■h j _\ JiJi i j 5 i 



QuanRe.no de logueppo Yient,Popto chouV ren-tre j-o lo main. 



Cho mep'epo din choun tzopdi. 
Que Poregardabo reni: 



_ «Mo mepo,faites-moi mon lit, 
Que mo fenno no chasque pe. 

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52 



•' Foje-lou naou,foje-lou ba, 
N'aT gaire o Py demoupa.» 

Quan ne yengue lou me'tzone, 
Lou paoure Renu trespoche: 

_«Dites done, mo Mero,mo mie, 
De que puren emperoqui ?» 

— «Mo fil!o,coT lou tzobal gri, 
Que n'ey mop dedin l'esoupi.» 

Quan ne vengue lou l'emmoti, 
Que lout menugie ehoun oqui: 

_«Dites dono,mo Mero mo mie, 
Cu coT que tusto' mperoqni?* 

— «Mo fillo,ooi louV menugie 
Que adoben lou-j- eshcolie.» 

Quan ne vengue lou l'emmoti, 
Que lou popten encheveli: 

_«Dites done, mo Mero mo mie, 
Cu 001 que pach* empepoqui ? 

_«Mo fillo,cof la ppooession 
Que fai lou tour de la maison.» 



Quan Te'ngne lou dimmen moti, 
Que lo Mecho fal na ooubi : 

— w Diga doun,mo Mero mo mie, 
Cal habi ppeni o'i moti?» 

_«Ppe'ne lou blan,ppene lou gri: 
Lou noip chipo lou plu joli.» 

Tout e'n o lo Mecho onan, 
Lot Bertziero opedaboun tan: 

— «CoT, lo fenno del boun Reno 
Que n'enteVepen hiep moti.» 

_« Diga doun,rao Mepo mo mie, 
De que opedoun empepoqui ? 

_«Mo fil!o,en o lo Meoh' onan, 
Chen fal pas na en esooutan.» 

Quan o lo gleytzo ohoun esta 
N'an vi lou tombeau fpesquetza: 

_«Diga doun,mo Mero mo mie, 
Cu enterepoun hiep moti ?» 

— «Mo filloJ'aT toutzoup ootza, 
Me podi pu te jou ootza: 



« Oqui n'ey lou paoure Reno 
Que n'e'nterepen hiep moti.» 

Ce Renaud , — d'aucuns disent Arnaud,d f autres Roland, a Monpazier par exemple,- ce Renaud 
n'est autre que le paladin des chansons de geste appele Renaud de Montauban , Vun des quatre fils 
Aymon.Suivant les versions franca isesde cette ballade, Renaud est tantot un roi, tantot un seigneur, 
tan tot un infant d y Espagne , tantot un simple soldat . Renaud revient chez lui blesse a mort s sa mere 
lui annonce qu'il est pere d'un fils, mats cette heureuse nouvelle ne le rejouit pas et il demande,comme 
dans notre ballade, qu'on lui prepare un lit. La scene change et nous assistons a un dramatique dia- 
logue entre la mere de Renaud et sa bru.Celle-ci sHnquiite des bruits insolites qu'elte entend, mais 
sa belle-mere cherche a les lui expliquer d'une maniere rassurante. Enf in, pressee de questions, celle- 
ci finit par avouer que Renaud est mort.Suivant un grand nombre de versions , la jeune veuve declare 
qu'elle va entrer dans un couvent: d'autres fois, la complainte finit par ces quatre vers si touchants: 

Ma mere ,dites au fossoyeur 
Qu y il fasse la fosse pour deux, 
Et que Vespare y soit si grand 
Qu'on y renferme aussi Pen f ant. 

(Petit romancero espagnol, par le Comte de Puymaigre . - Chants populaires du pays Messio,p./.. 
Romancero de Champagne, t.ll , p. /?5..Almanach de Boulogne-s-mer pour 1868, p. 110.— Noels et 
chants populaires de la Franche- Comte, p. 88 ,N? 20. -Bulletin du Comite de la langue,f./.p.?53- 
Revue Critique, t. /.p. 302, t. II. p. 127.287.) On retrouve le meme theme en Allemagne,en Italie en 
Espagne, en Suede, en Norvege,etc. 

Dans les Cansons de la Terra (t.III p. 171. 159) on trouve deux romanzes Catalans, — Don Juan 
et la Bonne Veuve — dont le theme est identique a celui que nous venons de donner. 

La chanson de Renaud est le type classique de la chanson populaire. Dans les multiples lemons 
qui nous viennent de toutes les provinces , Monsieur Gaston Paris voit comme autant de variantes 
d y une version primitive celt i que. 



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53 



B._ VERSION DE MT LOUIS de LAMOTHE . 



Un jour t au faubourg S? Georges de Perigueux, Monsieur L. de Lamothe entendit chanter en 
franeais la chanson de Renaud par la fille d'un de ses anciens metayers et cette fille Vassura que 
dans nos campagnes on ne la chantait qu'en franqais. Mais notre version patoise dement Vexacti - 
tude de cette assertion: en tout cas,la chanson franqaise palit devant le texte colore du patois. M<jh- 
sieur de Lamothe conclut de deux vers en langue d'Oc inseres au milieu de la chanson que Renaud 
de Montauban,ses freres et son pere , appartenaient au midi de la France et peut-etre a VAqui- 
taine. (Annates de la Soctete d'Agriculture,- t.63, p. 180. - 1891.) 



Quand Renaud de la guerre Tint 
II tenait son ventre a la main: 
— «Mon fils Renaud, rejouis-toi, 
Ta femme est aocouohe'e d'un roi.» 

— «De ma femme, ni de mon fils 
Je ne puis etre rejoui; 
Oh! qu'on me mette dans un coin 
Que l'accouchee ne me voie point. » 

_«Ah! dites-moi,mere ma mie; 
Qui dono gemit tant par ici?» 
_«Ma fille, c'est le cheval gris 
Qui se meupt dans son eourie!» 

_«Ah! dites-moi,mere ma mie, 
Qui oogne si fort par ici ?» 
— «Ma fille, o'est le menuisier 
Qui racoommode Pesoalier!» 

_«Ah! dites-moi,mere ma mie, 
Pourquoi tous oes ohants par ioi?» 
_«Ma fille, o'est la procession 
Qui fait le tour de la maison.» 



— «Ahf dites-moi,mere ma mie, 
Quelle robe mets-je aujourd'hui!- 
— «Prenez le blano,prenez legris, 
Le noir vous sera plus joli:» 

— «Ah! dites-moi,mere ma mie, 
Irai-je a la messe aujourd'hui?** 
_«Non,ma fille,pas d'aujourd'hui 
II Taut raieux attendre a mardi.» 

Les bergeres qui sont aux champs 
Repetent a tons les passants: 
— «Veyqui la fenno daou Seignour 
Qu'enterraTeroun l'aoutr^ zour.» 

_«Ahf dites moi,mere ma mie, 
Que disent dono oes femtnes-ci?» 
— « Elles nous disent d'avanoer, 
Que la messe Ta commenoer.* 

— «Le beau tombeaufle beau tombeaut.. 
Renaud en aura un plus beau!» 
— « Je ne puis plus te le oaoher, 
Renaud est mort et enterre ! » 



Elle a pris son grand voile noir , 
Elle a pleure jnsques au soir, 
Puis elle a dit:« De profundis, 
Que son ame aille en Paradisf* 



C. -VERSION MELODIQVE DE LA NORMANDIE } texte etahli d'apres la version critique de. 
George Doncieux sur un manuscrit de la Bibliotheque nationale. (Deuxieme Recueil de Julien Tiersot.) 
Puhliee avec Valorisation de Vauteur et de Vediteur.-(A\i Menestrel, 2^l s rue Vivienne.) 

Mode re'. 



^ 



» •, j | Mf p>p n i ^ i g g i f g fy 



Le Roi Re-naud deguer-re Tint: Tient ses en -trail -les en sa 



jlfr p ^ J-Ji Ji i(" p (i h i J. p pp p J 1 M U 1 " 11 



main. Samere e-tait sur lescre.neaux,Qui Tit Te.nir son fils Re - naud. 
2?C0rPLET. 



fV if j i g h i r - p*p p ' r' P P nir r r^ 



& 



— «<Re-naud,Re- naud, re-jou-is - toil Ta femme est ac _ cou-che'd'un 



^m 



f m Ji i J- p p p i f p -j 1 J 1 1 j^ j \ m i 

»mm'ni de mon fils. Je ne sau_rais me re.jou «. ir. eto. 



H 



P 



roi.»_«Ni de ma femm'ni de mon fils, Je ne sau_rais me re.jou «. ir. eto 



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54 



NM9 b J s 



CHANSON DE JEANNE D'ARC. 



Nontronuuis . 

Beaucuup de chansons historiques du Perigord ont disparu de la memoire du peuple . 

Les Archives de Per igueux font mentionje 8 Sept. 7397, rf^una chanso que avian facha al seti de 
Montinhat.* (Au siege de Montignac.) C'est en vain que nous Vavons cherchee. 

Jeanne d y Arc fut en honneur parmi nous. Les erudits nous ont appris que le 18 Lee . 1429, les 
Maire *t Consuls firent chanter une messe pour remercier Dieu des « grans miratgles que eran es- 
tat fach en Fransa per la venguda duna pioucela (la pucelle d' Orleans), qui era venguda anostreSier 
lo Rey de part D\ou.» Le peuple avait garde le souvenir de ces evenements prodigieux. 

Voici,sur cette noble heroine, un fragment de chanson tres precieux qui nous a ete signale parMT 
le chanoine Granger, cure de Chateau-UEveque mLa memoire de Jeanne d } Arc,dit MV de Laugardiere , 
e'tait autrefois vivace dans nos campagnes,ou I'on chantait a la veillee une sorte de Complainte en 
patois, dans laquelle il est question d'une bergerette qui t du premier coup de sa quenouillette, fit 
tomber le roi d'Angleterre et dont nous ne rappelons que ces quelques vers: 



*Daou prumie co douna , 
Piti Rey to umbo a terro, 

Que doun, 
Que dit-elo doun ? 
Piti Rey toumbo a terro ! 



« Couraze ,mous omi, 
Nou n > aouren pu de guero, 

Que doun , 
Que dit-elo doun ? 
Nou n'douren pu de guero. 



«Lou piti rey ey mor, 
Piti rey d'Angletero, 

Que doun, 
Que dit- elo doun ? 
Piti rey d'Angletero .» 



(Bulletin archeologique,XXII. 437.) 



NJ5CK 



TRAL COSTEL DE LO VERMOUNDIO 

LA BERGERE ET LE FILS DU ROY. 

Z5^ f[f7\ 



Thonac, Manaurie. 




Tral Cos.tel de fo \ermoun-dio, ChiPTncon.to ber«tzie_ ro 



Che ne' canto to claromen: 
Rech^mblo doumeyzelo 

Lou fil del Rey n'e l'entinde 
De' choT naoutoi fenestro: 

— «Pero,Mero,venez aoubi 
Conta'no doumeyzelo.* 

_*Moun fil, doumeyzelo n'ey pa* 
Que ooi nostro bertziero.» 

El n'opelo ohoun veyletou 
Que bride lo oonayo: 

_«Moun meshtre, j'oun boule na 
Quan prene lo oonayo ?» 

—•You voli ona ol tzoli bo'i 
Ooubi oonta bertziero.» 



Me de to loun que lou betze 
Cho conchou r£baiohabo 

_«Ocabo,belo,to conohou, 
Nonvelo moridado.* 

_« Coumo , paourOjl'oocoborioT, 
Paouro deshoounohoulado ? 

• You a^moun Frer' aT moun omi 
Tut douT mor o lo guerro!» 

— «Diga,beIo,lo verite: 
Cal plantze mai,lo belo?.» 

_«Plantze be bien moun bel omi, 
Me planfzi maY moun frero 

«Can moun bel omi me botio, 
Moun frero me gordabo.* 



Pour les paroles ,confrontez avec Darre lou castel de Mounbiel . Dans la Commune de Manaurie, 
il y a des traces d y un repaire noble dit: Costel dt. Io Xermoundlo. Egalement ,non loin de Montignac.il y 



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55 

a un castel de la Vermondie sur lequel on raconte cette curieuse legende. 

Il y a bien longtemps,bien long temps , la nguissait dans la tour d'un vieux castel un prinre in - 
fortune .Or chaque matin ,sa jeune fiance'e passait co?nme par aventure et levaif ses beaux yeux 
vers la plus haute fenetre. Et tant plora la douce enfant qu'un jour la tour emue s'inclina sibas, 
si bas que les deux amoureux purent echanger le baiser des epousailles t et depuis fors , le passant 
etonne contemple la Tour penchee.— I/nt autre version intervertit les roles. 



TURMNE,TU N'ENTRERAS 

ADAPTATION MUSICALE. 

N?51 



Et lui,et puis toi,Beynao, 
Et le bpavache Boupgolles 
Et raille pepsonnes folles, 
Sous Pavengle Salignac. 

Salignao, dedans Sarlat, 
Endepte iusqu'aux oreilles 
Fesoit accpoire,a raePTeille, 
A tous,pap son caquet fat. 



— «Monseigneup,ils sont a vous, 
Disait-il,ce sont canaille; 
Cap ceste foible muraille 
Ne soutiendpa pas dix coups. >' 

Nous ipons tous assiegep, 
A nostre toup,ton village, 
Toi qui pensois du pillage 
De Saplat,Saplat payer! 



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5U 



Nous envoirons au Sabat 
L'hideuse et vieille sorciere 
Qui^d'une colere fiepe, 
T'envoya coutre Sarlat 

Tu paine et tes compagnons, 
Cuidant mettre tout en poudre 
En un moment, par la foudre 
De six ou sept canons. 

Dans Pespaoe de vingt Joups, 
Tu n'as gaigne que peine; 
De ta gloipe tpop hautene, 
Rien n'ont peii les subtilz tours. 

Turaine, fort depite, 
lure Dieu,cent foys blasfesmej 
Preins d'une colere extresrae, 
De teste nostre Cite 

_ «Maudit,dit-il,soit I'auteup 
Du siege tant inutile, 
Et quijd'assiegep oeste ville, 
Fust le premier inventeupf» 

Tu as, pap punition 
De cette gloipe ^clipsee, 
A fame ta brave arm^e, 
Perdu ta munition. 

Nous mangeons les gpos ohapons, 
Les poulles tendres et molles, 
Et tes soldats les virolles, 
Les boles et les oignons. 

Toi,montepas-to a l'assaut 
Avec tes six oents gens d'apmes ? 
Refpoidies sont tes apmes, 
Tupenne ,beao te font I 

Les tiens te font dono hoppeup 
Qui, dans nos fosses, font garde! 
Ton oeil de loin les pegapde: 
Ton ooeup est gele de peur. 



Turenne, compte tes gens 
Qui vinpent poup fep la gueppe 
Engpaissee est notre teppe 
Poup le moins de quatre oents. 

Limeil iupe a son cousin 
Que, pap sa ruse subtile, 
II entrerait dans la ville: 
Mais il n'estoit pas prou fin. 

_«Op ga leup dit-il,il faut 
Que je fasse l'assemblee 
Des ohefs: puis d'une voulee 
Vous ferez donner l'assault.» 

Mais Fenelon, oognoissant 
Ceste tpahison felone, 
La bpeohe point n'abandonne, 
Repoussant l'effopt puissant. 

Fenelon, pap sa veptu, 
A, des tonnantes bombapdes, 
Des piques, des hallebapdes 
Le fort pouvoip abattu. 

Fenelon et Lafopest, 
Pap leup vaillanoe animee 
Ont a l'huguenotte apmee, 
Hops le mup donne Pappest. 

Tant que Fenelon sera, 
Et Laforest aupa l'ame, 
Venip l'huguenaud infasme 
Contre Saplat n'osepa. 

Mais poup en faire la fin 
Turaine, mau I gre ton ooupaige, 
En Noverabre , oe dommaige 
T'est cause pap le destin. 

Tu pegus sup ton beau front 
Devant Bekes, Paultre anne'e, 
Pap semblable destinee, 
S'il t'en souvient,mesme affpont. 



Chanson tire'e du chansonnier de Maurepas.(M* de la Bibl . nationale.) Composee par un Sarla- 
dais,a I'epoque du siege de Sarlat, sous la Ligue ( 1587 ).Ce siege dura 19 jours ,du 25 Novemhre 
au IS Decembre 1587 ', fete de Si e Lucie. La ville fut def endue , contre le vicomte de Turenne, par 
I'Eveque Louis de Salignac et les Sieurs de Lamothe — Fenelon, de Gaulejac,etc .. II ne faut pas 
ronfvndre ce vicomte de Turenne avec le grand Turenne ,marechal de France, (16/1 - 1675 .) 



UN CHEY,Y'0VI0 GROND' OCHEMBLADO 

UN SOIR IL Y AVAIT GRANDE ASSEMBLEE . 



N?52.: 



Unchey.y'o-vio £rond'o_cheni.bla-doD)nl'erab£ 



im 



Pe'rigueux* 
' !■» suite 



: manque. 



ncney^'o.vio grond'o_chera.bla-doDinl'eraba de Grato-fou-zie,etc. 



J i 1 f I 1 '!, 

Lo cha-lo n'e 



mm 



tstm 



wm 



Lo cha-lo n'e - po oy_ cley_ ra - do D'iin viey qo - ley ohup iin pi 



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57 




. ma.doiChembla-yen de viey es.to - fie Clo_ga din lou foun d'uncle.di£. 



Zontipou, paro-me lo couado, 
Lavo-me vite qui legou, 
Fpicacho-me qui gapdeygou, 
Orrojo-me quelo cholado: 
You joU que l'oli de nou 
Faje lnji moun bobignou. 



ZomaV n'on vi talo pijado, 
Quon-t-on vi entpa Gopoouhie, 
Pico ,Tiene, trey ehapzetie: 
N'entpen lo gueuP enfopinado, 
Che dijen deyputa goouji 
Pep lou-j-eyvpogna doou Bapi 



Lou-j-u von ga lo bel'Hotecho, 
Lou-j-aoutrey o lo Cpoo doou Duo : 
Ma lou veypia' na pep troupeou 

Oou bal doou Faoupe m 

Lou que n'o fai quelo §onchou, 
Ruo Taillofap,numepo dou. 



Cette chanson fut composee par Michelet,fameux traiteur perigourdin. 



V..SDJETS DIVERS; 

Armee, Marine, etc. 



4_DECHU LO GRABO DE BOURDEOU 

MARTHE. 



Manauri*' 



MS 55. 



|»iMf r t p r ' ' g p i r r i p r r 

De.chu lo fi-pa - bo de Boup _deou,De_chu lo gpa - bo de Bot 




- tpo ch'y pep . me.no, La La, LoMap.tpo ch'y pep.me - no. 



MaT po bien 1'yche' pe'pmena (his) 

Que degun l'oppgardo. (bis) 

Che fai" b'iin piti mopinie (his) 

One toutzoup Poregardo. (bis) 



Lo Maptpo n\> lou pe_looutzie, (his) 
N'ey toumbado din PaTgo. (his) 

—"Odiou, Maptpo, loT mio j-omoup (his) 
Te pandey peyohouniepo: (his) 

«Lou prumie pey qu'otropopa, (his) 
Porto lou o toun pero. (his) 



— * Mopinie,qu'opegapdey- tn ? (his) 
N'oregapdey- (u PaTgo ?» (bis) 

— «Maptpo, t'opegardi-o-tu : (his) 
Maptpo, t'omoup m'ogpado.w (his) 

— «Morinie,chi m'omoup tu vo, (bis) 
Tzogo'n paou to guitapo.» (his) 

— «Mo guitapo voley oouvi ? (his) 
Entro din mo gobarpo.» (his) 

« Chi to chopre nou_lou vol pa, (bis) 
Topno lou dedTn PaTgo. » (bis) 

If est interessan1 de remarquer hi similitude et l* grand nomhre des for mules mrneures. 



"Chi toun pepo nou lou vol pa, (his) 

Popto lou o to mePO: (his) 

« Chi to rnero nou lou vol pa, (his) 

Popto lou o toun fpepo, (his) 

Chi toun fpero nou lou vol pa, (bis) 

Porto lou o to ohoppe. (his) 



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58 



B.-DECHU LO RADO DE BOURDEOU 

LE BEAU NAVIRE DE BOROEAUX. 



Manaurie. 



n f'r r i r r r?r i r r r r T r - m r r 1 11 1 § 1 1 ' iT Ti 

De.ohu lo pa-do de Boup.deou De.chu lo ra_do de Boup.deoa 




Io'n na.Ti- re que n'ey tanbpa-be, Io'n na-Yi-pe que n'ey tan bpa - be. 



ToutoY loT damo de Boupdeou (bis.) 
Ban beyp* oquel noyipe brabe. (bis) 

— «OT! mopiniefOFf mounomi! (bis) 
fipan Diou! que toun noviVey bpabe!*»(fers) 

_«TzoTno darao,ohi epa dedans, (bis) 
Chipio be enquepo pu brabe. »> (bis) 

Lo damo n'o Ion pe' lo~outzie: (bis) 
Din lou novipe ch'ey lonohado. (bis) 

Lou novipe ches omouda: (fci.s) 

Ch'en yaY dret o Boupdeou pel Pa'igo. (bis) 



_«PaouPo,que ne dipan lo tzen (bis) 

Quan me beypan ohoulo chu PaTgo&(6f\s) 

_«Paoupo de Diou! dipan pa pe: (bis) 
Creyran que oh'e lo mio fianchado.»(6f.s) 

—•Paoupo de Diou! nou ope'ypan pa (bis) 
Que cbio to tzoino mo pi dado. » (bis * 

— "Touto fillete de quinj'an (bis> 

N'ey pa tpo tzoino mopidado.* (bis) 

— «*PaouPo de Dioutiou louj-aT be, (bis) 
maT nou oh'ey pa mopidado.* (bis) 



A remarquer la cadence dorienne : de Bourdeou et la cadence phrygienne : que n'e'y tan brabe. 



DIN L'AOUBERGNE. 

LE CAPITAINE ET LE 6ENTIL SOLDAT. 



Pres de VAtjenais. 



N2 54. 




DTn PAoubeP-gne yo'n oa.pi _ te.no, N'o 'no tan be-lo ooumpa.gno. 



Lou pu tzantil choulda que meno (bis) 

Regpeto tan de ch'en ana. (bis) 

Choun Capiteno Py damando: (bis) 

_« Tzantil choulda, que pegpeta? (6i\s) 

*Regpeta bou paype-j-eu mayre (bis) 

Ou lou cami d'ana ta loun ?» (bis) 



_«<You pegpeti paype ni maype (bis) 
Ni lou cami d'ana ta loun. (bis) 

«You pegpeti 'no tzoTno fillo (bis) 

Que me proumete choun omouP.» (bis) 

—« Tzantil choulda, topno lo queppe (bis) 
Torno lo queppe; meno-lo.n (bis) 



DIN LOU PRINTEN 

DANS LE PRINTEMPS. 



Lalinde. 



Dm lou printen lus oou-jel oan.ten Lou mo . ti: cot pep che pe.zou - 




o loou.be.to e lo foou-ve'-to E Poou.riol e maflou pou.chi - 



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59 




^M 



gnol; E-lasf qu'aou-yoT pla-ge, D'aouJ)i loushan.tre',chi ire_pi de le.ge,Chi 




n'e - po his an - neon, Que me pep.che.cu -ten tou.to la neou 



Dedin Pestiou,Iou san deou poT 

Pepmefio de culi caouqtie gpen; 

Nostpo fillo son lo pastoullo , 

Toup en tour ne oounten lonp omoup. 

You,paoupe raalepou, 

N'aT pa, you, pap d'iin plage ohi dou; 

You fdou re que dzemi, 

Doun l'ingpato n'o pa de coumpochiou. 



Din Potono lo bign'ey bouno, 

LuT pojin choun touT ppest'o ouli; 

Tout ey counten,lou dzu deou ohermen 

RezouT presque tout Jus esppi; 

Peou esppi counten 

Saquo ohojou o chus omujomen, 

Et lus eraan tpanohi, 

Pe lo douloup ohoun touzoup chulpensi. 



Dedin PhiYep,lo fpe glaciola, 

Lou zeou n'ey tou courao deou cpisteou; 

Me d'dougelie tou ppe dooTi fou ye, 

Yo plage d'entendpi fa luT counts. 

— *A vous aoutpey,gaPQOU, 

Oza piota de^moun ohop molurou! 

N'ozey zomai d'amoup 

Pe la droula,qu*an lou cup ol Peboup..* 



il.-DOBAN BOURDEOU 

LE MAITRE DU BATEAU. 



Manavrie. 



MS 56. 



jtm g p m g rjOV r p m i» gp 



Do.ban Boup.deou ohoun lou7 bat-teou, Do.banBouP.deou ohoun louT bat- 



{) 1 (i p p i r g r P ip zjft p i r I r, p ^n=f=mi 



.teou, DoJ)an Bla.yo choun loT go.bap.po DoJ>an Bla-yo ohoun lot go.bap.po. 



Lou gouTepnur d'aqueou batteou 
Ey net e tzoup pel los ooutbeptzo 

Toutzoup lot cartos o lo mo, 
L'op e l'optze'n dechu lo taoulo. 

— •L'ooutecho toutzoup li dijio: 
Ne faje bien de lo deybaoutzo.» 

_« Ne fasqui paou,ne fas qui ppou, 
Degun pepaporo moT faouto: 

•Fopo lo teppo del soulbie; 
Elo pepapopo moi faouto 

• Che queloqui popai^jooubi 
Li boutopen lo de loT gpantzo 



«Che tout ooo po pa i 9 ooubi 
Ye boutopen bios e oappeto 

•Che tout ooo po pa i' ooubi 
YoT m'en anipaT o lo gueppo. 

«Quan de lo gueppo toupnopai 
Belo,ne chia pa moridado.» 

Quan de lo gueppo chey toupna 
Tpobi lo belo mopidado. 

Mooudi lo ne,m6Tudi lou tzoupt 
Omai lou mestpe de lo gueppo f 

lo gueppo fuechi pa' na 
OouyoT gu l'omoup de Chujanno. 



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60 



B.-VEkSION CjB MARNAC . 



harmonisation de MTle Chan.BOYER 




Do-ban Bour-deuu ohoun lu bo _ teou, 

rf^a i JlJ i .i -J i M J i l-J 



Do.bau Bour-deou choun 




- ro, Do-ban BIa»yo choun loV go_bap 



PO. 




ENTRE LO REBIERO E LO MER 

LA PALOMBE. 



Pres de I'Agenais. 



N2 57. 




En - tre lo re - Hep' e lo 

? COUPLET. 




Au Refrain 



- lou-mo que dep, AY bi la test' a la pa - lou- mo. 

AT bi lou be de la paloumo 
AY bi lous el a la paloumo. 
AY bi lou ool a la paloumo. 
AY bi Palo de la paloumo 
AY bi la camb' a la paloumo 
AY bi lou pe de la paloumo. 
AY bi l'appiou de la paloumo. 

Melnfiif fort anrienne probablement : en tout ras , bien rnrnrt^t istique . 



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61 



LA-BAS DIN QUELO COUMBO. 

LA VIEILLE ET SES FROMAGES. 



Perigourdin. St Pierre 
de Chignac. 



N2 58. 




La.bas diu que-lo coura-bo, Le.To touu co-.pu.gou, Tieil-Io, 




Yo - tio . t'u.no ineid. zou, Le-YO toun oo - pu - qou 



B yoYio-t'uno vieillo, 
Fojio daou froumodzou; 

Ma lou tsa lo regardo, 
N'en fojio choun rounrou. 

j'N'y boutey poin lo paouto 
N'aoupia daou tsombo!ou.» 



RPih boute pas lo paouto, 
Ma bien lou bobignou. 

De padzo,de coulepo 
N'en tounde ohoun rainou. 

N'en ogue ton de lano: 
Fogue tpey coutillou 



_ L'AOUJEL QUE MAI MOGRADO. 

LE ROSSIGNOL. 



Manaurie. 



ib5». m i 1 1 m w i r g juf r r m p t i r=r 

I/aou-jel que maim'o.gra.do CoT lou POu.chi-gDou.le, Que n'eydin lo bpou. 




-dis«quo,Que faV pe-talou be;Cou-Patze moui gop-chou, You chey din lou bouy.ohou 



Lous uzurie ch'enpatze'n 
De m'e'ntendpe conta : 
Lou diable lou-j-eshopaje! 
Co po pa pe Ioup fa, 
E oo lour fai pa pe, 
Quan iou m'intze moun be. 



FilloT,prene couratze: 
Veyqni lou me de mai, 
Beben ne' de bour biatze, 
Nou-j- ennibrian tzoma'i 
Cap tzoraai lou boun i\ 
Nou-j-o fa lou tzandji. 



Cet air fut compose a I'occasion de la mort du Due de Guise ( /S63 ) 

Qui reut ouVp chanson? 
C'est le grand duo de Guise 
Et bon bon bon bon 
Di dan di dan bon, 
Qu'est mopt et enteppe. 

Le parolier de la chanson de Malbrough a utilise I 9 idee et le teste de la chanson du Due de Guise, 
ma is non point Vair.L'air que nous donnons ici fut adapte phis tard a notre teste patois, puis a la 
chanson : J % hi perdu mon ane et au vieux Noel franc % ais : Noi»l nouvelet. 

*Un compilateur du J8K siecle,cite par Vabhede la Place , a demontre que la chanson surlamort 
du due de Guise, ehantee dans toute la France par les Huguenots, etait Vouvrage de Theodore de Be ze 
et que la fameuse Complainte sur Marlborough est un plagiat de eelle de Theodore de Beze.» \H.d* 
Balzac, — Catherine dp Medicis, p. 2/7.) 



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62 



B— VERSION moios bonne. (Perigourdin) 




L'aou-jeou que mieym'o-gpa-dOjQuey lou Rouchignou-le Que n'ey dinlobrou. 




-datso,que faT pe_ta lou be: Cou.pad.ze,raougap . chouf You ohey din moun boueychou. 



L'AOUTRE TZOUR ME PERMENABI 

CHANSON OROLATIQUE. 
Allegro. 



Ma 



N2 60. 



rf*i>'p 'ir r if r ejif'J'J'iy p p J ir i> n 



L'auutpe tzour me pep_me-na - bi tou lou loun d'iinpi-ti ppa,Che.lou 




na.ni.na - ni, Tou lou loun d'un pi- ti ppa, Che. lou na.ni . pa 



Rancountperi uoo gponouillo, 
Ed cho oouo dolian lou ppa; 

Rancountperi un bel lima 
Que y'eydab* o fenetza; 

Rancountperi uno gleydzo 
LoV cpabo contaboun xespp' 

Lou bou n'epo en oodiepo: 
Epo quf pel Ioup ppe'fsa 

Chelou naninani,- Chelou nanipa sont des onomatoptes . 



Lou lou n'ep'olo popto 
Que las entendio conta. 

_« Canto, canto, cpabo mougno, 
Chepbira pep moun ohoupaf* 

Lo poou monto o lo opabo: 
Che tzieto pel loi vitpa 
OhaI,dedin lo pperTo, 
Gn\> d^ tan beou-j-ognele 
Te fal lou-j'ona nrintza. 



A_L'A0UTRE TZOUR EN ME PERMENAN 

LA BERGERE AU BOIS CHARMANT. 



Manaurie. 



met. 




L'aoutp^ tzoup en me pep»me-nan,De tou lou loun d'un boT tzap.man, Ai* pancoun. 

y Rqll. 



)',.m i j jij. i J'j j I j 1 1 , i \ n J'j' i j, i j .* ii 

~* 1 I 1. 1 A *\ r\ I ^-^ A 1 t > 1 



*' 4'* 



tpa iin aT-ma.blo bMzie - po Que con - ta - bo u-nocon.chounou.Te - lo 

EIo de to loun que m'o ti, BushoaiW que ooupa lou boi', 

Lo Beptzepo contabo pu: Ne coupia pa d'oquesti bop 

_« Conta toutzoup,moun aimablo bertziero Ne ooupia pa lo bpanco de mo treillo x 

Conta toutzoup Tostpo conohou nouTelo.» 



PaouPO,coumo iou contopioV? 
Aoubi lou lou quey din lou boT, 
Aoubi lou lou din lou boT que fouillacho 
You n'aT bien poou que fatzedelrobatze. 

_Acr digne de ce Bois-Charmant dans lequel Vaimable bergere rhantait une chanson nouvelle 



CoT moun entpete p£p beoupe mo bouteillo. 

LouT medechi m'on ourdouna 
Beoupe PaTgo pep miel conta: 
Beoupe l'aTgo,iou m'en ohoucie pagaTpe, 
Beoupe del Ti oot miel moun opdinari. 



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63 



fi.-DIN LO RIBIERO. 

Meme air a peu pres que le precedent. 




DTn Io ri-tie 



po d'lin tor. men, Che gn'o iin tan hel paf . 



^ J j J, J J, I J Jljv J, IJ . J. J) J^ I J ^p J^ ^ M^esyarofes. 
-ohe BeJo bept-ziey.ponno oh'e y'o; Me.no choY bep.bi pa? - ohe. 



LO DZANO CHEY COUEYFADO 

LA JEANNE QUI AIME LE VIN. 



Mont f errand, S^ Croix 
de Montftfjssigeac . 



N?62. 




Lo Dza . no oheycouey - fa 



do 



En tpey pi. cie de 




Yi,Pa_ta-ti pa_ta_taQue ce_ci que ce - la En trey pLcie de \i 



Digon ne' lo ?aT veype, (bis) 

Ma Pieppe shoun ami, etc. 

— tf Adiou,mo paoubpo Dzano, (bis) 
Dijoun que Ta monpi » etc. 

-i^Noun pa beleou enquepo, (bis) 
Penshi n'e'n pe?eni,eto. 



w FaT me uno roustido, 
Oppojo-1o de vi,eto. 

«She n'en pest'uno goutfo 
Dipa que Taou mouri. 

«E roetpa shop mo tonmbo 
Un gpan papU esopi: 



«Quf dep lo paoubpo Dzano 
• Qu'eymayo tan lou ?i!»eto. 



LO PAOURO NICOULAOUDO 



Marnac. 



N!65. 



4 1 -" } 



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■f^t m v r 



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^ 



Lo paou . bpo Ni.cou - laou - do Tpo - bo tan bon Ion 

.1 



r r 1 M ' r hli f r b r | J - J| J fi 

' • l l i« /ill' i ~» /% 1 A i • 1 m 






bi!ClreiLni-bpo ca-do rao-ti: Ch'en bai 



fa'n tonp pep bi 
V. 




bo - quo qual-que oo:N'ondi que qu'o chu-j-es - do. Ch'en -do 



— "Diable chio lot goplotzo 
Que m'on fatzo tonmba! 
Non podi pa me leba.» 
ChoT hejinoT Pyoouppoun, 
Lo poptonn chu ohoun le: ibis. 
Oqui dep touto lo ne. j 



_ « Mo paoubpo Nicoulaoudo, 
JPou me chouy plo pens ha 
Que qoioon t'ep* oppiba.» 
_«Oquepo lo mefpijo: . 

M'o ppejo ton d'iin cop, -bis. 
Wo penchado m^n* al cpo. > 



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84 



Tout en mintzan oho choupo, 
Nou po lo detzepi, 
Que n'atz'iiu paou de bi. 
Choun home Vy bay querre 
Piiitou de chin pitzaou: J. 

maT di que gno bien paou . ; 



bis. 



_«Me dounia pa-j-o beoupe 

En d'aqueou e'squelou 

Que lu trobe to pitzou. 

gpandoT esqueloT 

Me plontze pa lou bi, i bis 

Que n'en beypen pa lo f i . » y 



A.-LQU VIEILLAR LI D0M0ND0 

PEU OE RESPECT POUR LES JU6ES. 



Perigourdin. 



N.64. 




Lou vieillar li do. mon.do: Que vi .Ton d'o . moup,De quaou po mTndza 




vou?R?.«Nou mTndzen douu po ne_gre»j.'Que vi.von d'o.moiiPjlou po blon nVy plo me-liour 



Lou dzuze 1'y domondo, 

Que vivon d'omoup, 

_«Tsabro, moun poyomen.* 



Lou dzuze li domondo, 
Que vivon d'omour, 
«Tsabpo,que plagney-tu?»R 

_<Me plague de mo coueto — «Trey pley ponie deopoto, 

Que vivon d'omoup, Que vivon d'omoup, 

Que vaT en ohooutiquon.» Pep lou quatpe ohapzon 

« Chi lou dzuze n'en volen, 

Que vivon d'omoup 
Oou t me bufopon.* 



B.-VERSION 

de Belves. - 






Nohs.tro Cra _ bo blan.co N'o 



po pu-j - ot 




pan, Ran. plan. plan ti . po . li 



an.plan.plan ti . po . Ian. 



On reprend toujours le dernier vers : 

Que n'eh tro-t-onado pel lus caou de Dupan. 
Dupan lo y ottrapo,mai lo faT-t-ossinna. 

MaT lo faT-t-ossinna pep lus quatpe chepzan: 
Lo opabo n'eh pa sotto,bet ol Papleman 

Ne_lebo lo gappo, s'ossito sus iin ban, 

Fat tres pe pel tzudze,iin pel lou liutenan: 

BaT tpouba lus Cosse,se ne boulion ooiitan: 
Lus Cosse lo pemepcioun fopt gpacieuseman. 



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65 



C. -VERSION DE LALINDE. 




(a nou,n\)-hian 'no cpa.bo,Lo co-hi-pou - lo - to, N'o. na _ bopoin-z-oou 




Qan,Lo co-bi.poo-lan, BPo.na-bo poin-z-oou gan,N\)-na-bo poin-z-oou qan. 



Ne yey be que tpo 'nado 

Pel loos caou de Dupan. (ter) 



Lo cpabo n'ey poin choto 
Ch'en bai ol Papleman.(fer) 



Tout en leban lo coueto 
Cb'ochieto sup tin ban. (ter) 



Dupan y lo otrapado, 

Gn'o foui'ta pep ch^n fpan.(ter) 

Fa7 tpey pie pla de cpoto: 
Oqui pel peyeman. (ter) 

La chanson de la bique existe aussi en patois s<iintongeaiside meme,on la trouve dans lePoitouM 
Br< tagne,la Normandie 9 etc . 



N'AI PAS ENQUERO MINDZA 

CHANSON DU MERLE. 



Sarladais, Perigourdh. 



N?65. 




meP-le,teppo de ppa, tin-.to_raa.PO mat lo -ley 



N'aT pas enquero mindza 
Lo coueto de moon meple 



A'l enquepomonn mep.le. 



LoT paouto. 



Lou fedze. 



Lo gappo etc. 



OBAL DIN LO REBIERO. 

LE PETIT CORMIER. 



W66. 



N'ey tan couyep de shoho bis (cormes) 

E beleou beleou j 

Que n'en petopo leou. ) 

Ye fouti iin co de peypo 

E beleou beleou > 

Ne tomb' iin plen tzopeou f 

Tres curieuse comme tonafite. 



Manaurie . 




piJi soulJ>a-peou. 



Vougui n'en m'intza uno bis 

E beleou beleou \ 

Cb'oppest' ol gouptzopeou. ) (gosier) 

Uno gouto d'oulibo bis 

E beleou beleou \ 

Chegpo lou obendopeou. \ ts (sentier) 



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66 



4.-0BAL DIN 

LES TROIS P 



LO REBIERO 

I6E0NS PRIVES. 



N?67. 




- hal din lo re_Lie.ro - bal din lo re_bie.ro Yo tres pit. 




. zou prLba, Lo.Ii.re.no Yo tres pit . zou prLha, La.Ji . ra. 



Gno tin qu'o Palo routzo (bis) 
L'aoTitre lou be dooura. (bis) 

L'aoutre pre'n lo voulado: (bis) 
Delaf lo mer ey na. (bis) 

(bis) 
(bis) 



Bai" fa cho repooujado 
Chubranoo d'ooulivie. 



Lo bronc' ero to cheoo (bis) 
Que gn'o peta tzouou pe: (bis) 

L'aoujel tombo perterpo: (bis) 
Chey tout eshcorcocha. (bis) 



Dogiin nou lou vaT Yeyre, (bis) 
Veyre ni counchoula. (bis) 

YVriotrey tzoTnoi* fillo (bis) 
Que lou ban councboula. (bis) 

Uno li port'o beoure, (bis) 
E 1'aoutro per mintza (bis) 

L'aoutro,blonco comijo (big) 
Per poudre lou muda. (bis) 

Che n'eri un ome ritse (bis) 
LoT forioT morida. (bis) 



R.-VARIANTE. 

(Sarladais.) 




Z'a. bal din lo Ri.bie.ro Gn'o tres oa.narpri - be, 
J! l Hall. ffs_ 




Fa . li.ra doun.de -no,Gn'o tres ca.narpri.be' 



Fa . li.ra doun.de 



OBAL TRA LOU CASTEL DEL REY. 

LES TROIS CAVALIERS. 



Bezenac, Manaurie. 



W68. 




O.baltra lou cas.teldel Rey Pa.cho gran.do co -vo.le.ri . o 



E Tin pacho trey covolie (bis) 

Que menaboun codlin lour mTo. (bis) 

Y'obio lou pu piti deou trey: (bis) 
El menabo lo pu tzontillo. (bis) 

Lous aoutre toutzour li dijTn: (bis) 
— «Golan,TOi-tu contza de mTo? (bis) 

— «Nou fara'i pa,reshpoundet-el: (bis) 
Qui codlin ne garde* oho mTo » (bis) 

—•Pren moT mal 
You tournoray o 

Interessante comme tonalite. 



En orriban o ehoun costel, (bis) 

Lou golan o bottu cho mTo. (bis) 

—•Que t'aT-you fa,tzenti golan, (bis) 
Quan tu battey to bouno mTo ? (bis) 

• Pren moT borio e moun costel (bis) 
E leicho-rae vioure countento.» (bis) 

_«OouraT toV borrio,toun costel (bis) 
maT chira toutzour bottudo.» (bis) 

o,moun cofre for:(6i\s) 
tza moun paTre.» (bis) 



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Vite 



67 



OUNT' A POCHA LO MOTINADO? 

LE MARI ET MARION,SA FEMME. 

Peri gourd in. • 
Usitee dans tout le Perigoi-d. 
9 



N2 69. 




Oun't a po - cha 



lo 



mo 



ti - na - do, Cor _ Men! mor - 




_«Epo 'nado sarsa de 1'aTgo, 
Jeju! raoun Diou,moun omi, 
Epo 'nado sapsa de Pa'igo. 

— «Qual orae quey que te paplavo?» 

—•Qu'ero wno de ma-j-omiza.» 

— «La fenna porten pa culota.* 

—aQu'ePO oho paoub* e'ntouptillado.» 



a po - cha lo mo - ti . na . do? 

_«La fenna porten pa moustacho.* 
_«D'uno mouro ch'epo fpetado.» 



_ «La fenna porten pa l'eypeyo.» 
— "Queyoho oounouillo que fiolaTo.>» 



_«VaT m'en sapsa 'no pleno chieto » 
—'Loa-j-ooojelou la-j-on minzoda.» 
— "Mopioun, te coupopai" lo teto!» 
_«Oppe,que foria-tu doou pesto?>» 
— «Lou zitoraV pap lo fenetpo.* 
— «Lou cey,lou ga n'en fopon feto.>» 



Usitee aussi dans la Lorraine , le Berry, I'Auvergne, la Provence. 

«C'est sur un air grave comme du plain-chant y dit Daudet dans Numa Roumestan, que s f execute 
ce dialogue musical.* Daudet le fait chanter par un de ses personnages qui s'interrompt pour s'e - 

crier i n (Ja ,voyez -vous y mes in/ants C'est bo comme du Shakespeare !..» (Numa Roumestan , p . 

I7S.) 



N2 70. 



PER NE FA NO BOUNO NOCHO 

POUR FAIRE UNE BONNE NOCE. 



Manaurie. 




Pep ne fa no boo-no no-oho, Ne oal fa'n boundeit-zu - 




-ti-do, l T n boun fe pep che col - fa En at - ten-den lou di - na. 



Pep dina Modamo popto 
lino ohoupo fatz'ol bio, 
Uno choupo fatz'ol bio, 
LoT perdi e IoT beccado 
Lo lebpe e lou lopln, 
Chan-j-aoulida lou boun Ti. 



Pep ohoupa Modamo popto 
Un gpan noumbpe de pousti 
Un gpan noumbpe de pousti 
Lou dechep e lo cbolado. 
Un gpan noumbpe de poustf 
Chan-j-aoulida lou bounvi. 



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68 



.4.-PETI YILATZE. 

L'AMOUR DU VILLAGE. 



Sarladais. .. Usitee aussi a 
Perigueux, Cou lounieix. 



m7t. 




PeJi ri-lat-ze de-laF l'aT.go, MounDiou,tan te pe-gpe.ti 



vou: 



You pegreti pa lou xilatze, 

Chi foou lo tze'n que de'din ohoun. 

You pegreti trey tzoTnor f illo 
1 01 pu-j - ounesto del po7: 

Uno oh'opelo Mopgorito: 
L'aoutpo oh'opelo Tzonetoun. 

L'aoutpo che_faY noumma Chuzanno: 
En d'oquell'a'i douna m'omoup. 

Tout aPO,you l'onipai* ?eype', 
Quan lo chooupa? choulett'oou tzan. 

Li dipaT, tou ba:« Mo Chuzanno, 
• He Toley-tu pep toun e'hpou?» 

tou PTntoup 
Oqui ne ohoun 



Lo belo coupbopo lo testo, 
Fopo chemblan que jou toI pa. 

Golan, golan,tipo t'en piepo, 
De tu moun paip'ey pas counten. 

Pieppe_n'a pa bina loF vigno, 
Ni mat faoutsa l'hepbo del ppa. 

Be^otende-j-unjioutp'onnado, 
Nou fdoutzopen maT binopen. 

Tan que Pieppe' bino lo vigno, 
Lo'i beptziepo ohoun o PTntoup. 

Digo me doun,moun omi Pieppe, 
Ount^ n^ ohoun louT posm boun? 



(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(his) 
(bis) 

(bis) 

(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

de lo oobano: (bis) 

louT chemilloun. (bis) (Bons repages.) 



(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 

(bis) 

(bis) 
(bis) 

(bis) 
(bis) 



B. -VERSION DE BEZENAC. 



ftiwf J 1 i f fi r p i J ■ j m J' 1 p h ir rr w i ' "n 



P&Jti hi _ lat- ze de- laT PaT.go, Moun Diou,tan te pe.gpe.ti youf 



N2 72. 



4. -QUAN LO MORIOUN 

MARION AU MOULIN. 



Manaurie. 




Quan lo Mo . pioun TaT ol raou . li, oho oou.nouil. 

S7\ Refrain. 




.lo pie - no de bpi, Bn o. mou.dan choun ai - no, E pin pa-fa. 




.poun, En o . mou-dan ohoun ai - no nos.tpo Mo . pi _ oun. 



Andante. 



B . _ VERSION de VILLEFRANCHE de BELVES. 




Quan lo Mo . pioun baF ol mou - li, sho oou.nouil-lo ple.no dp 




bpi, E mi-Poun fa-z-emLpoun.de - no, Ppen shoun shat e shoun ai - no. 

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69 



C- VERSION de S.< AVBIN DE LANQUAIS. 

Allegro . o , a 




Quan Map_gou _ ton baY al mon _ li, FiaJan oha ooo.nouil.lo de 



/J L 9 ^ i , L L 


5f)t>!r f. 7 # - 1 r; — ±==h==^ i^*"* z) ^ -^ J J 



Ne moun_to chu choun ai - no, Lam . pin lam.poun Ma.de 

*N k . JL 




_le.no raa.deJoun,Ne' moonio chu ohonn ai - no, Chu choun pe.tit a . noun. 



Quan lou meunie la hey beni 
De pipe ne po che teni : eto. 
Estaoo qui toun aino, 
Mat toun petit anoun. 

Del ten que lou mouli moulio 
Lou lou minzabo 1'aino (bis.) 
Mai', etc 

AJa fiepo_de Canoou 
Cot tout ouillo oou tou moutou, 
Assatapen qut 'n'aino 
MaT etc. 



Quan choun mari la hey beni 
De grounda ne po ohe teni: 
J*Nou,coT pa qui nost'aino. 
MaT eto. 

"N'ost' aino obio tou ley pe hlan 
E le-j-aoupello en rabattan, 
Lou bou de lo oouo negPO.» 
MaT eto. 

j>Chabey doun pa,moun bpab'aoujel, 
Que le-j-aino oanzen de pel 
CoF cho qu'o fa nost* aino, 
MaT etc. 



«A1 me de Map,al me d'Abpil 
Le-j-aino blan debenengpi: 
Cof cho qu'o fa nost' aino, etc. » 
MaT etc. 

Cancon,ch.lieu de ronton. (Lot- et -Garonne .) _ r sit ee dans plusieurs provinces. 



A..LO FILLO D'UN PAOUR' HOME 

LA FILLE ET LE MEUNIER. 



m 73, 



#¥ 

Lo 



Assez rite. 



Manaurie. 



m j if J : f, in r p t W 

lo d'iin paoup' ho - me Che le . to Toun mo . 



fil . lo d'iin paoup' 



# 



P p p t i p p j i' pi g n =pi=g 



_fi, Che le _ to voun mo _ ti, pe_dou.bin pin _ pin, Di_go mon _li . 
i. - 9_ 



-nie. cou.lon-pTn cou.lou - pe, co - fha co _ la monn.toii tou.pou - 



j p \ l jTTJ-Jl-jU-i-B- f p p r I j =*=ll 

-pou, la la la.pa . la Poup.pioT fa morP oT _chi,mou-le _ pa? 



Ppe'n choun oha-t-e ohoun aino, 
Ch'e'n rai'deptz'ol mouli. Refr. 

Lou ppumie que poncountpo, 
Lou mestpe doou mouli: 



_« Moulinie , moti IinaTpe , 
PouppioT fa mopP oTchi ? » 

— «Noun pa,chepto,lo bMo, 
Lou mouli ey o lo li.» 



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70 



«* Oppi ,upri , moun aino, 

En d'un aoutre niouli.» 



01 choun del tico-taco 
Lo belo oh'endupmi. 



Pochan chu lo planqueto Can lo belo ch'eyveillo, 

Lou moulinie y'o di: Trobo chonn cha gorni: 

— «Toupna,toupna,lo belo, _«Tou lou grain de moun pepo 

Picopen lou mouli. » Ve*ndpo che mopP oTchi 

« E lou gpain de mo raepo 
En d'iin aoutpe mouli. » 



B A S. Pierre de Chignac>a Azerat y ete.on trouve cette chanson avec quelques 

variantes. Void le premier couplet et le refrain: 

Refr: Moulinin, moulina 
Farinin farina, 
Lo fillo d'iin pooubp* home Tonga Guilhem encopo 

Che levo de moti : Toupna pemoulin lo molo, 

Ne brido oho. ohoouraelo Lo raolo doou mouli, 

E oh'e'n val dou mouli. La toupo louri, 

En faipe lo lipa, 
Qui fera mope* mdoupa. 

Les deux refrains renferment beaucoup d'onomatopees . 

Lou mouli ey o lo li veut dire: Les meules sont usees. On les repare avec la pique, instrument 
dont se servent les tailleurs de pierre.De la, V expression qu'on a vue plus haut : Piquopen lou mouli. 



C- Autre VERSION" 
de Manaurie. 



Vivace 



Memes paroles. 




Lo fil - lo d'iin paoup* ho -me, la-lLtoun, laJi.toun li - 




-te.no, Lo fil - lo d'unpaoup* ho - me Che le - to vounmo - tis 




Ppen ohoun ohat e' ohoun "ai . no, la.li.toun la.Ii.toun li - tai -.no, 




Air de 



Ppen ohoun chat e' ohoun ai - no, Ch'en va'i dertz'olmou . li. 



MOUN ANE 



N?74, 



La Roche-Chalais. 



Moun a . ne,moun a - ne I ne man-he pu d'foin,Mon vouesin,Moi 



vouesin,Moun 




a - ne,moun a. ne, I neman.he pu d'foin; L'a. voue-ne, l'a. voue-ne, 




I la man-he ben,Mon vouesinjL'a-voue-neJ'a -Youe.ne, I la man.he ben. 



Melodie saintongeai\p transcrit*> par MT l* Cornte de St Saud.-He y aspiration satntongeaise pour je et #e. 

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71 



A.-ROUCHIGNOULE DEL BOIS. 

COMMENT FAUT-IL S'AIMER? 



S: Martial dr Domme 
Rampirujr, 



N2 75. 




.ga.ge, Appan-moiz'achante? Appan-moi lama-nie.pe Co. man faut-il s'ai.me? 



R. _ VARIANTE MUSICALE (Perigueux) 




RoussignouJe d'un bois,Roussignou_le sal.va - jo, Apppends-moiz'achan. 




. tep, Apppends-moi ton lan.ga _ 



♦^ *^- 

jo, Comment Pamoup se fait? 



C. -VERSION SARLADAISE,d'un charme penetrant 




Rou-ohi.gnouJe d'un b)ue, RouohLgnou_le sau.ya - ge, Rou.chi.gnou. 




-le sauTage^ou-chignouIed'un boue M'opppendrpJou longatze Comment fant-il s'ey.me? 



Comment il faut s'eyme, 
Je m'en vais te le dipe: 
Bn allant xoir Ja fille, 
Faut dipe a la maman.* 
Je voudrais de la Belle 
N'etpe l'epoux charmant. 

— "Chira pa moun aman 
Ni raaj you to mestpeohoj 
Ni raai you to mestpeoho, 
Chi pa pa mouft aman. 
VaT- t'en tpoumpup de f illo f 
VaT-t'en: che toon ohemin.* 

— «Le possignol ra'a dit 
Que tous aimiez les poses, 
One tous aimiez les poses 
Cueillies des le matin: 
Les miennes sont eoloses 
Dedan mon beau japdin.» 

_«Lo Belo, podi pa 



_« Golan ,chi too m'eymez, 
Opoupta-me loT pojo (bis) 
Que tou ne oulissez, 
B n'opp^ndres o Rojo 
Comment faut-il s'eymep.» 

_«Que ne fepait-on pas 
Ma Belle, poup tous plaipe? 
Vous avez tant d'appas f 
Paplez: que faut-il faipe? 
Et j'y coups de ce pas.» 

—•You t'en ppegui:demain 
VaV me chepche la luno: 
VaT me chepche la luno, 
Le soleil a la main: 
VaT me chepche la luno, 
Le soleil a la main.* 



Chanson usitJe d"ns plu- 
s i*tt m p ro v in res , da ns la Sarn f'e 
nnlamment . 



T'ona chepche la luno: 
La lutoo n'ey tan naoufo, 
Lou choulel n'ey tan loin: 
You podi pa,lo Belo, 
L'otfpapep a la main. 



La presence voulue du mi nature! fait d» at air rharmant une vraie mefodie tireqoriewte dit premirr mode. 

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72 



TAN QUE N'ERI QA YOU PETITO 

TANT QUE J'ETAIS PETITE. 
Allegro. 



Lalindt. 



N2 76. 




Tan que n'e-pi ga you pe - t\ - to, LuT pop me fo.jioungop. 




- da, Tou-pouJou - pe - to Lin pop me fo_jioungop - da, Tou.pouJou - pa. 



N'eri be talomen petito, (bis) 

N'ooubluderi moun deyzuna (bis) 

Lou gran beyle de moun pero (bis) 

Ppoumptome'n mel'opouptas (bis) 

_«Tene,tene, petito fillo (bis) 

Vostre peti deyzuna » (bis) 

—•Coumo boule que you deyzuni? (bis) 

Mui popchoun tou'f eohoompa.» (bis) 



N'ometu lo mo o lo posso, (bis) 
Un estufle chin o choouta. (bis) 

N'odouna iin estuflado, (bis) 

Veyki muT pop tout oohembla. (bis) 

Ekohepta 'no viello tpugno, (bis) 
Que po ooupp^,ni tpouta, (bis) 

Lou lou l'otpapo pe l'ooupello: (bis) 
— « Ane, tpugno, fal donohaf (bis) 



« Fal donoha uno chooutiepo,(6is) 
Lou plonoa petopo pa.» (bis) 



A. _Y0U CHABI 'NO BRABO CONCHOU. 

MENSONGES FANTASTIQUES. 
Andante.. 



Manaurit. 



N2 77. 




You oha-bi 'no bpa-bo con-chou, You oha-bi 'no bra-bo con. 




.ohou,Keytou -to de mechoupgo,lan -la, KeytouJo de me.ohoup - go 



You m'en onguepi loboupa 
Oun y'obio bpi de teppo. 

Y'e ohomeneri del bel bla, 
Co ch'e troube d'loi favo. 

You m'en onguepi pepmena 
Tou lou loun de moT faTO, 

N'en tpoubepi un aje (*)mops 
Lot me ooudabo toutoT; 

L'y ooupepi loui quatre pe, 
mat lot quatre oambo 



L'y Toulguepi mounta deohux 
Couppio oourao 'no lebpe (2) 

Y'anguepi otzota del fe: 

Co oh'e tpoube d' Pestoupo. (ckanvre) 

Crejiabi que lo me mTntze: 
Lo me fiolabo touto. 

You mountepi ohu-z-iin ppunie, 
Chepoa dL loT motzouflo. (/raise*.) 

Me coumettien louT tze opre: 
LoT oato me tropaben. 



(*) VAR...Un tsoTaou mop. 



(2)Veou me mene dint'un poT 
Qd'opelen lo Chentoundzo: 



Din qneou poT bpiden lou tsa, 
E n'en fapen la motitsa. 



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78 



Me go fere n per fin tolou : 
L'aoureillo m'en chonnabo 



You n'ou fagueri iin coouehou 
Per oouata moun ooupeillo 

Lou coouehou ne fugue tro coup: 
Touto lo teshto y'entpe. 



B.-VARIANTE DE BOURDEILLE. 



You n'^n cha -be u« no tson.chou.You n'en cha -be u - no tso 




-ohou Qu'ey tou.to de mey-choundz'he - laf Qu'ey tou-to de mey.ohoun -dza 



Cette chanson montre Vhumeur gaie,sans malice, de no a peres. Mais remarquons que la Saintonge 
n'est pas settle a compter parmi les pays prodigieux. Chez nous , Von trouve aussi de fameux citoyens 
que le peuple,tou jours rieur,a surnommes : Ferrocato,Ferropiou, Brido-moushco,Tioul-de-Ker,<>/ 
souvent l y heritage de ces glorieux sobriquets se transmet de generation en generation . 



DORRE LOU COHTEL DE MOUNBIEL. 

DERRIERE LE CHATEAU DE MONVIEL. 



Carlux ,6rolejac . 



«°-™- pj a j j p 1 J > \ Qh f-ifj b i t g i ^^ 

Dop-pe lou coh.tel de Moun-biel. N'ooubi con.ta lo Be . lo 



Ji -hJ'iJ > 



^ 



8 



1 



* 



R^ 



lo. 



a la la la la la la la N'oou_bi oon_ta lo Be 



Pour les paroles, voyez p. 83 — Ce gracieux air rappelle,dans sa second? partie,cefui du Tonus 
peregrin us gregorien. 




In exitu Is.ra.ef de JE.gyp-to * domus Jacob de po-puJo bar -ba.ro. 



Le Tonus peregrinus ,peut-etre d'origine byzantine , parait remonter au X? siecle. Seb.Barh et 
Mozart affectionnaient ce theme musical dont ils ont tire un excellent parti ,le premier dans plu- 
"ieurs de ses Chorals, le second dans sa fameuse messe de Requiem. 



OQUEL QUO FA QUELO CONCHOU 

CELUI QUI A FAIT CETTE CHANSON. 



S'/ Alvere,Manaurie, 
Campagne,Le Bugue . 



N279. 




O-qual qu'o fa queJo con- ohou, CoT lou go- land'o.queJo 

long. 




be - Io,CoT lou go - land'o.que-Io be - lo. Oh! 



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74 



Chet an,trez tzour a'o fa lo coup, 

raaY beleou lo faV enquero. 

01 boii d'oqueou chet an trez tzour, 
Lou golan vai* veyre lo belo. 

L'o troubado ol pe del fe 
Ochietado ohus uno ohelo. 

Dijio d'iin our trit' e doule'n 
Dijio uno conohou nouvelo. 

01 ohoun de lo conohou dijio : 
_«Tzanti golan,perdey to peno.» 



_«Qualo peno perdi you tan 
E qualo peno podi perdre? 

— «You ne' ch'ey pa tzanti gorchou, 
Tzanti gorchou per tu,lo belo,» 

— 'Tzanti gorohou ne oh'e be prou: 
D'or e d'ort.ze'n tu nou n'a gairi. 

—•You nVi b£ loo oostel d'Olair, 
Oqui n'ai' be lo Mandogorro.* 

_«Moun Diou ! mai" ohe you jou ohobiof: 
ques-o-quo lo Mandogorro?* 



_«Lo Mandogorro oo7 de l'or 
B coT de Tor lo Mandogorro. » 

Qu f est-ce done que la Mandogorro ?_ Vous Vignorez ?—Oyez done— Lo Mandogorro, ...c>rt 
le secret pour avoir autant d y or ou d y argent qu'on en desire. Or,* pour avoir lo mandogorro, il 
faut y sans regarder derriere soi,se rendre a minuit sonnant entre quatre chemins y port ant sous le 
bras gauche une poule noire, et crier t ro is fois: Poule noire ou Poule noire a vendre ! Le Dioble 
parait aussitot ; mais il faut l f inter peller le premier ; sans ceta,il vous emporte en faisant beau- 
coup de degats chez vous. Si y au contraire ,vous avez assez d*assurance pour f aire parte avec lui, 
il vous comble de richesses.Cette evocation se fait aussi en criant neuffois: Robert N (Antiquites 
de Vesone,_ par Wlgrin de Taillefer>t. I . p. 247 ) Dans notre pays y lor squ y un homme a sus'en- 
richir ou qu y il a fait de bonnes affaires, on dit de lui:* plo trouba lo Mandogorro ! » 



G. -VERSION de St VINCENT DE COSSE.(Voyez p.24.) 



N?22. 




Bra . bo tzen de lo mo. you, Che dur . me', re', bi - lia 




.bou: O.bi.ja qui lou me de Mat Que bou 



u - ao Que bou oho 



_ lu . do, O.bi.ja qui lou me de MaT Que bou oho. lu . do,Chi quo bouh plaT. 



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75 



DEUXIEME PARTIE 



CHANTS SACRES 

I. _Noels et Cantiques. 



NOTE CONCERNANT LES NOELS PRlMITIFS.~Le Noel, grat* etserieux a son ori- 
gin? y se montre bientot naif y familier y trivia1 meme y narquois et hardi.* L y esprit du 
hun vitux temps allait son train, sans tant de faqons y se conduisant comme un brave, 
manant chez lui : il doute y il gausse y il croit,tout ce/a se mele....Le propre du vieil 
esprit y meme gaillard et narquois y etait de ne pas franehir un certain eercle,de ne 
point passer le pont: il joue devant la maison et y rentre a peu pres a l y heure; il 
tape aux vitres y mais sans les casser.*.On a remarque des longtemps cette gaiete 
partieuliere aux pays catholiques;ce sont des enfant s qui y sur le giron de leurmere, 
lui font toutes sortes de niches et prennent leurs aises.* (Tableau historique et critique 
de l« poesie franchise et du theatre francais au 16? siecle, par Sainte-Beuve .) 



ANEN,ANEN,TOUTOI 

ALL0NS,ALL0NS, TOUTES. 



Beloes. 



N°80. 




A_ne'n,a . nen, ton.foi,fil_le 
REFRAIN. 



to, Pep qu'en Diou ch'en cal o . 




na. 



Hie-jufHie - juf Per qu'en Dlouch^n oal o - na,Hie.ju!Mo_ pia! 



Tpoubore'n Diou que nous espepo,(&is) 
Chn lo ribo de lo mep. 



Es achita chn peyro fretzo, 
LoT mo dzouento cho Paoutap. 



A.-D'OU YIENS-TU.BERGERE. 



Jumilhac, Azerat, etc . 
S.Jory de Chalais . 



M581, 



^r. J^ i | p p JMJ -J-l-LCt^ ^ 



— "D'ou viens-tu,BeP-gP_pe, D'oii Yiens-tu?» _« Je Tiens de Pe.ta.ble 



f h 1 1 J' *> 



mm£ 



^ J ' J 1 J' j * i 



De Be.the - !♦'- em, 



Dp voir un rai_pa-cle Qui me tou-che bien.» 



—•Qu'as-tu vu,bePgppe, 

Qu'as-tu vu?» 
— «J'ai vu dans la oppche 
Un petit enfant, 
Qui priait sans cesse, 
Jamais ne dormant. » 



'Ebt-il beau,bepgepe, 
Est-il beau?- 
_«PIus beau que la lune, 
Et que le soleil 
Jamais la nature 
N'a vu son papeil.* 



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7rt 



_'Est-il seul bepgepe, 

Est-il seul?» 
_« Joseph, sou bon pere, 
Bst a ses cotes, 
Et Marie, sa mere, 
Lui donne du lait.» 

— «Voila tout, bepgere, 

Voila tout? 
_«Un boeuf et un ane 
Sont la tout ppes d'eux 
Et oomme une flamme 
Chauffent PEnfant-Dieu.» 

_«Qu>as-tu fait, bepgepe, 

Qu'as-tu fait? 
_«J'ai fait ma ppiepe 
A ce Dieu Sauyeup 
Disant a sa mere: 
Donnez-lui mon coeup.» 

—^L'a-t-il ppis, bepgepe 

L'a-t-il ppis? 
_«Avec un soupire 
Rempli de douoeup 
Qui semblait me dire: 
Je pegois ton coeup.* 

—•Qu'a-t-il dit, bepgepe 

Qu'a-t-il dit ? 
_ « Je me suis fait homme 
Et petit enfant 
Pour deliTpep Phomme 
D'un malheup bien grand. » 

—frQuMl est bon, bepgere, 

Qu'il est bon!» 
_«MaIgpe mes souffpances 
Je sepai content 
Si de ses offenses 
L' homme est repentant. » 

_«Et pien plus, bepgere, 

Et pien plusfr 
— «J'ai ouT les anges, 
Du ciel desoendus, 
Chantant les louanges 
Du petit Jesus. » 

« lis ohantaient, bepgepe, 

lis ohantaient?* 
— «Honnenp,gloire au Pepe 
Au plus haut des cieux, 
Et paix sup la teppe 
Anx coeurs genePeux.» 



_«Est-oe tout, bepgepe, 

Est-ce tout?» 
_ « Plus tapd les Rois Mages 
Venus d'Opient 
Off pent leups hommages 
Au dmn Enfant. » 

—•D'Opient, bepgepe, 

P'Opient? 
_«Une ppophetie 
Au monde annongait 
Qu'au temps du Messie 
Un astpe luisait.w 

« lis Font tu, bepgepe 

lis Pont tu?» 
_« Du flambeau celeste 
Suiyant la clapte 
Au peduit modeste 
lis ont penetpe.i* 

—"Qu'avaient-ils, bepgere 

Qu'ayaient-ils?* 
—«De Pop,de la mypphe, 
Meme de Pencens, 
Tpesops quMls ouTpipent 
En les lui off pant. » 

—«Y sont-ils, bepgere, 

Y sont-ils ?» 
_«Ayeptis en songe 
Qu'un cruel tyran 
Faisait un mensonge 
Poup pepdpe Penfant.* 

— «Qu'ont-ils fait, bepgere, 

Qu'ont-ils fait?» 
—«Poup tromper d'HePode 
Les soupgons inquiets, 
lis Tont Teps Paupope 
Pap d'autre sentieps.» 

— «Quel bonheup bepgepe, 

Quel bonheup!* 
— « Inappreciable, 
D'aToip rencontre 
La-bas dans Petable 
Le Tant Desire. » 

_« Desopmais, bepgepe, 

Desopmais, 
— «Poup nous plus d'alapmes 
Nous sepons heureux: 
Les derniepes larmes 
Nous ouvpent les cieux. » 



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77 



R. -VERSION 



Moderato 




— «D\)ii Tiens tu, bep - ge.re, D'ou yiens tu?»_«Je yiens de Pe. 




-ta-ble Ppesde BethJe - em; Le plus beau mi - ra.cle Vous supppen«dpa bien.» 



EFON DE LO COMPAGNO 

ENFANTS DE LA CAMPAGNE. 



Diou boutot o lo peno 

Odam raolupou, 
Lou liet d^uno oodeno 

Que tpoinope'n touT 
Tan que chen ohu lo terro 
Toot e'h ppeno,mijepo, 
L'Ifep nu faT lo gueppo, 

Jeju, cholba-noui ! 

Diou gordo pa ooulepo 
Soon cup pietodou 
Diguet o l'homra': Ehpepo, 

Boli estp* efantou, 
E de raoi douT jnonoto 
BendpaV bpeja lo pporto 
Tan dupo-j-e tan fopto 
De Tlfep offpou. 

Lo Bieptso ch'e tpoublado 
Quan din chounoustal 
Otse lo oholudado 

De l'antze del Cjal. 
OIop debenguet ma*i'pe_ 
Del Pil de Diou lou Paire, 
Lou nu dounet pep frai're 
Lo net de Nodal. 



Quan lu-j-antze contepoun 
Din lou fipmome'n, 

Oou bertsie onounohepoun 
Choun obenomen. 

Ehcouta lo noubelo: 

Diou glopio etepnelo, 

tout amo fidelo 
Pa, countenfomen. 

Tpoubepoun din l'ehtaple 

Lou diyin Messi 
CouTtsa,paouPe,minaple, 

Tou tronzi de fpii 
Odoun se ppohternepoun, 
En tpomblan l'odoupepoun 
E de tsoyo opedepoun: 

Vito Jeju-Cpi. 

Ane'n,anen,mu fpafpe 
Beype lou ChignooP; 

E ohi boule'n Vy plaTpe , 
En oquel gpan tsoup, 

Poupten Py pep oufpando 

Un' omitia Men gpando; 

Cap oho que nu domando, 
OooT nohtp' omoup. 



MV VAbbe Gorse ( L'Abbe L.L.Talin ._ Tulle, 1893) attribue ce Noel au Chanoine Talin. 
(f825- 1893.) Mais plusieurs pensent yu'il *>st de Bert rand de Latour } ne a Tulle vers 1570, 
mort en /648. Suuf f-s deux premieres sti>ophes y les vers que nous avons recueillis sont diffe- 
rents de la version don nee par MV Gorse. 

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78 



ESCOUTA LUS ANZEL 

ECOUTE2 LES AN6ES. 



Bergeracoix—Bosset. 




_zel Qu'an_noo_ohen fo nou-ve _ )o D'un Dion nou_Tel nas.ou, Qn'a 

4 . I h. > ■ 4-JL 



Bethlem nous ap . pe - lo Pep ra nosJi ga - In Per fa nos.t^ ga - hi. 



Hela! din qual e'sta 

Sey bouta 
Hela! din qual esta! 
Ero din l'aboundango 
E sey boatat a res 
Sey roe din Pindizengo 
Per non ooumbla de be (bis) 

Anen san differa 

L'adoura, 
Anen san differa. 
Oh! que ey adonrabll 
Ambe sa paonreta! 
Qney grand e qu'ey eymable 
Din soun humilita (bis) 

Rezouissen-nou, 

Peqadou , 
Rezouissen-nou: 
Aqueste Dion meynaze 
Nou ve toui,touV salva 
E de nostr' esclavaze 
Nou ve touT deylivra (bis) 

El ey nostre Saouvup, 

Qual bounhur! 
EI ey nostr^ Saouvur 
Agnel que de la terro 
Effaga lou peoca 
OMfinisse la guepro 
E nou douna la pa! (bis) 



Quitten nostey troupel, 

Pastourel, 
Quitten nostey troupel 
Anen anen en bando 
Li mountra nostr' amour 
Fasen li nostr' offrando 
Cadiin a nostre tour, (bis) 

Mes hela! qual presen, 

Li faren 
Mes hela! qual presen, 
Si n'aven queliplasio 
Cat de ritse tresor, 
Del m?n de bouno gracio 
Off ren li nostre oor. (bis) 

Per que n'ave'n re pus, 

Jesus, 
Per que n'ave'n re pus, 
Re^auve per l'homaze 
Que nou toui you deven 
Nostre cor en partaze: 
Tout aro you l'offren.(ftis) 

Enquero faren maf 

Si 'you plaT: 
Enquero faren roai: 
Vous offriren deou Maze 
L'or, la myrrho e' Penoe'n 
E lour propr^s hommaze 
Chiran nostu presen (bis) 



Chegnour,a vostu pe 

Nous ve'se, 
Chegnonr a vostu pe 
Per nost^ Diou e mestre, 
Ane,touT vnu prenen, 
A von sot* 1 voulea esfre 
A mu <oiri en ton fen. (bis) 



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79 



A. - JOSEPH, MON CHER FIDELE. 

Air du Noel : Nous yoici dans la ville. 



Andanti 



Azerat. 



\:84. 




_«Jo . seph, mon 



o-ge. ment; Le 



r i n'r " ,J i r , Ppp i J > J i J ' JSJ ! fypvi 



temps ppesse et m'ap-pel-le A mon aocou.ohe.ment: Je sens le fruit de vi.e, Ce 
ohep enJantdes Cieux, Qui d'u- ne sainte en_vi_ e, Veut pa. rattpe a nos yeux.» 



JOSEPH.. Dans oe triste equipage, 
Marie, allons oheroher 
Pap tout le Toisinage, 
Un endpoit poup logep. 
Ouvpez,voisins,Ia popte: 
Ayez oompassion 
D'une Viepge qui porte 
Votpe Redemption. 

LES VOISINS Jola! dans la boupgade, 

Cpaignons trop le danger, 
Poup donnep la passade 
A des gens etrangers; 
Tout au claip de la. Lune 
Vous n'avez qu'a logep : 
Les ohiens de la Commune 
Pouppont bien se vengep. 

MARIE.. Ah! ohangez de langage, 
Peuples de Bethleem: 
Dieu Tient ohez tous poupgage. 
Helasf ne opaignez pien; 
Mettez-Tous en fenetpe, 
Ecoutez oe dessein : 
Votre Dieu, votpe Maitre 
Doit soptip de mon sein. 

LES VOISINS JVonfquelque stratageroe 
Pent appivep la nuit, 
Ou la tribu d'Boheme, 
Quand le soleil ne luit: 
Sans voip ni claip ni lune, 
Les meohants font leups coups; 
Gardez votpe fortune, 
Passants , retirez -tous . 



JOSEPH.. oiel! triste aventupe! 
Sans tpouTep un endpoit, 
Dans ce temps de fpoidupe 
Poup couohep sous le toit: 
Creature barbape ! 
Ta pigueup lui fait topt, 
Ton ooeup deja prepare 
L'avant-ooup de sa mopt. 

MARIE.. Puisque la nuit s'apppoohe, 
Poup nous mettre a oouvept 
Ah! fuyons ce peppoohe: 
J'apepgois un desert 
En fopme de cabane: 
Allons, mon ohep e'poux: 
J'entends le boeuf et Pane 
Qui nous sepont plus doux. 

JOSEPH.. Que fepons-nous, Mapie, 
Dans un si meehant lieu, 
Poup oonsepvepla vie 
Du petit Enfant- Dieu? 
Le Monapque des Anges 
Doit-il naitpe si mat, 
Sans feu, sans draps, sans langes, 
Sans un Palais-Royal ? 

MARIE*. Le Ciel,je vous assure, 
Pouppa nous seooupiPi 
J'en popte bonne augupe 
Sans cpainte de pepip. 
Voila le coq qui chante, 
C'est l'heupe de minuit: 
Dieu du Ciel, j'enfante, 
Je vois mon saope fruit. 



JOSEPH. -Veps Joseph, votpe pepe, 
Nouppisson plein d'appas, 
Du sein de votpe mere 
Venez entpe mes bras 
Ahlqueje vous oapesse, 
Victime des peoheups; 
Melons, melons sans cesse 
Vos soupirs et nos pleups. 



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80 



B En plusieui'S endroits du Perigord t on ehante ce Noel sur I'air suivant: 

s_- i s_ 



5 J . 1 1 p r r i r r r i \ r f 



^ 



Jo - seph,mon cher fi.de. le, Cher, ohons un lo - ge - raent; Le 




temps ppe.dit m'ap-pel.le A mon ao.cou.che.ment: Je sens le fruit de ti - e, Ce 



> J' i j i J J r i n g | r i r ^ 



p=£ 



1! 



lEfc 



chep BnJant des Cieux Qui d'u-ne sainte en -yi_ e Veut pa_paitpe a nos yeux. 



LO TERR' E FRETZO 

LA TERRE EST FR01DE. 



Andante 



N?85. 



Sv Nathalene, Proissans 
S \ Vi n cen t-le-Pa luel, Gro lejac,etc. 



ftii ' > J 1 1 J 1 « h p r p, lfl fl \ u i 1 



m 



Lo tepp' e fpet.zo, Lou chel ne . bet.zo,Mop. to cho , 

Ratt.poco. 



.r i cr Mr p Op i n. j, cJ p |J - 

joo: 01 chel lu - j-antze oan.toun lou.ant.ze del No . do . lou. 



j. j i 



- JOO 

Bene,floupeto, 
Rojo,biouleto, 
Li fa Jo oonp: 
Tzomai lo teppo 
N\> bit enquepo 
Tan bpabo floup! 



Cu bouh pTntpabo, 
Bou- j- embooumabo. 
Quitto lou Cial; 
Oun che,floupeto, 
Rojo,biouleto 
Del me de Bpial ? 

Jeju,moun fpaiYe, 
Moun peti fpa'fpe, 
Obe bien fp«L 
Che n'en cheT digne, 
Poje me chinne : 
Bene tsa me. 



Oquel que douno 
(Jou pey ooupouno, 
Glopio,polaT, 
Din-j-un ehtaple 
NaT mijepaple : 
Oqui che plai. 

Noun, noun, chus terro 
Gno pe- V enquepo 
D'omoun bolen, 
De ooumpopaple, 
nohtp' ehtaple 
De Betleem. 



Pinsou,looubeto, 
Copdil,foouleto, 
Lou Nodolou 
One_bouT mando 
E boui* ooumando 
Uno conohou. 

Poje silenohe, 
BpaTmen yo pense 
Qu'obe pojou: 
Sho pot'es mudo: 
Nou y cW pemudo 
Ehcouta lou. 

Plose del mounde, 
Odiou,m'ehoounde 
Din ohu brochou. 
Ah! m'encodenoun 
E me petenoun 



Bien loun de bou. 

MT VAbbe Gorse y mais sans fortes preuves f attribue ce Noel au Chanoine Talin.( + 1893 ) En 
tout cas,remarque MC Rupin y Directeur de la Societe archeologique de Brive t cette piece ne paralt 
pas fort ancienne. 



COI JESUS QU'ES OLAI. 

C'EST JESUS QUI EST LA. 



Allegro 



Le Bugue. 



N?86* 




o.noun . cha pep un 



Ben - gu del 
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81 




an - zel 



Chi you ohobia coumo ey bengu 

Von too eshtouDoria: 

Del ey noshcu o medzo-ne 

Din tin echtable 
E ohirio meliou noTceii, 

Odze boulgu 

« Moun Dion, bou che ochi tan ma 1 

Vene din nostre hostal 

E qualo dzoyo e qual plose 

De Tons obet 
DoanorioT moan cor moun be 

Pep tous obe » 



"Moun Diou,Tous offri moun montel 

VoudrioT que fue pu bel 

Me moun montel n'ey pas bien bou, 

Ni bien gorni 
Me bou tendro be bien cooude 

Malgpe lo fpe.»» 

You te pemepci, postoupel, 
De'ntopno toun montel 
Ma Jesu che ehouTendpo, 

Do quel omaze: 
Din lo bienupuso eternita, 

Chipo poya. 



ONEN, BRAVO DZEN 

ALLONS,BRAVES 6ENS. 



Biberac , Perigueur,S! Pardvux- 
Lariviere,La Tour-Blanche. 



Nl 



«r. i!a.«j,hjU |l h M f| || | ^Ji/ l J/J JM 



(Lnen,bpavo dzen,Chon pep_dpe de ten: (Lnen nou-j-en oBeth.le. 




- em Par pon-dre notp'hoou.ma - dze OouDiou doou Cheou,Tou nou_yeou, ton pou. 




. cheou, Na.ou din-t-iin ey_ ta.ble.Nou foou touy'o _ na: (LnenlVdo- pa 



Qui menopen-nou 
Pep li fa la pou, 
Pi»p li tsooufa choun bourossou? 
Menon-Py lo Toineto, 
E leychon qui 
Lo Coti, 
Lo Mapgui, 
Lo Paoulo e lo Zoneto: 
La ooquetopion 
La 1'eyTeliopion. 



Fdoli mena Mepy 
Que cho lou tsomi: 
Quey tin gouya bien eybarbi 
Pep tzuga lo chooutiero, 
Pep-coudougna, 
Limougna, 
Tsicpougna, 
Mioun,lo boun* houstiepo, 
N'en toumbo de naou, 
Deytourno dzoupnaou . 

Eychi,Pidzoule: 
N'o choun pie bonne, 
Chup l'eyponlo popf iin baple 
Ni maT uno redopto : 
Yen' aVdo- li, 
Motoli, 
Moun omi, 
Tu qu'a l'eyponlo forto: 
Eoii n'o ppou poupta, 
Ayo n'en pieta. 

Vsite dans le Limousin. ^> 

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82 



PASTOUREL,LEBEN-NOU. 

PASTEURS,LEVONS-NOUS. 



Selves. 



N?88. 




Pasiou-rel, le.beu.nou dol le: Un ef-fan en.conm-po - ra 



I Lll l I 1 j * I i f' H iP r =j sgs 



^ 



ble, 1' hou.ro de met - zo . ne, E n<>h_out dTn-j-iin eh - ta 



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p F p M p- P ' r mm M P 



ble: 0- Den yi tut pel l'o.dou - ra: Per jou bien fa, cal tou quit 



AH r j j, m AiJUlJlJL Jt'JJ'w p p p p g j ^ ^ 



ta. Pa - oho do.ban,Bo-tis.to:Te' che. gren tut pel lo pi . sto 

Tu, Mathurin,pren ton tombour, 
Et tu,Guiral,to mujeto: 
Tu lu pastre de Pe'ntour 
Cantoran lour oanohouneto. 
Et tu,Zanti,te cal dansa, 
Tu que jou shabes to plo fa. 
Din-j-o quel equipatze 
Onen tut ly randr' homraatze. 



N?89, 



QUAL BRU FA I DIN LOU CHIEL! 

QUEL BRUIT DANS LE CIELf 



Selves. 



'i J I ! | p M i U J i fciiJlU-^-LU-j 



Qual bru fai'din lou Chiel! Re de tan bel! Qua.lo mu - ji -cofQuit- 



A 1 A ' A l r* l j* * A— A I ' Sk i 



ten nosire trou.pel, lour di .yen ooun - eer: Auus an . tze zoi.gnen.non Que 



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tou che ret-zou- T - che:Lou Diou tan ot-ten - du Be per nos.tre sho.Iu 



Embiroun metzone, 
Shan fe ni le, 
Dins iin estable, 
Diou nosque paouromen 
D'uno Biertzo-Maire 
I/ecce de choun omour 
L'o rendu miserable 
On^n,shan pu torda, 
Oui,touV per Podoura. 



Lou Fil de I'Eternel 

Quitto lou Chiel: 

Be din lo creqo 
Cheroa lou peocodouj 
L'y porto ohoun perdou. 
Odmiren choun omour 
Que shan parla nou pregos 
Onen,shan pu torda, 
Oui, touF per 1'odoura. 



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83 



Din shoon humilita, 

Qnalo beouta! 

Key odmipable! 
L'esta del peocadou 
FaT touto sho douloup. 
Tout anoungo que Del 
Be poga pel coupable 
Onen,shan pu torda 
Oui,touV pep Podoura 



Rogopda^sboun esta ! 

El faV piota! 

Kalo rayero! 
OcoT pep toui' peooa, 
Key din lo pauureta! 
OcoT o tot poohiou 
Que be libpa lo guerro! 
Onen,shan pu (opda 
Oiii, touT pep l'odoupal 



i4._REVEILLA-Y0U, PASTOUREL ! 

REVEILLEZ-V0US,BER6ERS. 



N?90, 



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Basset , Lafur re « 



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jau ^j m g J j?u ^-J ' 



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Reveil.la-Tou pas.tnu. pel! Re.Teil-la tou pasJou - pel, Quit 



Spiig 



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r P r v 

-ta TOsJev fpou . pel; 



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ze'n 



nas a B^th-!e - em en di . li 
Rail . 




-90, A qui trou-Ta- pey, pas . toup, Lou Diou d'a 



tnoup. 



B.-AIR DU 18t SIECLE. 



Bergerac,St Gery. 




Reveil.la-Tou pas-tou-Pel! Re_TeilJaTou pastou-PelQuitJa TOstey trou-pel 




A.nas a Bethle.em en di.li.zenqo A qui tPoiiTa.pey,pastouP,Lou Dioud'amoup. 



Segue -nou,anzeys hupou 

Y anian pa san tou 

Deou paoupe pastoup gpoussie 

Coumo nous aoutre 
N'anian pas ga lou gran 

De but en blan. 

Poude be y ana segup 

Sipey lu bien Tengu 

Diou n'ey pa coumo lou gran 

Ni lou^ supepbe 
Eymo mat la brabo zen 

Qu'op e arzen. 

— Pan pan pan! Qu tusta lai' ? 

— Saint Jose, que ses _ala7 
Dpube nou,si tou plai 
Venin de 1'estran paV 

Noste Diou reype 
Noste Segnoup Jesu-Chpi 
Malgpe la fpe. 



Moun Diou! que ch'es alaV ta ma I! 
Yenes d7n nost* oustal ! 
Qualo zoyo,qual plase 

Dp tous y veype! 
DminaYan be qualqua pe 

De tous aTe. 

Moun Diou, tous offri moun mantel, 
(Juan ne chiyo pa bel! 
Moun mantel n'ey ni de soyo 

Ni d'hepmino: 
Ma tou tendpo plo caoudet 

Malgre la fpe. 

Te pemepchi , pastoupel , 
Gardo me toun mantel : 
You me ohouTendpa7 de tu, 

De toun offpando 
D7n I'hupouj' Eternita 

Chira paga. 



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84 



C. -VERSION de CARSACS* GENIES. 

Harmonise par CECILS CHAMINADE. 




Re-beil _ la_bou,Poh_tou _ pel, Quit - (a bobJpe trou.pel: Re_beil- 




aJij> 



i2>!±d 



Ar-V 



f J'J'J^'r'I 'J A.',J"i. J ff| i M ), 



la-bou,PohJou - rel, Quit _ ta boh-tpe tpou-pel: - ni - pen oBefh.le. 




A._ SOULEYEZ-YOUS, BEAU PASTOUREAU. 



N?9f, 



V 



-2*. 



S 



§5 



* ' ' *■ * 



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Be a umont-du -Perigorrl, P* ; rigueuf, 
Neu viCyRampieux, Mo npaz ier , Vergt 
Le Fleix, Pont ours , Nattssannes. 



Son _ le.vez -Tons, beau pas- ton - pean, Sop.tezde oe 



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Al_Iez,oou-Pez yers oe ha - mean 



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85 



EUG.CH. 



LE PASTOUREAU. 
Me ppene,cpeji,per manan 
De roe tene un tal lengatze? 
Chey paoupe,me chey boun effan, 
Nascu d'iin boun pareotadze: 
Un de moos aiou sisqoe antan 
Coun§ul d'aqueste billatze 

L'ANGE. 

Ah! laissez Totre parente! 
Adopez dans ce mystepe 
Un Dieo supreme en majeste, 
Qui, toot egal a son Pepe 
Revetu de votre humanite, 
Bst ne .d'une Vierge-Mere. 

LE PASTOUREAU. 
Me ppene toutzoup pep manan: 
Diga-me ou che,beou Sipo, 
Espagnonlet on Aleman ? 
Vostre zapgol me fa! pipe': 
Papla m'Azane on fpanchiman 
Chaoupai cho que boule dire 

L'ANGE. 
Je snis PAnge du Tout-Puissant 
Qui vient du Ciel Empypee 
Poop toos portep exppesseraent 
La nouvelle desiree 
Do Messie ne nouvellement 
Dans cette Taste contpee. 



LE PASTOUREAU. 
Apo,entendi bostpe peppaoii: 
Nou coumppenioT pa PafaYpe, 
Qii'un Diou ohe shiesque faT mouptaou 
Nasco d'uno Biepzo-MaTre: 
Pep capita, esplioa m'iin paou 
Coumo quo sh'es pousoo fai'pe. 

L'ANGE . 

L'opepation du Saint-Esppit 
A fopme ce grand ooypage: 
Du plus pop sang il Pa ppoduit 
D'one Viepge la plus sage, 
Ainsi qu'lsaTe Pavait ppedit: 
Venez tous lui pendpe hommage. 

LE PASTOUREAU. 
Adaro y boou,pep quos enchi 
En tzougan de mo mujeto 
Ppeni ma camijo de bpi 
E moun hobi do chaptzeto, 
Un baril de ley, Paoutpe de bi, 
E lebapen la pailleto. 

L'ANGE. 
A Bethleem ppes de ces lieux, 
Est ne le Seigneup des Anges: 
Vous le trouTepez au milieu 
D'une cpeohe,dans des langes: 
La charite de cet Homme-Dieu 
Merite tons tos louanges . 



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86 



LE PASTQUKEAII. 
Anen doun,me cal dehpafsa 
Tan que lo lun* ey lebadu: 
Taleou que chiraV arriha, 
Chiro parla de Pauubado: 
Lou pitiou che podi deraouba 
GagnoraT bien mo tzoupnado 

L'ANGE. 
Ah! vous etfes trop ambitieux! 
Vous parlez en temepaire; 
Sepiez-vous done si peu gpacieux 
Que de Putep a sa mere? 
Vole'r un tpesop si ppecieux, 
Comment le pouppi?z-vons faire ? 



LE PASTOUREAIT. 
Me boutapaV din-j-lin cantou: 
N'aouraT qualquo castagneto, 
Ne ppejentoraY al pitiou, 
M'alouugopo eho uianeto 
E you lou ppendpat be oban feychou: 
Lou metrai' dTn ma tzaqueto. 

LARGE. 

Puissiez-Tous aYoii*,Bepgei-, 
Ce que Totpe cgpup desire: 
AlIez,eourez d'un pas leg«'P: 
CVst poup vous qu'un Dien respipe 
Allez,ne cpaignez aucun danger: 
Sepviteup ! je me petipe. 



LE PASTOUREAU. 

Dehpafsa - vou , tzouvanchel , 
N'abe gpan cami-z-a fatpe 
Ah! che boule y'esta pu leou 
Ppene Paje de mouu paype: 
Bou oounduipo dre oonmo meou 
E dehpatsaro Pafafpe. 



B.- AUTRE VARIANTE PERIGOURDINE fort jolie et bien rythmee, 



m 



^M 



J r i r i J ^ i 



Oh! Ie_vez-vous,hean pas.tou. peau, Sop.tez ae ce boischam-pe - tpe; 



faJ-p-jOf-j i j J i .1 unmuaj J uj? ^^ 



Al.Iez-vous-en droit au ha. mean, Voir un Dieu sou .ve.pain maf - tpe: 

Rail. 



p r-j j j 



^ 



H-ppir* ^^^m 



II est en.tpe deTTx a - ni . maux, Oil sa bonie Pa fait nai - tpe. 

Le Noel precedent est d'ovigine proven^ale. 



TZOMAI VOU NOYE OUYI 

JAMAIS VOUS N'AVEZ ENTENDU. 



Manaurie. 



N2 9S 



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87 



Enfanto d'iin an fan 
Per nou tipa d'en penoi 
Nou bol tin pepdouna, 
Opef nou bol donna 
Popodi pep e'stpeno. 

Ppenguepi moun montel 
E mo oounooillo bianco: 
Bopepi moon tpoupel 
Dedin-j-un postourel: 
Quepo pep j'ona Teype. 



You chegui trey loutzi 
Chan tzomai pien couneyche; 
Trobi din-j-iin contou 
Lo yieptz'e l'anfantou, 
Qu'eren ohi miserable f 

En raoun blan domontal, 
Enbpaohi lo Mopio; 
En moun blan moutzodou 
Plegueri l'anfantou; 
Qu'epo ohi miserable! 



Tan que fojioi' oquo 
Lous trey pey opiberen ; 
Dintreren tut pijen 
Tut corga de ppejeu; 
E tut tpey Podoupepen. 

Vou n'ooupfa ppe ploje 
De yeype loToopecho, 
Qu'oqueou trey pey fojTn 
l'anfan qu'ero Dioo 
Touto lo ne chon cheoho! 



Ce delicieux Noel est ecrit da?ts le pur Dorien. 



QUESTO NE EY NA 

CETTE NUIT,EST NE. 



N.°95. 



# 



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imiil 



p^PP 



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=&= 



Manaurie. 



QuesJo ne ey na Lou gpan Rey de lo tep. poj 



^Pi 



E tou 






que chio na,Me n'es ol chiel en- que_po; Me nou yo pa pe Que li chioohou- me. 

Moun Diou, douna-nou 
Douna-nou vostpVstpeno: 
Douna-nou lo mo, 
E tipa- nou d'en peno: 
Chiyan bien hupou, 
Un tzouPjd'ehtp'en vou! 



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88 



YOULE-YOU QUE YOU YOU ROCOUNTE? 

VOULEZ-VOUS QUE JE VOUS RACONTE ? 

Condat. 

Noel en*langage perigordin: 

Patois Nontronnais.— Petit cahier manuscrit , sans nom d'auteur, portant la date de /757, 
trouve par MX Alc.Duverneuil ,instituteur,parmi les Registres paroissiaux de I'Etat civil de la 
Commune de Condat , pre s B rantome. (Bulletin archeologique, T.III p. 2/8.) 

N'ayant pu decouvrir Vair primitif,nous avons adapt e les paroles a la melodie du vieuxNoel: 
Quelle est cette odeur admirable. C'est probablement un ancien menuet. 



Pas tpop vite. 



N?94. 




Vou-Ie.you que you you po-coun.te Lo neyshen.so de Je.ju. 




Chri? Pre.zaDiou que you me shuP-mounte Per espoou-ja lou shen-j-Eyicpi. 



Diou tou boun,tou shen e tou shaze 
Fague Pome* semblabP a se; 
Ma Pome din shoun prumier aze 
Shou ooumandame'n transgpesse. 

Plassa dTns un lieu de delicey 
Pep y yioupe tpanquiloiae'n, 
Diou ne voulio ni saepifioey, 
Ni zuney,ni d'aoutpey tupmen. 

rt Mioza,she dishet-eou o Pome 
De tou Ion fpui da queou vepzie; 
Ma shi tou intnza de la pome, 
Vou shuptirey eoum' eytpanzie.* 

Adam d'une paix inopoyable, 
Vique din queou sapman shezoup 
DTn Pamoup d'iin Diou adorable 
Quaou quey quinje aou sheze zoup. 

Eve fu daou diable seduite 
De m'inza daou fpui defendu, 
E Adam shegue'n sa oonduite 
Nou-j-ovio a zamai* perdu . 

Lou fiou de Diou vezen l'ofensho, 
Sh'ofpi de nou tou pagata, 
E de fa pep nou penitensho 
E daou ceou dubri la porta. 

Din queou ten, aou shaouji sa mere, 
Viepzo puro ooumo iin agne~ou, 
Pep d'elo paoha sup la teppe 
E pagata tou lou tpoupeou. 

Marie, fillo de shent' Anno 
Viepzo chazo,chiaou gno'gu, 
Pu puPO,pu douqo que manno, 
D'elo fTesu-Chpi ey nacn. 



L'Anze daou ceou deshen sup teppe 
Din lo cita de BetUen 
En se* ppostepnan oontre teppe * 
L'o oholudado iiinblome'n: 

«Salu,dit-eou,ViePzo Mapie, 
Pleno de' gpaoio e de favour, 
Davan you moun coeup s'umilie, 
Peyqu'e'n yon ey Notre Shegnoup.* 

Lo Viepzo she shenti tpoublado 
DTn sho pu te'ndpo deyoushfoTi: 
« Mepite-you quelo enhossado? 
Dit-elo,din sho oounfujiou.» 

Lop,l'anze she me a peypoundpe: 
« Ne opagniey poin ma commissiou: 
Vou oounsheypey din yotpe .ventre 
Gesu, Punique Fil de Diou.» 

«Adu sipo gpan,aou sipo chaze, 
Apela Fil de PEternelt 
Aou pegnopo quant opo Paze 
Deohu shoun tpone putepnel. 

«Lou trone de David, son pepe, 
Shipo seou,shey aciin delaT: 
Shup Zacob soun ayoul shup teppe 
Aou pegnopo a tou zoma?.» 

«Coumen s'acooumplipo la shaouzo? 
You fpemisse de oop,d'esppi, 
E you n'ai ni pepaou,ni paouzo 
Ne fpequantan pa moun mapi.» 

Entaou lo Viepzo posonnavo 
Craignan pepdre sa ohasteta, 
E lop,Panze la counsoulavo: 
•Vou gapdopey yipzinita. 



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89 



•LouShent-Espri tou fara oumbro 
E la Tertu daou Tou-Puissan, 
Queou que tou lou-j-omey noumbro 
Ramassaro Totre pup san. 

"E d'un san si pup e si chaste 
Chipo foupma lou ooeur umain 
Daou fil de Diou que you exalte 
Que shuptipo de Totpe sein, 

«Un Diou o qui tout r ey poussible, 
E que po fa tou go que yaou, 
Se po pandre moptel passible: 
Ne mi grey doun pa:aou zou vaou. 

Elisabe,TotPO coujino, 
Touto stepilo qu'elo epo, 
Ey be, pep puissanqo dkino, 
Gposso dedin so viei!lesso.» 

LoP,d'un'umilita ppofoundo, 
A 1'anze lo Viepzo a di: 
You sey sepyante o Diou de Tondo 
Qu'eou ine shio faT coum' ove di. 

Lop,Gesu,sey quitta sonn pero, 
Din shoun sein ppengue louzoinen, 
Pep d'aqui passa sup lo teppo, 
Sey queou quitte lou fipmamen. 

Marie se senten enshento, 
Fugue veype Elizabe: 
Shen Zan ogue lop Tamo shento: 
Eou couney lou maou e lou be. 

«Vou soulo,se la pu benito 
Que zamai* fenno aye eyta, 
S'a di Elisabe,ma mVo: 
Beni lou fpui que tou poupta! 

*Quaou bounhup pep you que lo mero 
De moun Diou e de moun Shegnoup, 
Me Tisite din mo misepo: 
You li gante glopio e amour. 

You sepai" a touzoup louado: 
Soun noum ey saint, soun nomeygpan 
E zomai pas une assemblado 
N'aoubludapo moun chaste flan: 

*Glopifio,moun amo,toun meytre 
Que shup Zan bailla sonesppi: 
Cap aou yaou de you tou ley naitpe 
Coumo lou ppopheta an eycpi. 

* Lou dessein daou-j-omey supepbey 
Shoun oounfoundu pep son shen bpa: 
Eou a fey toumba lou monapquey 
E lous iimblev sho'in peleTa. 



"Aou a coumbla de bey lou paoubpey 
E passajia lou qu'avian fan, 
E a faV mouri tou lou-j-aoutpey, 
Quoy que se cresian for puissan. 

Sa ppotesiou se manifeste 
Sup lous efan d'Isepael: 
A Abraam e~ou zou proteste 
E aou seou , dessein eytepnel.» 

Lo Viepzo oante queou oantique 
Pep s'aquita de soun deTey 
E apre queou gau magnifique 
Ppe d'Eysabeou peste tpey mey. 

Cezap Augusto,que pegnaTO 
D7n lou poyaoume daou Romain, 
Un deynoumbpamen opdounaTO 
Qu^ fugue fai pep tous huraain. 

Shaoiin deyio se fay insopipe 
DTn lo Tilo de ses aoutouP: 
Caoun y deTio yeni dire, 
Lou daou seou, sey detoup. 

Zoje,de lo Pago de David, 

D'un coeup tendre,d'iin coeup doulen, 

Oba"? a da queou mandavit 

E se pende en Betleen. 

La Sento Viepzo epo gposso 
E fop ppoce de s'acoacha 
De Betleen elo s'appocho 
Sey se Touley tan fa gepca. 

Quant i fuguepen dTn lo Tilo, 
Ne troubepen pas un louzi, 
Ou lup fu di pep maT de milo: 
«Vou ne louzaroy pas eychi.»» 

«Que faren-nou,sa di Marie? 
Monpiren-nou eychi de fan? 
Elo puPO,elo soupipo, 
Elo ey bien ppe d'oTey Pefan 

u Entpa,_mo mTo,dTn Peytable 
Quey la'i basti zou queou pouptaoii 
Li di Zoje,pe de semblable 
Ne sey zamai pe tu de taou .*> 

L'umilita,la passienso 
Lup fai ppene queou louzomen 
Zamai degiin din lo ProTinsso 
Ne fu louza si paoubpomen! 

Y pamassen boupi e paillo: 
L'ane,lou bioou Tenen dapey 
E sey ayey ni sol ni maillo 

Y soun pu counten que doou pey. 



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90 



Vep lo raione,din la mazuro, 
LoVierzo quitte soun manteou 
Sou souliep, sou ba,sa coiffupo: 
ZamaT ne fu re de pu beou. 

Allor, paregue sur lo terro 

Soud fil, soun Diou & soun Shegnour: 

Elo se Tegue Vierzo-Mero 

E fu transpourtado d'amour 

De soun beou fil lo fu charmado, 
Lo I' adore coumo soun Djou, 
D'iin gran respeo fu penetrado: 
Soun Fil l'y fague ooumpassiou. 

Prountame'n,elo PenTeloppa 
Din daou linzey paoubrey ma blan: 
De maillot elo l'e'mmaillotto, 
N'ayan ni soyo,ni riban. 

Din lo crego elo lou paouzo, 
Entre dou pablibreys animaou: 

Y Peyqaoiiren , ma pas tin n'aouzo 
Li fa ni sagrTn,ni de maou. 

L'ane,lou bioou Tesen lour meytre: 
A zenoil se raeten d'abor: 

Y iacen de lou recouneytre 

En Qantan tou dou, bien d'aooor. 

Din lou momen,un millioun d'anzey 
De lou ganshou rampliren l'air: 
En li baillan milo louanzey 
Fagueren iin sarman councerx 

«GIorio o Diou din soun pu naou tronei 
Coumo aou o toutzour eyta 
E la paix dounado o tout ome 
Qu'ey de bouno TOuIounta.» 

Lou barzie que van en campagno 
A la gardo de lur beytiaou 
Couren d£ mountagno en mountagno: 
N'ayian zamaT re tu de taou ! 

Un daous anzey que lou veoii paTtre' 
Lour di:« Barzie, coure-TOus-en 
« Adora Diou que Te de naVtre 
*<D7n l'eytable de Bet'leen. 

«Vou lou Teyrey dins uno crego, 
Que puro,que tremblo de fre. 
Aou n'o ni boi", ni fio, ni mego 
Mat aou ne tou damando re. 

«Veyqui tou qo que tou damando: 
Quey Totre' coeur, quey Totr' amour, 
Quey uno bien eyzad* offrando: 
Ana-li doun fa Totro cour. 



Tou lou berzie e la berziera 
Quitteren raoutou e agneou: 
TraTerseren shan e foouziera, 
Empourtan <ja qu'an de pu beou 

Quant i fugueren a l'eytable 
A zanouil se soun prosterna 
E d'iin coeur doux e Writable 
Adoreren Diou inoarna. 

Zoje lur fague bouno mino: 
Lo Vierzo lou oaresse tou 
E lour dizen:«Vezi, vezino, 
Aou oeou Tendrey eoumo nou .» 

Lou pastour e la pastourela 
Offriren yooiin lur presen 
Que n'ero ni or, ni dentela, 
Ni ruban, ni passouien. 

Quero doou pou ley, daou froumazey, 
Daous agneou e daou tourteou, 
Daou yaous, daou Ti e daou poutazey, 
De la raba e daous aoujeou. 

Y zugue'ron de lour cjobreto, 
De lour flazaou,de lour oboi: 

Y danoheron din lo oambreto, 

Y fagueron : A toi,a moi. 

Quant y Yegueren lou zour naTsse, 

Y se zieteren a zanour: 
«Jesu,nou soun tou ravi d'aizet 
Nou tou souaten bien lou bounzour.» 

Aou temple, opre lo Tueteno, 
Geju,l'efan, fugue pourta: 
Aou fu oiroonoi per eytreno: 
De* dou pizou fu raqata. 

Treze zour apre la neyssenso, 
Trey rey Tengueren de bien louen. 
Adora sa dWino eyssenso, 
Louzado dTn queou paoubre couen. 

Quant i passeren per lo Tilo, 
Tou lou mounde mourio de pool: 

Y oraignan lo guero cmlo; 

Y fugian tou coumo doou foou. 

Ma lou Rey,d'un air pacifique 
Lour disseren:« Ne craigne re 
Nou shershen iin Diou raagnifique, 
Quey naou din lotri gueret.» 

L'eytelo que servio de guide 
Per lour mountra queou Diou naou, 
Conduisio l'illustr' embassado, 
Sey empeyoharaen de degu . 



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91 



Ton trey se prosternen per teppo: 
Dounepen op, myprho,encen. 
Adoren Pefan e so mero 
B lup fan bien de beou ppesen. 

Enfin,y qoitteren lo crego, 
S'en topnen pep d'aoiitpey sharai, 
Tamboup battan,fio o lo mego, 
Tpoumpan Eypodo, 1'enemi. 



Lo Viepzo fugue purifiado, 

Soy pertan n'avey de bezoin: 

Pop nou 'lo sey umiliado, 

Pep nou muutpa d'avey queou soin. 

Ppezan Diou que,vu soun eysample, 
N«m sian dou e umble de coeup 
E qu'aou ciou,(jocun lou countemple, 
Que diTou demoun nou sian vainqueup! 



CREJI CHU BOHTTRO P0RA0UL0. 

CANTIQUE POUR LA COMMUNION. 
Andante. 



M?95. 




Cpe-ji chu boht-tio po - paou - Io,Moun Diou, que bou che ppe - 




-jen THot-tio qu'o hohLfr<> tauu _ lo, Re_choou-PaT en cu.mi 

_1_ 




-gnen: (JuoLque peh. gui pa bou be - pe, moun Sho.boup Je.ju . 




-Chri, Youjou bo.li poup_tan cpe_ pe, Pep-oho.que bou j'o.be di 



You boti moun ehpepencho, 
Hieju,en bohtfpo bounta: 
You beni d'ohe counfiencho, 
Ppenne bohtfpe copp ohocpa 
Repende,you bou n'en ppegui, 
Bohtfro gpachio din moun cup, 
A fin qu'oprejyou bou tpobi, 
Mo bitto e moun bounhup. 



Chento Bieptzo,you bou'n ppegui 
De pecoumonda o Diou 
Loi ppiepo que y'odpe'ohi 
E touto mo-j-offechiou. 
Bou ppeni pep mo potpouno: 
You jou podi be bien fa, 
Pep iin' amo peooodoujo 
Que dejiro ohe oholba. 

Loi ppoumeoho qu'ol Boteme 
Che foguepoun o moun noura, 
Loi renoubelli you- memo. 
Yo,penounohi ol demoun, 

cho'i poumpo,o choy-j-obro, 

01 gou de choi bonita: 
Tzomai pu,del nou me tpobo 
To fochilo o Pehoouta. 

Cette melodie, Tune des plus celebres de la fin du XY111K Steele, est attribute par pltisieurs 
historiens a Pergolese: Artk. Pougin regarde cette opinion cornrne drnuee de fondemenl.Celle qui 
Vatiribue a Mondonville n'offre pas plus de consistance . Fet is, le premier, a cru pouvoir a/firmer 
qu'Albanese en est I'auteur : toutes les probabililes mifitent en faveur de ce sentiment . L'ltatien 
Albanese, sopraniste exquis, compositeur plein de morbidezza , vecut environ de Van 1729 a Van 
1800. La melodie fut composee sur les paroles de la romance i 



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92 



Que ne suis-je la fougepe 
Ou,sup la fin d'un beau joup, 
Se repose ma hepgere 
Sous la garde de l'amoup! 
Que ne suis-je le zephire 
Qui pafpatohit ses appas, 
L'aip que sa bouche respire 
La fleup qui nait sous ses past 

C'est sur cet air que les gens de la campagne ,au soir du Mardi-Gras,disent adieu au carnaval: 

Adiou,paouPe iter) Carnoyal ! 
Tti Wn Ta,e iou demore 
Mindza coudeno de lap~(*) 
Adiou, paoupe (ter) Carnoval! 
(*) VAR._Per minza !o ohoup' o Toll, 



A.-LANTZE GOBRIEL 

ANNONCIATION-NOEL.EPIPHANIE. 



Marnac. 



N2 96. 




L'An.tze Go.briel Be oho_lu _da Mo_ri - o: 

Rail . 



— « AMBier.tzo 



pt j j*'j* i e \ i J> p ir Plipji i ii'd i" 1 i 



Chen . to , Bon be. ni on _noun-chaj Lou Fil de Diou boa oal pour . ta. 



-.« L'Antze Gobriel, 
Lou pourtoraT you gaire' ?» 

— «Ah! Biertzo Chento, 
Noou me lou pourtore, 
Me (outzour Biertzo bou chere.» 

— « L'Antze Gobrie_^, 
DTn oal ten deouro naiohe?» 

— « Ah! Biertzo Chento, 
DTn lou pie de l'hiber, 
DTn-j-un ehttable mal coubep.» 

-^L'Antze Gobriel, 
CheraY-you touto ohoulo?» 

— « Ah! Biertzo Chento, 
Tzoje,lou bohttre epou, 
Chero toutzoup ol pe de bou.» 

_« L'Antze Gobpiel, 
Nou gn'douro pa calo' aoutre ? 

— «Ah! Biertzo Chento, 
Lous Antze l'y cheroun: 
Tan de Nodal bou contoroun!» 



— « L'Antze Gobpiel, 
Nou gn'oouro pa calo' aoutre ?» 

_« Ah!Biertzo Chento, 
Lou pastour ye cheroi/n : 
Lou Fil de Diou odonroroun.» 

_« L'Antze Gobriel, 
Nou gn'oouro pa calo' aoutre ?» 

— « Ah! Biertzo Chento, 
Lu tre pey ye cheroun: 
Lo bell' Ehttello menoron.* 

_ « L'Antze Gobpiel, 
Me pourtopon de bel ppejen?* 

_«Ah! Biertzo Chento 
L'op,1o myrrh' e l'e'nchen, 
Per odoura Dzeju biben.» 

_« L'Antze Gobriel, 
Cu foro lou Boterae?* 

— « Ah! Bieptzo chento, 
Chen Tzan que ye chepo 
Lou bel Efan botedzopo.» 



_« L'Antze Gobpiel, 
Qnal noum l'y dounope'n-nou? 

_«Ah! Bieptzo Chento, 
Lou noum de Tzeju-Chri: 
Chepo lou mestre del poT!» 

Ce Noel est popufaire dans Ip Sarladois, le Bas- Limousin et le Quercy. 

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93 



B. -VERSION de LAROQVE-GAGEAC. 




V An. tze Gpo. biel Bal o-.noun.oha Mo 



_«AT! Biep. tzo 




Chen- to! BouT be.ni o.noun-cha: Lou Fil de Diou bous cal pouP . ta. 



VAR. 4? STROPHE. 

_ «L'Antze Grobiel! 
Chepai-yon chan Iumiero?>» 

_« AT! Biertzo Chento, 
Lous Antze li chiponj 
01 Fil de Dion esola'ipopon.» 



II._LEGENDES PIEDSES 

et 

COMPLAINTES 



N2 97. 



A- CHENTO MARTHO. 

CONVERSION DE Sl e MADELEINE. 



Perigourdin , Bezenac . 




Chen-to Map.tho oh'e'n vaY de la'f Jeju tpou.ba 



E.Io li diche:«MounSho. 

fa 




.yeup,moun Re.demp.teup, Pou - de pascoun_vep. ti mo ohe-po Sop?» 



_«Sainte Mapthe,allez donc-z'y 

Et dites-lui , 
Qu'a l'eglise il doit y avoip 

Un gpan sepmon.» 
_«Yenez,ma chepe sopup, 

Nous l'entendpons.» 

Madeleno pespoun d'obop: 

— « Nou Py vaou pa; 

Eymorio ma? estpe o lo danso 
End'un viouloun 

One noun pa o l'Eygleizo 
d'iin sepmoun.» 



— « Sainte Mapthe, re^enez-y 

Et dites-lui, 
Qu'a telle eglise il doit allep 

Tpois beaux cadets 
Qui desipepaient bien 

De lui papier. » 

Madeleno pespoun d'abop: 
— « L'y Taou ona, 

LaTsso-rae prendre mo coiffupo 
E mou gan Man, 

Touto mo gapnitupo 

E mou diaraan .»< 



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94 



Quand o 1'eygleyso ello fugue, 
Jesus prechait: 

Dessur la vanite du monde 
II a parle; 

Le coeur de Madeleine 
II a touche 



Les trois cadets lui deraandaient: 

« Damo, qu'ave?» 
_« Pourquoi la vanite du monde 

II faut laissep 
La paoine sanvage 

II faut manger. » 



B.-A LATOVRBLANCHE (RlBERAC) 9 tous les Couplets sont en francais. 



ft m m -hr r r Mr 1 P g i f jl - * 



La Sain -te Mapthe en s'en al . lant Je-sus tpou . vant: Mod Sau. 

9 



ft | Ji Jtj l p p_^ | J * J J | Jrji J^p |p p p ; J»|J* | 



_veup,raon Cpe_a_teup,Mon R<Ldemp.teup, Je ne peux pas con.TeP.tip Ma che-pe soeup.< 



Marthe, Mapthe, allez-y 

Et dites-lui 
Qu'a l'eglis' 1'yest arrive 

Un beau ppecheup: 
« Allons-y ,nous 1'entendpons, 

Ma ohepe sorup.» 

La sainte Mapthe en s'en allant 

Sa sceup trouvant: 
* A l'eglise est appive 

Un beau ppecheuP: 
Allons-y nous 1'entendrons, 

Ma chere soeup.» 

La Madeleine lui pepond: 

« Je n'ipai point: 
J'aime raieux etpe a la danse 

D'un violon, 
A la main d'un amoupeux, 

Qu' a d'un sermo n.)' 
La sainte Mapthe en s'en allant 

Jesus tpouvant,eto.(Commeaul p . r ) 

— «0 Mapthe, Mapthe , allez-y, 

Et dites-lui 
Qu'a l'eglis' l'y est appive 

Trois beaux cadets 
Qui souhaitepaient de la voip 

De lui paplep.» 

La sainte Mapthe en s'en allant 

Sa sopup trouvant: 
—« A l'eglis' l'y est arrive 

Trois beaux cadets 
Qui souhaitepaient de te voir 

De te parlep.» 



La Madeleine lui pepond: 
_«0h! j'ipai bien: 

Laisse-moi ppendp' ma ooiffup' 
Et mes gants blanos 

Et aussi mes pieppepies 
Et mes diamants.» 

Quand a l'eglise elle pentpait, 

Jesus ppeohait: 
Sup la vanite du monde 

II a parle, 
Et le ooeup de Madeleine 

En fnt touche. 

Lopsque le sepmon fut fini 

Jesus sortit 
Et aussi la Madeleine 

En plenpant 
Et aussi la sainte Mapthe 

En riant. 

La Madeleine dit bonjoup 

Au vieil amour 
En deohirant sa coif fur' 

Et ses gants blancs 
Et brisant ses pieppepies 

Et ses diamants. 

Les cadets lui ont demande: 
— « Belle, qu'avez ?» 

_«La vanite de oe monde 
II faut laissep 

Et la pacine sauvage 

II faut mangep.» 



On chante aussi cette complainte "dans les environs de Thenon, Meme air et memes paroles. Ce- 



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95 

pendant au lieu de S{ e Marthe ,c'est la S{ e Vierge que Jesus envoie a Madeleine pour presser la 
conversion de la pecheresse . he texte est en franqais melange de patois. 



CH'ERO DE CHENT OLECHI 

LEGENDE DE S! ALEXIS. 



Lent 



S? Pardoux de Capehu. 



N2 98. 




dep. 



-9 
Cou - 



vi - don se po - ran En gran pet - zou - i 



chan. 



Nou-j-auu foje'n gran nooho, 

Gpan noch* e gran fehtTn 

01 noom de ohent Olechi 

Y'ove'n un gpan deji: 

En beni de fianohe, 

Din ohoun cup s'est pense: 

L'y vient uno pancheo, 
(Lo Toi del Chent-Ehpri) 
De qoita ohoun ehpoujo, 
Too ohe popan,omi. 
Chet an ne domoupe 
Chan zomaT pu tourne. 

Trob' uno vieillo bapquo, 
E del ch'y mi dedan. 
Y'e pehta chet anneyo 
Ghan clTentourna zoraa'i 
Oppe ohet an posse, 
L' Olechi petourne 

Var domonda PopmoTno 
01 coin de ohoun logi: 
Choun pepo Po yo fatso 
Chan oouneyche ohoun fil. 
Chet an n'e demoupe 
Zou choun paoubre degpe 



Me zou choun paoubpe degpe 
Entendio choupire: 
Entendio choun ehpoujo 
Que chouplipavo tan: 
"Bene, moun doux Olechi, 
Benez, moun teurmanf 

«L'01echi,moun bel ehpou, 
Pep que me quita-bou? 
Che you n'epi pa belo, 
Pepque me prlnia-bou? 
Che moun cup bon-j-ogpado, 
Pepque mi quita-bou ?>» 

L'Oleohi,dedin choun cup, 
Entand tousoes douleups: 
«Moi,je suis bien la cause 
Des pein' et des toupraents 
Que moun ehpoujo choufro, 
Aouchi ton mes poran.» 

«L'Tmpopter il faut bien chouffpip, 

Pu leou que d'aoubo'i. 

Lo pigup e lo peno 

N'eh pa que pep un temps: 

II faut done que' je chouffpe 

Poup etre tpiomphant,» 



S.Alexis de Rome, T Must re pelerin d y Orient ,vivait vers la fin du IV? siecle.Tres honore du- 
rant tout le moyen-ageyil devint le protecteur en quelque sorte officiel des pelerins de Terre - 
Sainte. La Vie de S! Alexis, poeme roman du XI? Siecle ,montre en quelle estime le tenaienf nosa'ieux. 

II y a trente ans a peine, les pelerins de Belves et des environs qui se rendaient a Cadouin 
ou a Capelou , chantaient la complainte de St Alexis: puis,entres dans le Sanctuaire,ils recitaient 
a genoux la merveilleuse legende , malheureusement tronquee y que nous transcrivons ici.Vne pauvr* 
femme des environs de Belves, apres nous avoir chante la Complainte, nous declamn la Legende, 
tout d'une haleine et sur un ton de compunction vraiment touchant . 



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* r 



96 



LEGENDE DE S? ALEXIS 



Ch'e du temps d y Innochan,Papo e de VAmpelur Honorius que vient de Roumo chetto grando 
retsouichanso. 

Eouphemien, lou Chenatur de Roumo, ehpoujet uno grando damo.Me coumo Nohtre Shegnour 
Jeju-Cri loui-j-ovio priva d y un eyretie , lour moijou ero coutumiereman tin refujo pel louh 
pdoubre, tin ehpital de paijt e un ehtodi de pochan . Per louT recoumpencha de lur tsoritu , Diou 
lur o dounat un efan d y amo e de rojou, e lou fonnoumma Olechi. 

Quan r Olechi fuguet gran o Vatze de morie,tou che poran e chou -j-o?ni y li chercoun 
uno fillo belo ,ritso, portido d'iin bel lignatze : // coumandoun de Vehpouje. Me lo nut memo de 
chot nocho ,Diov o parla -t- Olechi . L J Olechi yo rehpoundu ol foun del cur i * Que voule, Moun - 
chegneur,que voule que je fasse pour votre service ?» -«Quitto to famo din toun polai.»—«Me cho 
n'opartien qu'o un barbaro de quitte un 9 ehpoujo chi raro I* Me perque lou chief jou veut t dintro 
dTn lo crambo de choun ehpoujo e digue tou ba : « Adieu , mo chormanto Beauteije te quitte et 
je m'en vais.» Enchuito,li dounet -uno bago d f or e uno chenturo de tofota .» L'Olechi dintre 
dTn lo crambo de choun pero : pren de Vor e de Vortzen per chourti de cho mejon . 

Del polaY de choun pa'ire ,onguet o Edechio , dehtrubie choun or, choun ortzen oou pdoubre: 
conze choun hobillomen en lou d'iin mandian . 

Fagueron courre lou bru que montenen y'ovio -t-un Chen o Edechio. Y'ozet un chervitur de 
choun pero que lou yi troube ,Y y o fai' Vormoino chan lou couneyche . V Olechi Vo bien coune - 
gutto remerchia bien lou boun Diou d 9 obe rechooubu Vormoino del chervitour de choun paire. 

Enquero VOlichi chiguet counten de tourna din lo vilo de Roumo. Trouvan choun pairo 
d7n-j-uno ruo,y dii«Mouchu y foji-m'on paou de charite, chi vou pla y d y un coin de vohlro 
mejon. Nourriche- me de ley mieto de vohtro taoulo. E Diou vou recoumpanchoro de vahtro tso- 
rita e benedgiro tou cho que vou-j- opartien .» Eouphemien coumencho de loufairo metre din - 
j-uno petito crambo ehcuro , din -j- tin le de porado. 

Lou-j- onan 9 luey venen tou tratton coum* tin fat .Un li bolatzo lou bouril dechu; l 9 aoutre 
U boutavo lou pot de crambo chu choun let. Me del aoufrichio ol boun Diou touto cho'i peno. 

Me -j-anfin , chu l y poin de mouri, ehrriguet, pel Vordre del boun DTou f l f hitoiro de chovito. 

Un tzour que lou Papo dijio lo Mecho din lo Gleyo de chen Piere, entendet un antze del 
chel que cantavon Vene, oflige f you vou counchoulorey.* Gn'ozet tin 9 doutro boi que benio de 
Vddutar e que dijio :« Cherca Vome de Diou: pregoro Diou per Roumo . El deou mouri Divan- 
dredi .»» ,,, 

Quan lou pestre otze di lo Mecho f diguet o Eouphemien :« Eouphemien , perque nou cotsa - 

vou lou gran trejor qu 9 ove dTn vohtro mejon ? » Eouphemien fuguet tou chupre 

fro din lo petito crambo echuro: troubet lou cor ronberchat o lo placho de cho:in fil 
e un popie din cho main, que digun lou yo pougu orrocher.... Lou Papo e choun counchelie 
Aetious ch 9 i ban ogenouille: Vy domandoun lou popie e lou lour laqo , o lo grando tzoyo de tou 
lou mounde.Lou Counchelie lou letziguet , prejencho d' Eouphemien. Quant Eouphemien enten 
porta ol noum de choun cher fil , ne poucho lou cri tzuqu* ol chiel: « Ah'l mijerable , perdre 
moun fil o I mo men que lou retrobi ! You que crejio'i d 9 ove en tu moun bohtou de vieillecho, 
I- eyretie de mouT bien ! You te retrobi nouma per te metre en t'erro ! * 

Cho mero cour o cho plaint o : ch'e rounche chu choui chaveu:* Ohlvien ,moun anfan,toi t 
moun ehpoir e mo peno ! » 

Cho famo, tout 9 en larmo,chor dedTn cho crambo :« Mantonen , you chey bien beouvo.Chui- 
von mon ehpou.Moun amo >mouren tou'i dou.Choi coumo lo tourtourelo quant o perdu cho coum- 

pngno. Mantonen , you aT perdu lo mio .* 

(Cetera desiderantur .) 



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97 



LOU BOUN DIOU,LO CHENTO VIERTZO 

LA PUNITION OU 6EAI OENONCIATEUR. 



Manaurie. 



N?99. 




Lou boun Dion, lo Chen_to ViepJzo Che per.me - na_ ben. tut 

T 




douT,\ep_tze.na doun ehounlos hou-POSjL'houp'e loutzoup que Diou ey na: 



B o lour corai ponoountpen, 
Ne pancountpen tin bouye 

— «E digo , bouye ,bpab' home, 
Tu que chomeney tonn bla: 

« VaT t'en quep'uno foouchillo: 
Ton toun bla foouchilIopa.» 

— «Me chio-t-el you poussible? 
Que lot nouma chomena.** 

TzouP ppumie pugna que copo, 
Lou boun Diou ch'i vai bouta. 

N'o pa coupa ch7n gobelo, 
LouT faou Tzoujiou Tan pocha: 

_«Digo-nou, bouye, bpab' home, 
Tu qu^ ne copey toun bla: 

<RPaoupi vi lo Bando-Routzo, 
Ghoun anfan entre ohut bra? 

— « Ni PoT visto,ni ooubido, 
Dumpey moun bla chomena. 



Lou TzaT qu'ero chu lo branco: 
« Ga,ga,ga,tzoul gobelo.* 

N'en pemuden lot gobelo 
Mes ol mTn d'oquel pugna. 

_«Che tpoubobian Bando-Routzo, 
Que de mal nou li fopian!» 

« Li ooupopian loT duoT cambo: 
Y'erapotzopian de moptza. 

«Li coupopian lout dou? bra: 
Y'empotzopian d'anfan poupta. 

«Li ooupopian louT douT teti : 
Y'empotzopian d'alleta. 

_«MaoIive tzaT dechu lo bpanoot 
M'oguechey pa deyehiola! 

* LoY plumo d'op n'oouri poupta, 
Coumo elotz' oouri ohouna! 

* Conmo cato tu miaounapa: 
Coumo tz^ tu tzopopa!> 



LouT faou Tzoujiou c'est-a dire les faux Juifs .Dans le pays t quand on veut t/aiter quelqu'un. 
de roquin fieffe,o« emplole le mot: Tzoujiou. Ce mot revient dans plusieurs de nos chansons.. Autre- 
fois, pas plus qu'aujourd'hui , le peupfe n'adorait les Juifs. 

Les Juifs et les heretiques designaient la T.S. Vterge sous le nom de Bando-Routzo,cV.sf - <j- 
direi La Bande-rouge. 



PORI YO' NO FILLO. 

LA JEUNE FILLE MARTYRE DE SA VERTU. 
Pas trop rite. 



Manaurie. 



O Po-pi vo 'no fil - lo: Lo ToJen fa mou « pi 



D4 la mop pu oru - e . lo Que tzo_mai' che chio Ti. 



Choun pepo lo yaV veyre 
Ye paplo douchomen : 

«• Fillo^quitto lo Vieptzo, 

De mal nou te fopen.» 



_ M Pepo,moun paoupe pepo, 
Jon bou jVi' toutzoup di: 
Pu leou quitta lo Vieptzo, 
You eynie maT moupi." 




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U8 



Oho mero lo vaT veype; 
Ye parlo douchomen: 

«Fillo, quitto lo Viertzo, 

De mal nou te fopen.» 

-J^MepOjino paoupo mePO 
Jou bou j'aT toutzoupdi: 
Pu leou quitta lo Viertzo, 
You eyrae mat moupi!»> 

Choun fpero lo vaT veype: 
Ye parlo dooohoraen: 
_«Mo chop, quitto lo Viertzo, 
De mal nou te fopen.» 



_ w FpePO,moun palTQpe fpepo, 
Jou bou jVi toutzoup di : 
Pu le<>u quitta lo Vieptzo, 
You pyroe ma'i raoupi!» 

Lou bouppel lo YaT veype: 
Ye paplo ppountomen*. 
— « Fillo, quitto lo Vieptzo, 
De mal nou te fopen.» 

_ «Appourta-me moun lihpe 
Que you voli letzi: 
Voli oonta loT Vesppo, 
Oban de ne moupi. » 



_«BouppeI ,faT to demaptzo, 
Pep you nou tapdey pa. 
Mo pe , nitench , ey fatso, 
Pep moupi quan boupla.» 



OUAN LOU PAOURE CHE LEVO. 

LE PAUVRE,LE MAUVAIS RICHE <t S! PIERRE 
Lent. 



N2101. 



Quan lou pauu _ pe ohe le - vo VaY chep.oa 



^ 



Manaurie. 



M 



Quan lou pauu - pe ohe le - to VaY chep.oa choun di . na. 



lo popto del pitze 
Che eh'en vaT domonda 

_ « Foje-m'en paou d'opmofno, 
Chi Diou vou n'o douna.* 

VaT-^t'enjVai-t'enjlou paoupe, 
Qu'oTehi nou donen pa!» 

—«De loT cpousto buplado 
Que doun'a vostrey tze.» 

_« Me loT cpousto buplado 
Fan bejoun pep mui tze. 

«Vai- t'en^aT-t'enjlou paoupe, 
Qu'oTchi nou donen pa.» 

Ch'e'n vaT tpa lo mupaillo, 
Mfntza de' los oustri 



N'ottende pas un'houpox 
Lou paoupe vaT moupi. 

VaT tusta o lo popto, 
Porto del Porodi. 

_«Me drebo-Ii,Chen Pieppe; 
Loi popto dpebo-li.»» 

_«LoT popto choun dpubido 
Dejumpey hiep moti.» 

N'ottende pas un* houpo: 
Lou pitze* vai moupi. 

VaT tusta o lo popto, 
Popto del Popodi. 

—«E bappo-li,Chen Pieppe, 
LoT popto bappo-li.» 



_«LoT popto choun boppado 
Dejumpey hiep moti.» 



SEGNOUR,CHANTEN LO VEILHE. 

SEIGNEUR, NOUS CHANTONS LA VIGILE. 

La Chanson de Monsieur S.Jean Baptiste.faicte a Vhonnevr dvdict Sainct et se chante la 
Vigile d'icelle feste a Vespres,svr la fontaine de la Clavstre,en la ville de Perigvevx,par les Maire. 
et Consvls et autres Bovrgeoys de iadirte ville, ou if assiste vn Emperevr y vn Roy.vn Due y v*t M'ir- 
qvis et vn Abbe. 



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99 



ADAPTATION MUSICALE A LA PROSE LMTABVNDVS 



N? 102 . 



(/£'?«■ siicle.) 



h M J J J J JJJ Ji J JJJJ J u 



SeLgnoYP,ohanten la Veil-he, e-le- i.son. 
De la Sainct JeanBaMis.te, e.le. i.son. 



j>Jjl J JJ J rUj J i j JJJJjl 



VoYsdi.pen, si yoys plat, e-Ie. i.son. 

Cono-me fut an.nun.eiat, e. le . i . son. 

B qo que toys di . pen, e.le. i- son. 

De la ges.te tpey.ren, e.Ie. i.son. 

Za.cha.pi- as, lou Bap, e.le. i.son. 

El tem-ple vol in . tpap, e.le. i.son. 

Son an -tap en. cen. sap, e.le. i.son. 

Son sa.cpi.fi.oy far, e.le. i.son. 



L'An.gel ly ad.Ten.guet; e. le. i - son. 

L'An-gel loo sa.lu - det, e- le. i . son. 

Moult gent Ioneou.noiiP.tet; e. le. i . son. 

— «Din te gapt,Za.eha.pias! e.le. i.son. 

Del li.gna.ge n'au.pas.» e. le. i . son. 

Quand Za.cha.pias lou Yid, e. le. i . son. 

Tres.tont sey es.pou.pit: e. le.i - son. 

— «Nou te ohal a-Yeyp paoup, e. le.i . son. 

Ne y - pe ni ti . moup; e - le . i . son. 




"Que you seiSainctGa_bpiel, e.le -i.son. 

Que sey tpansmeysdel eel, e.le. i.son. 

Di.pai te qual.quo.pe, e.le. i.son. 

Dont tu n'au.pas grand be: e. le . i . son. 

E-lyza.bet, ta mou.Iiep, e.le. i. son. 

En_faut au . pa de te, e.le. i.son. 

Et l'en.fant que n'au.pas, e.le. i- son. 

lean nora tu ly metJpas, e. le . i . son. 



Pep sas Tep.tus 
Contracts pe-dres. 
Mopts pes.sus.ci . 
Hopbeaux'llu.mi . 
E muts pap. la 
MaLoup don ly 
le.sus bap . ti . 



fa - po, e . le . i . son. 

so. po, e . le. i . son. 

to - po, e . le. i . son. 

no . po, e . le. i . son. 

fo . po: e . le. i . son. 

do . po, e . le - i . son. 

zo . po.» e . le. : . son. 




e.le 
e.le 
e-Ie 
e-le 
e-Ie 



Si pey-pond Za.cha.rias: 

— «Moultn'aygpand mepuel.has! 

Capvielhsey e cha.nut.' 

_«Eyoe Yey.pe nou cu.di, 

Cap hou as mes.cpe.zut, 

Noou mey ex . ta.pas mut.>» e.le 

L'en.fant en.ge.nu-yt, e.le 

E lou pair* ey mu.sit, e.le 

E quand sop. tit del temple, e.le 

Noil pot pa.rau-le rendpe, e.le 



.i.son. 
.i.son. 
.i.son. 
.i .son. 
.i.son. 
.i-sou. 
.i.son. 
.i.son. 
.i .son. 
i .son. 




Co.gno.gue.ront lou Bap, e.le- 

Qu'avioa-gut ad.Yer.siou, e.le. 

E que Ioup a monstpat e.le. 

Que no pot plus par. la, e.le. 

A - ven-gutz sont ly dipe e - le . 
Que l'en-fant YouJienaistpe,e-le- 

E Pen.farit si fust nat, e-le. 

Si commescabeset soa_bas, e . le. 

E di . sen pep lo teppe e-le. 

Mai.onp horn nou ney.tro: e.le- 



i . son. 
i - son. 
i . son. 
i - son. 
i - son. 
i . son. 
i . son. 
i . son. 
i . son. 
i . son. 




De man-dent 
.«Diu qual nora 
lean ou le . 
Da.niel ou 
Eli.za.beth 
_ w Iean ly raet- 
De-man-den. 
Que de ce 
Adono lou pa!. 
B Din del 
E pey ppo. 
B*>. ne~dic. 



lous pa pens: 

ly met-tpem? 
. pe.mi - as? 

He . li . as?» 
si pey.pon: 
.tpen son nom: 
.lou al paVre 
yous de-clare.» 
. pe pap -let, 

eel lou -vet, 
.phe.ti - zet, 
„tus chan-tet. 



e.le . 
e.le. 
e.le. 
e.le . 
e.le . 
e'-le. 
e.le. 
e.le. 
e.le. 
e-le. 
e-le. 
e.le. 



i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i.son. 
i-son. 
i.son. 
i.son. 




Ppe.gen tous lou Ba.pou, e . le - i - son. 
Qn'envePsDioufa.san pa-sou, e - le- i - son. 

E ppe.gentouslofes-to, e.le. i -sod. 
Que nousgapd detenapeste, e . le - i . son. 

E nous gap- de lousbladz,e - le- i - son. 
Las Yignhas e lous ppatz,e - le - i - son. 

B pax del Cel en tep- Pe , e - le - i - son . 
Que jamais n'ayangueppe, e - le . I - son. 



A Pericvevx 

par Pierre Lalvy y Imprim»vr du Roy et d>t Clerge. 



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100 . ... ........... 

Cette curieuse chanson , imprimee sur tres beau papier ,avec He tres beaux caracteres ,se trouve'h 
la Bibliotheque de Perigueux y fonds Lapey re, layette I .Monsieur Louis de La mot he la decouvrit 
aussi parmi les vieux papiers d'une famille perigourdine et la publia dans le tome 28 e y p.907,des 
Annates de la Societe d'Agriculture.£a chanson y est divisee en couplets de dix vers chacun.EnJ in 
Monsieur Ch.Aublant Va reproduite , le 6 Aout 1900, dans le Republicain de Ja Dordogne. 

On rencontre la chanson de"MC Sainct Ichan Baptiste * assez souvent citee dans les livres de 
Comptabilite de la Ville. Nous avons pu en suivre la trace jusqu'au commencement du XlVfsiecle, 
{1822) mais nul doute qu'elle ne soit beaucoup plus ancienne.ll serait trop long de marquer tous 
les passages oil il est question de cette curieuse coutume. 

Qu'il nous suffise de noter que les Maire et Consuls avaient le droit de m creer un empeyrador 
ou emperayre a la quartiere de Verdu ou Plantier,un Hey al pon de Tournepiche , un Due a la 
quartiere de la Lemotgana, un Marques dans la Bua nuova,un Comte de Talhafer et un Ahat de 
Jen Sila.* 

Dans le principe ,on donnait dix sols aux deux ou trois premiers et cinq sols a leurs comparsesi 
par' la suite, cette somme fut un peu diminuee. 

Nous apprenons par le Livre -Journal qu'il y avait sur la Claustra une font et un hormeau,?* 
que sur cette font, on dressait pour la circonstance des planchades,cVsl a dire une sorte de theatre. 

Le tabourinier annoncait la Vigille de Monsieur Sainct lehan B&ftiste .Messieurs de V Hotel de 
ville , conduictz par 6 serpens, comme est de louable coustume, avec leurs marques et chaperons, 
precedes des menetriers , que sonaven davan nog, et suivis des notables et aultres habitans avec des 
rameaux en main , allaient querir les officiers de la Sainct lehan chascun en son quartier,?/ les 
emmenaient pres de /'hormeau qui est a lm C I austre , comme ncant par VEmpereur et finissant par 
V Abbe. Puis, on organisait une procession autour dudit ormeau,en chantant la chanson faicte en 
J'honneur de Mf Sainct lehan, pour prier ce grand et bon Sainct pre'eurseur de Nostre Seigneur Je- 
sus-Christ d'interceder pour nous envers Dieu et nous conserver.(£ivre Vert y fol.8/ verso.) 

Or,il advint qu'une annee,—en /643 9 — le malheureux Abbe de ${ Si lain s'oublia jusqu'a trai- 
ner.au cabaret et sur les places publiques, sotane, bonnet, croii et breviaire. Incontinent, il fuyfust 
inhibe de porter a I'advenir* aucuns habits eccle'siastiques,ains se vestir d'habits courts, a peine de 
50 livres d'amende. 

Les livres de Comptes nous revelent aussi trois autres details precieux : e'est qu'en 1S70.il fut 
paye pour le reillage du Missel et impression de la chanson de Sainct Jehan Baptiste la somme de 
vingt deui sols tournois; en 1606, a Gille de Goix,maitre imprimeur,\* somme de 50 Sols pour 
avoir imp rime la chanson faite en I'honneur de St Jean Baptiste;?* en 1609,* M? Bymard Dalvy, 
librayre,30 sols pour avoir imprime les chansons de Monsieur St Jehan Baptiste. 

Quant a l y air original de cette chanson , nous n y avons mafheureusement pu le decouvrir , mais 
tout porte a eroire que e 9 etait un plain -chant dans le genre des Kyrie farcig.Voici, comme spe- 
cimen,le commencement d'un Kyrie farci , e'est-a-dire melange de latin et de romam 

Kyrie , 
Le jour de Noel 
Naquit Emmanuel, 
Jesus le doulx Fits de VEternel , 
Eleison. 

Nous avons cru plaire aux amateurs en adaptant au texte perigourdin que Iques for mules ore- 
goriennes ,extraites de la Prose Loetabundus, si celebre au moyen age (12? Steele) 

Comme le patois de cette chanson , fortement melange de roman et tres different du patois peri- 
gourdin actuel ,offre quelques difficultes , nousT en donnons ici une traduction large; 

Seigneur, nous chantons la Vigile de la Saint Jean Baptiste .- Nous dirons,s f il vous plait,- 
comment fut annoncee (cette naissance),— et ce que nous vous dirons nous le tirerons de son his- 
ioire. — Le Seigneur Zacharie veut entrer dans le temple pour encenser son autel et offrir le 
sacrifice.— Et comme il faisait ainsi, — l'Ange lui apparut,— VAnge le salua,— tres gentement le 
rossura :-.«Dieu te garde , Zacharie ! — Tu auras bel lignage .»—Quand Zacharie le vit, — il fut tout 
rpouvanfp :—* II ne faut pas Veffrayerx — Point de colere ni de crainte ._ Car je suis Saint GabrieL 
Qui suis envoye du ciel,— Et je te dirai que/que chose,— Dont tu auras grand bien.— Elizabeth ta 



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101 

femme, — aura de toi un enfant , — et t'enfant que tu auras,— tu lui donneras fe nom deJean,-EtDieu 
I'aimera t ant, — que par sea prodiges, — il redressera les tors,— ressuscitera les marts,— illumi/irru 
les aveugles,— et /era parler les mutts .— // lui donnera un don plus grand, — car il baptiseru Je- 
sus**—*Mais f repond Zacharie 9 — voila de grandes merveilles \-Carje suis vieux et chenu\»-*Ainsi 
tu ne erois pas voir tela ?—Par ce que tu n'as pas cru, — neuf mois tu resteras muet. n —ll engen- 
dra Venfanty—et le pere devint muet—Et quand il sortit du temple, — il ne peut plus parler— lis 
comprirent que le maitre — avait eu facheuse aventure,— quand il leur a fait signe,—qu f ilnepeut 
plus parler;— on est venu lui dire — que Venfant voulait nattre,— et quand I* enfant est nc ,— 
comme vous savez et saurez, — ils disent que sur terre,—il ne nattra pas d'homme plus grand: — 
les parents dentandent — quel nom on lui donnera : — Jean ou Jeremie? Daniel ou Elie? mm Elisube1h 
re'pond : —« Nous Vappellerons Jean. — Demandons-le au pere, — et qu'il vous le declare. » — Adonc 
le pere parla,— il loua le Dieu du ciel,— et puis il prophetisa — et chanta Benedict us . _ Prions 
tous le Saint — qu'il intercede pour nous aupres de Dieu,— et prions en cette fete,— qu'il nous pre- 
serve des orages,— qu'il nous conserve les bles,— les vignes et Us pres. — et la pair du ciel sur la 
terre,— afin que jamais nous n'ayons de guerres,eleison . 



VOUS AOUTREY,PAI 

TES PEREET MERE HONORERAS. 



Lent. 



Miinaurie. 



NS105. 




VonsaoutpeTjPa'i^n'o-be deou fiI,Nonlou!fot_zia pa Yostpeymes- 




- tpe,Vous aoutreyjPaTjqu'o-be deou fil,Nou louifot-zia pa Yostrey mes - tre 



lo porto de ohoon fil Tzan, 
Chi oh'en va! doraonda 1'ormoTno 

—«VaT, Pititzan, moun veyletou, 
VaT veyre' ou ey o mo porto. » 

_«Cherto,quo n'ey, nostre' mouchup, 
Quo n'ey lou YOstre paoure pero.» 

_«Dono-li del po de muT tze, 
Tipo-lou de doban mo popto.» 

VaT, Pititzan, moun veyle'tou, 
VaTleou,va7 me quep'o beoupe 

B lou vi blan qu'el ne begue, 
Un cherpen dedTn li ohe bagno 

_«Vaf, Pititzan moun veyletou, 
Quepe lo lebpe qu'ey o Taste. » 



Lou ppumie bouohi que coupe, 
Un gpopal li chnout , ol vijatze 

E lou po blan qu'el ne mTntze 
Che n'ey uegpe coumo de l'anopo. 

_« Paoure , ooT fa ol Dfou del Chiel 
Que mVnYoy'un ta gpan exemple?» 

—«Cliepto,quo ney,nostpe mouchur, 
Quo n'ey lou vostre paoure* pero.» 

—«VaT, Pititzan , moun veyletou , 
VaileoUjVai me* quepe moun pero.» 

E de to loun que lou vetze, 

El 9 doban ohui tzinoul,che tzieto. 

_«Perdou! pepdout moun paoure pat! 
Un gran pepdou you you domandi.» 



_«E you te pepdoiini be bien: 

Ma que Diou del Chiel te perdoune'!» 



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102 



Z0JE,L0 SHENTO YIERZO 

JOSEPH ET LA VIER6E. 



Vite 



Latourblanche (Riberac.) 



N?104. 

-Jk 




Zo_ j4, lo ShenJo Vier_zo He_la! raoun Dionf 2o_j4, loSMnJo 




Vier - zo, Lou - a 



sio 



Diou! Von she pep-rae.net ton don, Je . 




.so, A_ve Ma-Pia,Vou she pep_roe.na ton dou, Je - su, A.Te Ma - Pia! 



_«Zoje/ya ra'uno poumo 

Etc. 
Ah! Tene- lo me oyeT!» 

_«Ma In que vo eymado 

Etc. 
Que Tene lo tou donna. » 

Lo Viepz* en sho honleto, 

Eto. 
Ghup lou poumie o fpopa. 

Lo Viepzo s'ey levado, 

Eto. 
E lu poumie s'ey coupba. 



_« Zoje , possa- m'y I'aTgo 

Eto. 
Ah! yene'-lo me possa. » 

— «Ma In que to eymado, 

Eto. 
Que Tene lo vou possa .» 

Lo Viepz' en sho houleto, 

Eto. 
Shup qu'eP aigo o fpopa 

L'a'igo shey shepopado 

Eto. 
E lo Viepzo o possa. 



A..CU BOL OOUBI L0I CHEN POCHIOU 

SUA LA PASSION OE N.S.J.C. 
Tres lent. i 



Marnac. 



ND 105. 



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XXI 



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o o 



I 



Cu hoi oo u - bi lo'i Chen Po _ chiou, Que f ue - poun 



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ax: 



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- so ol bonn Dion ? 



Che Ton ppe 



g=i?F 



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che' 



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^ — o 



XXL 



Ton li . 



Do 



ban Pi 



la 



to l'on me - na 



Oqui Ton dehpouilla too nu 
Conmo un efan nouraa nohoon: 
Cho paoupo mepo bed^en laT 
Tout en ploupan,tont e r n cpian. 

Non plupe\Mepo,nou plupe 
De* tan d£ mal que* me betze : 
Me beje biou,me beype' mop, 
ToupnopaT biou oppe mo mop. 



Tou ln-j-efan detzou ehet an, 
Helal moun Diou! tan opedopan: 
Pepdouna-nou tan choulomen 
Tzuquo ol tzoup del tzutzoraen. 

LoT-j-ehtello qir'ol ohel chifon 
Toutoi-j- en teppa touraboron : 
Can lou tzuzome'n bendpo, 
Lou ohel, lo teppo tpe'mblopon. 



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103 



B.^VEKSIONde MANAURIE. 

Les anciens ont out dire qu'on chantait cette complaint? a teylise. 
Lent.t ^ i '^T 




De Je _ j^-Chri lou f il de 

B eou Pan pre, eou Pan mena, 
Tza Pilato eou Pan pocha. 

Oqui Pon despouilla tou nu, 
Coum' un enfan nouma noscu. 

Cho paoupo Mero ve d'e'n laT 
Ed puran choun pitit aufan 

— «0h! moon Fil, que Ioup obe fa, 
Qnan vou-j-an me din quel esta?» 

.."Que' loop a'l fa, que Ioup aT di? 
Oqueou Tzoujiou me fan moupi. 

«LoT fenn' 
D'entendpe 



Diou Ve.ne pepoou.vi lo po . ohiou. 



« De tan de mal que me ehatzia, 
Paoupo MePO,ne pupia pa! 

«Me Teje viou,me veype mop; 
ToupnopaT yiou oppe mo mop. 

«Lo-j- estelo qu'ol Chiel chipan 
teppo eloT toumbopan . 

«<Ne toumbopan de chie en chie 
Coumo loT feillo deou looTipie. 

<Ne toumbopan de tzcup e'n tzoup 
Coumo loT feillo -j-e lof floup. 

♦Michento cpedopan 
pupa Ioup anfan.*> 



4_CU VOL AOUfil COUMPLAINTO? 

LAJEUNE MUETTE RECOMPENSEE.(CONPLAINTE ) 



Ma 



m toe . $* li Jn J> i> J iH | «h | | I J^^f ^ 



Cu vol aou-bi ooum-plain - to, Pe-tits et Gpands, 



A* j. | | J j. | r i j M I i J J i ii 



D'u . no fil - lo 



quey 



mu 



do Pap - mi les 



Choun pepo e cho mepo 

L'an pauvoye 
Gopda choT bepbineto 

Lou loun d'iin ppe. 

Lo Chento Vieptzo pacho: 

Lo cholude 
Lou boun Diou pep oho gpachio, 

Lo fat paple. 

_«Digo me doun,pitito 

Elisabeau, 
Dounori - tn un' oullio 

B choun agneau?» 

—«Chepto, tzouTne'to damo, 

Choun pas a moi : 
A moun pep' o mo mepo 

Fal >na popla.» 

Lou boun Diou Po conduitzo 

Dans ce vallon, 
A chonn pep'o cho mepo 

Counta paison: 



champs. 



-.♦Y'o'no tzouTne'to damo 
DTn moun tpoupel, 

Que fai pe que' me dipe: 
Voli n'iignel .»» 

Choun pepo e cho mepo 

Choun estouna, 
Chaoure Ioup fillo raudo, 

To bien, popla. 

_«Toupna li doun,pitito 

Elisabeau: 
Choun tut o choun oherviohi, 

Tou louT plus beaux. » 

Lou boun Diou l'o coundnitzo 

Dans ce vallon: 
A la tzouTneto damo 

Counta paison: 

-JfChepto, tzouTne'to damo, 

Mo mep' o di : 
Choun tut a to chepvinhi, 

Les plus jolis.* 



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104 



_«Te ch'ey vengndo Yeype 

Din toun poT 
Tu xendra leou me veype 

En Popodi.* 



N'ote'nde pa-j-iin'houpo, 
Ni mal tpey tzouP: 

Lo helo tombo mopio 
Lou memo tzoup. 



B. _ VERSION de 

Latourblanche (Hiberac): 




<)ou yo 'no zoouno darao 
soun troupeou : 

Toiizoup lo li domando 
Un bo I agneoTi 

_«Quo n'ey pa' me,Modamo, 

Foou domanda: 
Qn'ey o moun pay,o mo may 

Qui foou pepla.» 

— «Ana-yi doun,mo fillo, 
Si eT poou ddou lou, 

You gapdopaT lo troupo 
Si be que vou.» 

_« Oou yo no zoouno damo 
A moun troupeou: 

Touzoup 'lo me domando 
Un be I agneou. 11 



gneou 



Soun pepo e so mepo 

Bien eytouno 
Di yeypp fillo mudo 

Si be pepla. 

_«Ana-yi doun,mo fillo, 

E dizo-Ii: 
Lu pu beou de lo troupo 

Dono-lu li.» 

_« Que tu ya- di , mo fillo , 

A toun retoup? 
_«Lu pu beou de lo tpoupo 

Oou ey pep tou.» 

'Lo foye nno letpo, 

Elo yi me: 
«Emraene fillo mudo 

En Popodi.* 



it.-LO POSSION DE JEJU-CRI 

LA PASSION DE JESUS CHRIST. 

Oh 



Belves 9 Si Cyprien. 



•» tor. -jg iJt j> i ji J>f — p — ti e i j.kjih p Ji/' i f f n 



Lo Pos.sLon do Je.ju-fihri Ehtantpist'e dou.Ian.tol Eh 




Eccouta-lo,petits et grands, 
She' lo boule j'oppiandpo: 

Me qu lo sa e nou lo di 
Pacho gpan penitango: 

Qu Penten dip'e nou Foppen 
Lo pacho bien pu gpando. 

Jeju-Chpi ch'en baT ppomene 
Oou jardin d'Olianoho, 

Voyez chansons de quete,p.2/ a 27,— p. 7/5, 



Ehtantpist'e dou.Ian.tot 

An oomangan so Possion 
J'aux lieux de ohoT choufpango. 

Me Chen Pieppe e lou boun Dion 
Che pepmenoun ansamblo 

Aou Ioup oorai an panoontpa 
Trento tsousiouT en dango 

Chou di Chen Pieppe j'ol boun Dion. 
—«Yo eychi petsouTchango!* 



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105 



Oh! che nou digue lou boun Dion; 
— «Chero mo tro'igango ! » 

"Doban nou ohio dimmen moti, 
Tn me beypa dans le turman: 

«D7n lo Chemmano Chento, 
Tu beypa moun copp pandro: 

« Tu me beypa poupia mo opou, 
Los esponloT songlanto: 

«Tu beypa mouf bpas espondu 
Suou bpa de lo Crou bianco: 

«Tu beypa mouf pe olobele 
Tod douT liet e'nsamblo: 



«Tu beypa moun ca couponne 
En tpeint' espinoT bianco : 

« Tu ne beypa moun cup popce 
En gran pioos e lanqo: 

*Tu ne beypa mon sang coule, 
Coum' ino foun coupanto: 

«Tpes andze decendpan del Cel: 
Ppountomen , Pou n'omagoun: 

«Tu beypa que lou boutapan 
DedTn lou chen Coliohe: 

«Tu me beypa din le tupman 
lo Cpou del SupIioe.» 



B._ VERSION de CAPDROT 




Ey tan trihsto, dou-Ian . to, 



Ey tan tpihsto, dou.lan _ to! 



C. -Version de S? Pantaly 

La Passion de Jesus -Chpistl 
Ey ton tpisto e' doulento! J 

Conlouboun Diou chVnva'i oou tson, 
Too pe nu,coum'iin ondze% 

N'e'mmeno de'gun coumo che, 
Ma Chen Dzon e Chen Pieppe 

Con fupent o Jepujolem,(l) 
Tpoben tou pie' de mounde 

_«Cho-di,Chen PieVe o Chen Dzon: 
Grondo pedzouiche'ncho f » 

— «Che n'en diche Notre Chegnoup, 
Quey ton de trohichencho f 



d'A/is, Azevatj Latourblanche. 

«Vou n'e'n veypey doum' o mieydzoup 
N'en veypey 1'espeViengo: ( 2 > 

«Vous Teypez moun cote pepce 
Tout o gpon co de loncho: 

«Vou n'en Teypez moun san pive 
Tou lou loun de mou me'mbpey: 

<«Vou ju me Teypey pamasse 
Pap quatpe de mes anges: 

'Vou n'an veyrey tepo tpamble 
Jusqu'a la pieppe fendpe. 

•Von n'an Teypey la mep bpiile 
Conin'uh tijou quon f!ombo. M (3) 



(!) VAR.de Latour blanche ,Riberac. 

Quan fupent a Jerusalem 
Vipent pap la opoijeyo, 

Us vipent tan de gen \eni 
Que gno de floup en Franco. 

(2) VAR. Latourblanch** . 

... Tassupango 

(3) VAR. Latourblanche. 

E lou peychou que soun dedTn 
Devendpon tou en oendpey. 

A Latourblanche, on chante aussi cette Passion eh mauvais fran^ais. 



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106 



D.-VERSI01V de S ( . MrsmityGenistSiAmand-de-Heh**. 



,jla Vl fr i J' i j J^f=£ 



^m 



p 



La Pas. si . on de Je _ sn - Chpi N'ey tan tris . to, dou 

5 



fa-p J 1 p p p ifiJ ffir p i J * p ■ r J* i r t-^-^ 



_ lan-to, La Pas.si - on de Je - so -Chri N'ey tan tris.to, dou_lan_to! 



Eyooute- la,petis e gpan. 
Si la Toulez aprandro.* 

De que von siep de' Peycoute 
Si la voule' pa' oppandpo? 

De Paoupeillo faou Peycoute, 
De la boucho la dire': 

Jeju-Chri znno opanto zoup 
Chan prene de chubstango: 

Lo chubstan^o que veoii n\> ppey, 
Elo n'ey pa bien gpando: 

De' troi iiiopqo de pain beni , 
Uno poumo d'opandzo. 



Notpe Chegnoups'an va-t-aux champs, 
Tout nu pieds,oom'iin andzo: 

N'ameno pepsonn' avec Lui 
Que Chen Zan e Chen Pieppe': 

Chen Zan li appopto la Cpoix 
Chen Pieppe la baniepo.- 

— 'Tuan veppa demain a midi 
Gpando pezouigango! » 

_«Noun pa,li di Notpe Chegnoup, 
C'e tan de tpahigango! 

«Tn an veppa me pie oloue 
«Le Ion d'une Cpoi blanoho. 



On chante cette complainte ou chanson de quete i St Mesmin ,sur les con/ins du Perigord et 
du Limousin, pendant la Sernaine Sainte, mats surtout le Jeudi et le Vendredi Saints, pour recueil- 
lir des wvfs en retour de la chanson. A Couhjours, (proh pudor!) ce sont des jettnes filles qui, dans 
la nuit du Jeudi St , vont chanter aux portes et quemander les oeufs. 



A S. Mesmin , la romphinfe finie 9 on chante lavequete suivante: 

Mettez la tete a la fenetpo, Donnez des oeufs ,Modamo, 

Leva les yeiix en Paip: Des oeufs qui soient pas coues: 

Vous veprez la mopt qui poule S'ils sont coues, ma bouno damo, 

Tout a Pentoup de vous. S'ils sont coues, laissez-les fr\er.( e'clore) 



La mopt est pas flatteuso, 
Elo flatte pepsonne 
Pas plus le piche bourgeois 
Que lou pauvpe paysan. 



Dans la fopet dos peynos, 
SMI y a tin Papadis, 
Dieu nous fasse la gpacio 
D'y allep nous y pej'oui. 



E.- LA PASSION DE JESUS- CHRIST.Version de Manaurie. 

AUTKE AIR. 

J kl_ 



Lentement 



^TTT-JdOgi^-f. n 1 1 J_ |j ±m J> Q *- 



~9 W 

La Pas.si - on de Je . sus-Chpist, La Pas-si - on de Je . sus- 



^ ~trj. | -h i J_J rJ^ | j ; ^^JuJJrjrt I j ^J 



Christ N'ey tan trisP e doJen - to, N'ey tantrist' e doJen . to! 



Escouta-lo, pitis e gpan, 
Chi vou voule Poppandpo: 



Lou boun Diou tzune cpanto tzoup, 
Chan ppene de ohubstancho. 



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J07 



Mes ol bou d'oqueou cranto tzoup, 
Lou boun Diou pren ohubstancho 

Lo chubstancho que Diou ppengue, 
Mo mi Dfou,n'ey pa bien gpando 

Qu'epo un veype de vi blan, 
Uno poumo d'opanjo. 

Lou boun Diou vaT pe nu ooli tzan, 
Tou pe nu coum' iin antze. 

Me chi ne n'emmeno en del 
Chen Tzan o mai' chen Pieppe: 

Pochepen o Jerusalem, 
En gpando pevepancho, 

En Ioup (zopeou,^n Ioup pomeou, 
Fan gpando choluancho. 

_<N'ey pa,chou digue lou boun Diou, 
Co7 tan de ; fpohiohanoho! 

"Aoubipa lous 
Din lou cop de 



"Tu veypa doum* oppe medjoup, 
Wypa los espepancho. 

'Tu veypa moun cop espandu 
Chut uno epon bien gpando 

<Tu veypa mui" pe clovela 
En deou clovel de glacho. 

"Tu veypa mui' eousta popcha, 
Mes o gpan co de lancho. 

<Tu ne veypa moun chan coula 
Coum' uno foun coulento. 

"Veypa mo testo coupouna 
En los espinoT bianco: 

"N'aoubipa loin bio bpomela, 
Bpomela pel loV gpantzo: 

"Aoubipa lo teppo peta, 
Tzusquo los peypo fandpo. 

an fan cpiep 
lour mepo. 



F. -VERSION FRANCAISE de Latourblanche. 



Yife. 



/.a M I \r~fk 



fe . sus-Christ,Qu'e!Ieest tpiste et dou-lan.te, 



i 



=5 



La Pas.si . on de 




La Pas-si - on de Je - sus - Christ Qu'elle est tpiste et douJan_te! 



II a jeune quapante joups 
Sans ppendpe de substance: 

Au bout de ces quapante joups 
Jesus a ppis substance, 

En d'un raopceau de pain henit, 
D'une pomme d'opange; 

Puis il s'en va se ppomenep 
Tout pieds nus comme un ange: 

II n'avait pepsonne avecLui 
Que S.Jean et S. Pieppe: 

Quand fupent a Jepusalem, 
Vipent pap la cpoisee: 

lis vipent tant de gens venip 
Qu'il ya de fleups en Fpance 

_«Ah! dit S. Pieppe a S. Jean, 
Quelle pejonissance f »> 



_< Non,non,pepond Notpe Seigneup, 
CVst tout de tpahiqance!» 

Avant le Vendpedi matin, 
N'en veppez Passupance: 

Vous veppez mon copps etendu 
Le long d'une cpoiz blanche: 

Vous veppez mes pieds attaches 
Tous deux cloue's ensemble: 

Vous veppez mon cote pepce 
Tout a gpands coups de lance, 

Et vous veppez mon sang coulep 
Comme fontaine ar-lente; 

Et vous veppez fc* mep bpulep 
Comme un tison qui flambe, 

Et les poissons qui sont dedans 
Deviendpont tous en cendpe. 



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108 

dr.— Monsieur Julien Tiersot a recueilfi la Comphinte de la Passion et l'a puh/iee 
fians If Supplement musical de rilIustration.(#? 2825, J7 Avril 1897) Ce sont les mrmes pa- 
roles et le meme air que les nitres .^Au temps passe , dans les campagnes de France , les enfant s 
tpauvres s'en alia tent par groupes ,Az veille de Paques ,de maison en maison , chantant en ch<eur 
* la Complaint e de la Passion. Us rerevaient en recompense des ceufs dont ils forma ient un repas 
.« champetre y en Phonneur de la Ressurection du Sauveur. De cet usage a survecu la tradition des 
«(Eufs de Paques.* Puhliee avec Tautorisation de MT Julien Tiersot . 



m tos. jJH|i> | J> $*$=$ 



REBILLEZ, ME-J'ANFAN . 

LA PASSION DE J.C. 

A VERSION 4- S 1 . Laurent de Castelnnvd. 

^ i mt n 



^ 



B.- VERSION 

deS f . e Nathnlene. 



Re' - bil-Iez me-j'an - fan, cap loujour le 



bo, 




Re - bil-Iez, me-j'an . fan, cap lou joup le - bo. 



Rebille^me-j'anfan^cap Ion joup lebo: 
Countanton Jesn-Cpi,o maT cho me-po. 
.Iesu-Cpi,Tou-puichan,ch'e do'ioha ppandpe, 
Comm'iin petit anfan,chan ehe defandpe. 
[v»n ppi-j'e Pon mena-t'o lo cpou gpando: 
.rnqui Pon coupouna d'eppino bianco. 
L'iin poupte lou mortel , Paoufpe' lo Jtatso: 
I'm Pi foul lin souffle, Paoiitpe Pic'cpatso: 
Tofseronn lou boun Diou, (lo trit 7 to caoTijo!) 
_«Oijnre'pa-hoiM,Moma,quan me fotsaboun?»> 



_"RPepi doppe lo Crou,que chonpipabi. 
Choupipabi toun cup, toun san, toun amo.»> 

REQUETE sur le meme air. 

Douna-loupdoun quicon o lo tsouYnecho, 
Que n'on pochat lo net o lo chereno. 
Che Ioup douna quicon de bouno gpachio, 
Lo pap del Porodi bou'i chepo fatso: 
Che non Ioup dounap' pa de^bouno gpachio, 
Lo pap del gpant' Ifep bonf chepo fatso! 



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loe 



Un peu lent. 

c ~J F f"»» ifexJU-i^Juh-J' I J r 

de M'irnac. ^V -* w ■ — m Zg: i -j — 



^ 



Re . Teil-lez, mes en _ fants quand le joup le 



4 



i. j \ ijiji-iji^j j u^n i j ^ 

Sa« lu_ ez Je.sus- Christ et puis sa Me _ re. 



- re 



.Jesus-Christ tout-puissant se laisse prendre 
Comme un petit enfant sans se defendre. 

_Oa etiez-T0us,maman, quand on me clouait? 
_JPetais derriere la Croix que je pleurais. 

lis Pont pris,Pont raene,a la Croix grande 
Et puis Pont oouronne d'epines branches. 

L'un portait le marteau,Pautre les poiutes:. 
lis Pont pris,Pont cloue a la Croix Sainte. 



Puis % sur leineme air, on chante la qu^tei 



Et donnez quelque ohos' a la jeunesse 
Qui a passe la nuit a la sereine: 

Si vous n'le faites pas de bonne grace 
Dedans Penfer,un jour, vous aurez place: 

Si vous le faites bien de bonne grace 
Une chambre au ciel s'ra votre place. 



Dans les paroisses du Sarladais , Marnac,S{ e Nathalene, Si Martial de Domme, St Laurent -de - 
Castelnaud ,etc.etc.en la nuit du premier Mai ,les jeunes gens chantent cette Passion et quetent les 
ceufs de porte en porte. 

A Vheure actuelle,les chansons de quete sont encore en honneur dans plusieurs provinces de 
France et meme a I'etranger. 

Dans VOrleanais et le Berri , par exemple >les « chanteux de Crux ave » organisent leurs tournees 
aux devniers jours de fa Semaine Sainte : its s f en vont deferme en ferme,entonnant l y O Crux Ave, 
puis off rant fe crucifix aux kaisers des villageois.Ceu.r-ci t en e'rhange y leur octroient des ceufs on 
quelques piecettes . 

Le jour de S! Etienne ,en Irlande,dans l } apres-midi y les gamins connus sous le nom dp Droleen 
ou Wren Boys y arborent triomphalement des buissons de houx aux baies rouges, et parcourent les 
rues ysollicitant un leger pourboire,— at/ sens li'tteral du mot: car ils ne detestent pas le gin. Void 
leur refrain donf on souli'gnera la ressemblance aver les not res : 

Si vous donnez piecettes blanches, 
Au ciel irez avec les Anges; 
Mais si ce n'est qu'un pauvre sou, 
Nos Boys n's'ront pas contents du tout. 



A..L0 TAN BELO MODELENO (compuintf) 

MADELEINE ET LE DIVIN JARDINIER. 

La Roque - Gageac . 

JL 



Andante. 



NS109. 




Lo tan Be.lo Mo -de - le.no Que plu - ro chur ohon touna_beau, 




I/An_tze la Py baY coun.rhou - le-. _De que plu.rey, Mo. de _ le - no?» 




— "You plu - ri moun tant ai _ me, Le bon Dieu qu*Um*a don - ne.» 
2? COUPLET. t • I i 1? 




PIn.rey pa tan, Mo. d^ _ le.no, Que M - lcou lou trou.ba . re.»_«Plu.rey 

.Google 



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110 



*r j'*.h 1 1 1 1 j g 1 1 y> | j I J. I j i =i£=i 



..re. Al-Iez ol Jap_din d'O . li.TO, O-qui be_Ieou lou trou _ ba 



pe.» 



ft § j > > i p (i p p i r 'p g ip g n p i r =a 



_«Diou bous ot - 211 «de,Tzap_di - nie, bous qu'o _ be lo fa.chio be. lo, 



ft * J' J*J> i p p p p ir' 1 1 i g p p i r > i 



Lo fachio de mown Re.damp.tiiP: B^us ppe _ ni pep rooun Chau. vup. 



VARIANTE 

h la 4? Strophe. 






iutres couplets 
lir du premier. 



HeJas! je suis bien hen _ pen . so, D'ayoiPjeto. 



_*A bien pojou , Modeleno, 
De nTopela Tzapdinie, 
Cap de lo'i laprao de mes yenx , 
NJappoji toutoY loi' teppo, 
AY pepandu tou moun chan 
Pep patzeta mes enfants.* 

_«HeIa.s! je suis bien heupeuso 

D'avoip mon esppit content. 

Je n'ai mapche si grand longtemps 

Poup chepchep ce que je ohepchn: 

J'ai tpouTe mon tant aime 

Le bon Dien qu'il m'a donne.* 



Lo Modeleno oh'appotzo 
Pep Jesn bouP embpocha, 
Mais lou Jesu y'o di too ba: 
_«Re'cuIi-toi , Modeleno, 
Podey be bien m'adorep: 
Ppe'n gapdo de me touehep.* 

Mode'leno che petipo, 
01 desep elo oh'e'n bai ; 
Ye demopo penden ohet an 
En ehppi de pe'nite'noho: 
Tou ohpetien y'o debouchiou 
Pep obe oho counbepohiou . 



B. -VARIANTE SUn LE MEME SUJET. 

A Manaurie ,on chante cette complainte ,mais sur un theme musical different etdansun fran- 
cais mrrompu.Air du Mnre'rhal de Sa,re , plus connu sous le worn: Air de Fuafdes. 



fti* > p> i J rr j> i j j T i ^jH^-f-^a 



Dansle de _ sept la Ma. de _ leLne El-le ne fait pien que pleu. 



. PeP: Les An _ g*s Tont la con - so.Ier: w Con_so - Iez - yous Ma 



Les An _ g*s Tont la con - so.Ier: w Con_so - Iez - yous Ma _ de - 
.lei. ne: Je _ sus est pes.sus - ci-te Et plus beau que la clap.te." 



'Allez an Japdin des Olives, 
Peut-etre vous le trouverez." 
-.•0 japdiniep, beau japdiniep, 
Vous avez la face belle, 
Les yenx de mon Redempteup, 
La bouche de mon Saiiveup.»* 



plus beau que la clap.te." 

— <«Puisqiie japdiniep tu m'appelles, 
Oni,je le suis assupement: 
Avec les lapmes de mes yeux, 
J'appose toute la teppe; 
J'ai pepandu tout mon sang, 
Poup pa^hetep mes enfants." 



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Ill 



Sitot Madeleine s'apppoche 
Poup Jesus vouloir enibpassep; 
Mais Jesus lui a dit (out has: 
_«Retipez-vous, Madeleine: 
Vcus pouvez bien m'adoper, 
Prenez ^pde a me touohep.» 



La Madeleine se retire: 
Dans le desept s'en est allee; 
Sept ans elle y est demeupee, 
En esprit de penitenoe 
On y Ta en devotion, 
Poup avoip sa conversion. 



C . — VERSION de Lalourblanche, Riberac. Memes couplets 

fa 



aJ J J ft JH JJq_i U l J J | J JjMJU lAi 



Au de.s^pt de la Ma . de . lei _ ne El - le ne fait pien que pleu . 



_ peP: Les An.ges vont la con - so - leP: "Coi 



J* l u, a Ji J . A 



con- so - leP: "Con. so _ lez-vous Ma - de . 
1_ 



.lei. ne, Je.su est pessus.ci . t^ II est plus beau que la clap _ te 

Dans les trois versions, Madeleine passe sept ans au desert. II s'agit done ici,non de la Sainte 
Baume,ou S* e Madeleine , d'apres la tradition provenqale y vecut 80 ans y mais du tombeau de Lazare, 
dans I e que I elle aurait passe sept annees. 



4. _L0U BOUN DI0U,L0 CHENTO YIERTZO 

S< e MADELEINE AVANT SA CONVERSION. 



Manaurie. 



Mi 110, 



Lou boun Diou,Io CnenJo \ieP.tzo, LoubounDiou loChen.to 




Viep. tzo 



Che' pep.me.na _ ben tut douY,LouY non.veou, louf nou . 




veou/ 1 ' Che pep.me.na . ben tut douY,Loui nou.veou ohio en nou. 



Tpobe'n Mori Modeleno 
Que* PoTllabo Ioui gopchou: 

— «Digo,Mopi Modeleno, 
Voli-tu veni e'n nou? M 

— «Nonn pa,chePto,Chento Vieptzo; 
Vou mena pa de gopchou.* 

« Chi foou,ohepto, Modeleno: 

You meni lou Rey de' tou.» 

_«Otende 'n paou,Ch^nto Vieptzo: 
M'en voou tzusqu'o lo meitzou.» 



Elo monto dTn oho cpambo, 
Pep ne ppene ohos hounoup. 

Lo paoubo que d'e'lo popto 
N'ey de' trento ohTn couIoup: 

Lo che'ntupo qu'elo popto 
Ne fat vinto quatpe tour. 

Quante pentro din lo Gleytzo, 
LouY Chen oh'e'n dehranlei tout, 

Quan ne ppe'n 1'aVgo beneyto, 
LouY beneytie fan loui toup. 



0) Simples onomatopees . 



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112 



Quant' elo ne ch'otzinouillo 
LouYs aoutar ne (rerableo toui', 

Lou ppestre latzo oho Mecho, 
mai choun cler lo I^yohou. 

.Occabo, ppestre, to Mecho, 
maT toun clep lo leychou: 

'Que you chey lo Ch^'nto Vieptzo, 
Mepo de Nostpe Che'gnoup .» 



«Chi vou che lo Ghe'nto Vieptzo, 

ReboYcha vostpo Gpondoup.» 

_ ff Nou lo ba'fchi ni lo levi, 
Ni lo bafchopaT pep vou. 

"Lou boun Diou l'o m'o dounado 
Pel lo poupta tut lout tzoup, 

«Doban paoiipe, doban pitze, 
Doban loui lobo?ipadoup.» 



B._ VERSION de Lutourblanche, Riberac , 



it^l jqjuj^ MJ-j ? | Ji 1 8 1 j, Js Ji I n J j *J' Ji 



Lu boun Diou,lo SenJo Viep.zo, Lu boun Diou,Io Sen.to Viep.zo Von se 



yaJiW i yWi" i^ \ ***Ht> M ' i a a 



pepme.na tou dou,No_el!No_ el! Von se pep.me.na tou dou,No_el! san . tout 



I ponoountpen Modole'no 
Que zugav'e'n lou guepsou: 

_ « Modole'no, belo fillo, 
Ve'ne doun oveque' nou.» 

_*Nou,nou,nou,di Modoleno, 
Vou n'ove pa de' guepsou.»> 

_«Sion-be, sion-b^, Modoleno, 
Ove'n lou pn beou de tou. 

« Nou en shen Zan e she'n Piepe: 
Vene doun ove'que nou.* 

_«Eypepa-me,She'nto ViePzo 
You ra'e'n vaou zuohquo sha nou. 

La paoubo qu'elo ne popto 
By de shen nailo oouIoup: 



Lou piaou de so belo teto 
Li coule'n zuchqoou tolou, 

E shoun pepo lou li pigno 
En pigne d'apzentou: 

E so mepo lou H tpesso 
En cinq aouna de goloun. 

Quont ePe'ntpe'din Peyglieyzo 
Lousautel tpe'mblaven ton: 

Lo ppengue Paigo be'neyto: 
Lou beneytie fon lou toup. 

. Lou bou Diou e'po en sheypo: 
Eypiavo que'la feychou: 

_« Modoleno, belo fillo, 
Cessa doun votpa feyohou.* 



C.-VERSfONduKugue. 




Lou Boun Diou, loChen-to Viep.dzo, Lou boun Diou Lo€hen.to Viep-dzo 



V -i I ' i t « 5. ** • ~. i I t « I a • 5. mm ■ * • 



Che pepme.na.ben tudouT, Glo.pi.a, Che pepme.naJbe'n tu dou?, AI-Ie.Iu.ia. 



Tpove'n Mopi Modeleno (bis) 
Que roliabo lu gopgou,GIopia 
Que poliabo lu gopgou, Alleluia. 

Les autres couplets sont pareil.s,sauf res 8 derniersi 
You chey lou Boun Diou ohup teppo (bis) 
AT quita moun ohiel pep tu,GIopia, 
Ai quita moun chiel pep tu, Alleluia. 



quelo fenno que vege (bis) 
Ey to maTpe din lou chiel, Gloria, 
Ey to mafpe din lou ohiel, Alleluia. 

Pep tu vooTi douna mo Tito (bis) 
E ppo quo ooupa moun chiel, Gloria, 
E ppo quo ooura moun chieI,AlleIuia. 



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113 



(J=100) 



4. -PER UN DIVENORE 

APPORTEZ-NOUS L'ETRENNE. 



IV .111. 



Perigourdin 
2_ 



f'T j i i m i i 1 1 k r • r 1 1 n 1 1 



Pep un di - Ten. dpe qu'e.po Lou di_?en - dpe be 



ni(DB 



poup-ta - nou Fey - tpe. no Ooa noura de Je _ su - Chpi. 



Lo Ch^nto Viarzo pupo 

Qn'o eycapta choun Fi. B 

Lon sarso,lou resarso 

Lou loun d'iin gpon $omi. B 

Lou ppuraie que poncountpo, 
Qu'ey chen Zon,ohoun couji:B 

_«Diso- me, Zon-Botisto, 
Oouria-iu ti moun Fi?» B 

_«Nani,mo bouno Yiapzo, 
Dempey hiap dou moti.»>(2) B 

«Chup lo Cpoo de Pilato 

Lou faou zuzey Ton mi.»(*)B 

T'en ppeze, Zon-Botisto, 
T'en ppeze, meno-m ? y!» Bf 



Lo ppen pap cho mo blongu, 
Lo meno coumo chi. Rf 

De' to louey que Po Yi'do, 
Pap teppo oh'eyplami. B 

—"T'en ppeze, Zon-Botisto, 
Lero mo maT d'oqiii.M*) B 

Lo ppe'n pap oho mo blongo, 
Lo men' en Popodi. B 

Dion nou faje lo gpachio 
D'y tou ona en dif B 

La porta ohoun d'ivoipo, 
Lou vepoup d'apze'n fi. B 

Gn'o de tour ni de clogo 
Que ne ohonen pap chi. (5) B 



Cette complainte ,jadis fort usitee dans tout le Perigord ,surtout dans Varrondissement de. 
Perigueux,se chantait vers la veille de Paques , pour souhaiter une bonne annee et pour obtenir 9 en 
retour % une houn*» etrenne .Elle remonte au morns a /S64,epoque a laquelle le Hoi Charles IX,etant 
au chateau de Roussillon en Dauphine ,ordonna que Vannee qui commenqait le f? r Avril, commen - 
remit dorenavant le I e . T Janvier * Pour donner une idee de la faveur populaire ,dont jouissait,il n'y 
a pas longtemps encore , cette chanson de quete,citons un passage de M. L.de Lamothei* Mes sou- 
venirs d'etudiant s'eveillent . Je me reporte aux temps lointains de ma jeunesse et je crois voir une 
de ces longues files de jeunes gens qui,le8/ Dec.au soir,allaient de bourgade en bourgade,de mai- 
son en maison dans nos campagnes ,chantant lou Guilloneou. Je me ruppelle aussi I 'impression que. 
produisit en moi Vune de ces theories que je rencontrai dans la sofitude qui regne de la Rampinsolle 
jusqu'aupres de Perigueux,au dessous de Tout-Vent .Elle descendait des sentiers ,couvrant de ses 
reptis nombreux les pentes , puis le vallon,puis VEcorne- Bceuf,a la cim*> duquel elle se deroulait en 
lournant auiour der debris d'un vieux peulven , puis disparaissait pour alter aboutir a la fontaine 
de Vesone y berceau de notre vieille cite\et gagner la ville en traversant la riviere au bar de Camp- 
mac. Ces lumieres , leur jeu , Vaccord grave et doux des accents qui m'arrivaient tantut vifs, tantbt 
attenues ,les lieux que parcourait ce cortege ,le calme de Pair, la neige qui blanchissait le sol, 
rayonnant dans Veclat mysterieux deslueurs du ciel ,etaient bien f aits pour emouvoir. Gar qons et 
jeunes filles allaient f rapper a toutes les portes,et toutes les portes s'ouvraient devant eux ; on 
leur donnait de modestes etrennes,car c y etait la veille du premier de Van .» (Annales de I'AgricuN. 



(*) Le Vendredi Saint. 

(2) Peut-etre manque- t-il , a cet endroit,un ou deux couplets. 

(*) Var.de Mf Lapeyre, bibliothecaire : «Lou faou Jousiii (les faux Juifs) Von mi .» 
(*) MT Lapeyre place ici ce couplet : ff l?/o tefai'gron peno , Nima'i o you oouchi .» 
(5) "Allusion au Samedi Saint, veille de Paques, ou toutes les cloches des eglises sonnent pour annoncer (a 
grande fete de la Resurrection." (Note de M? Dujarric-Descomhes.) 



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114 

ture,Juin i89i ,) Mais Its traditions s'alterent de jour en jour : a Perigueux,le soir du 3/ Z)f- 
cembre,a peines quelques gamins s'arretent devant les portes et,amalgamant confusementplusieurs 
chansons de quite , sollieiteni Vetrenne en ces termes: 

Portamento. 



JUjJi J' 



J J iJ>> j Jiu J i j * i J* >J* -h , fe 



O.poup.ta- nou I'ey - tpen'oou noum de Je- ju - Chpi: LouGuilloneou von 



jj- j j u * i i- > j j' m m y ' J ■ £ j i i^ 



do_mon_don LouGoilloneou tod do.mondon,moun Co -pi - te . no, Opoupta,etc 

.4^! c* wV.s/ plus le temps ou les Enfants de Ve'sone ,diriges par le pere Duteil >venaient chanter 
Lou Guilloneou sous lesfenetres >iu chevalier Adr. de Cremoux, leur president .Les voix des citadins 
fraternisaient avec eel les des choristes et nos souvenirs d } enfant nous peignent encore au vif le. 
bon vieux president , en lunettes d f argent,le chapeau a la main, — ce legendaire chapeau en feutre 
blanc et tres haut de form** , — esquissant des gestes et des sourires emus. 

Les douces gaietes de ces guilloneou nous invitent a insister sur leur etymolgie possible. D'a- 
pres nous y Lou guilloneou (toy. p. 21.) signifieraient les joyeusetes du nouvel an.Z? premier de 
l J an >c } etait le jour faste ou les bons tours etaient legalement autorises .Notez en effet que e'e'tait 
au premier de Van ,— c'est-a-dire au premier Avril ,— que Von jouait a son prochain I'innocente 
farce du poisson ,— le Poisson (lehfhus ),embleme pourtant du Christ vainqueur de la mort.Ence 
jour yChacun s y evertuait a goiller son voisin , le plus aimablement du monde ;mais 

Tdou crejio guilla Guilt eu 
Que Guillou lou guille. 

Nous inclinons done a penser que la syllabe Guill veut dire joyeuz , malicieux , farceur .Le com- 
pere Guilleri est un joyeux compere .On dit aussi : courir le guilledou , e'est-a-direfrequenterja 
nuitydes lieux suspects , pour y danser, boire ,jouer des farces , etc . Ceux qui couraient le guille- 
dou etaient bien,— n'est-ce pas?— les cousins germains de ceux qui chantaient lou guilloneou,** 
souvent peut -etre 9 c y e'taient les memes .(Voyez p. 2/ a 27.— p. 104 a 108.) 



B.-VEnsioN de mt louis de lamothe. 



B or das . 



LOU GUILLONEOU 
Qn'epo hier lou Diyendre, 
Lou beni Vandredi: 
REFR._Opoupta nou l'eytreno 
OoTi noum de Jeju-Cri 

Lo Chento Viepzo pupo, 
Q\\ J o eycapfa choun Fi . 

Elo cepco , pe'cepqo 

Oon loun doou #pan c,omi: 

Lou ppumie que vai' veype, 
Quoy Then Zon, choun couji: 

— "Dizo-me Zon-Botisto, 
Oouria-tu v! moun Fi?* 

— 'IVani, mo bouno Viepzo, 
Dempey hiep dou moti. 



u O lo cpou de Pilato 
Lou Pharisioti Ton mi.» 



DE LO CHENTO VIERZO. 

_«T'en ppe<ke,Zon-Botisto, 
T'en ppedze, meno-m'y .» 

Lo ppen pep oho mo blongo, 
Lo raeno ooumo ohi . 

Ah! to leou que Po vido, 
Lo Mepo n'o fpemi f 

_ «T'en ppedze',Zon-Botisto, 
Emme'no-me d'aqui .» 

Lo ppen pep oho mo blongo, 
Lo men' en Popodi . 

Diou nou faje lo gpaohio 
D'y tou ona en di ! 

La porta choun d'fvoipo, 
Lou vepouil d'apzen f i . 

Gno de toup ni de cloqo, 
Que ne chone'n pep ohi. 



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115 

Le peuple brouille a plaisir le sacre et le profane. Ainsi y apres la dtmande :«< Dis-moi , Jean - 
Baptiste,aurais-tu \u mon Pils ?» plusieurs versions, oubliruses dts convenances , empruntent 
bravement la reponse a ia chanson Din Touloujo :« Nenni , eertes ,\ier£e sainte.-je ne Pai vu ni 
connu.» — « II est pourtanf facile a connaitre : il est tout habifle de gris.' 



C. _ VERSION de MONTPON. jg £ 1 K J^ J-j-f (^j- I § ■= ^ ^ 



Chi quey pep iin di 



le'ndp* oou pep iin 



f j rJ i ij, j-ji i , u | m hi n iTi 



ven . dpe! . di, A-pouP-ta - nou Pey . tren'oou noum de Je.su- Chpi. 



Plusieurs versions portent le mot divandredi. De fait, nous avons trouvece vocable dans plu- 
sieurs chansons ou legendes patoises. 



QUELLE COMPASSION. 

PUNITION D'UNE FILLE MONDAINE . 



A Lentement. r\& \ . ^^ . l i i 



Manaurie. 



Quel. le com- pas. si-on! E - cou-tez cette his- toi- re; Voi-la la 




pu- nLtion D*u_ no fil 



lo tan be-lo: 



f ^H hLj-XMJ^UJX 



Ne mes.ppe.jo choun pe.po, En 

Ran. i^r\ ^ 




gpando fie-re'- ta, E n'aimo chu lo tep.po Re que 



Choun pep'epo faohe, 
De voip que cette fillo, 
Le soip,qu'ePO couche, 
Ne ohuptio pel lo villo, 
Coum* uno goloupiepo, 
Toutzoup onab'ol bal ; 
D7n toutos oohembleyo 
Dangep d'oppe'ndpe mal . 



Lou vilain infernal 

Lo ppen pep sho main blanoho, 

Lo men' ol me del bal, 

Chan pin de diffepencho 

Ne cantzo de figupo, 

DTns un moment oppe, 

Porto lo creatupo 

Briilep dedans PEnfep. 



Elle sort du logis, 
En depit de son pepo r 
Mais bientot un esprit 
Ch'oppopeguet o d'elo, 
En lui disant: w Lo Belo, 
«Je tous ppie de m'aimep,* 
E ensuito li dono 
Un diamant dope. 



De tristes Implements, 
Et des ooups de tonneppe, 
Pillette de quinze ansf 
Chervipan d'exemplaipe 
Voyez comme il faut faire 
loi dans ces bas lieux: 
II faut pas plaire aux hommes, 
II faut plaipe qu'a Dieu. 



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TABLE DES MATIERES. 



PREMIERE PARTIE. 
Chants profanes. 



I.-TRAYAUX RUSTIQUES. 

1. A.Abal a la pebiepo 1 

B.Obal o lo pebiepo 1 

C.Obal pel lo pebiepo 2 

(*)D.Obal din lo peviero 2 

2. A.Abal din pebieypeto 2 

(*)B.La-bas a la pibiepo 2 

C.Abal din la pebiepo 3 

D.Oyal din lo peyiepo '. 3 

3. (*)A.Che you ohabioi boola 3 

B.Chi yoti ohobioT Tonla 3 

CChe you chobioi* houla 4 

4. A.Chn lo rohtouillo del fpoomen 4 

B.Moocho,boo-j-oppootse pa tan.... 5 

5. A. Co li poartoro loo dina? 5 

B.Qui li pooptopo loo dina 5 

C.Co pooptopo din' al booye ? 5 

6.A.DTn Tooloojo 6 

B.DTn Tooloojo 6 

C.DTn Tooloojo 6 

7. A.Entre lo Riooles e Mopmando 7 

B.Entre lo Rioulo-z-e Mopmando.... 7 

C.Dedin lo foope de Blayo 8 

D.Petito bilo de colandre 8 

E.Din lo foure del Rey 8 

8. A.Fillo? de Bilonebo 9 

B.E tu n'a be to loon PaYgo 9 

C.Fillo? de Bilonebo 9 

9. A.Lo belo Parpoliolo 10 

(*)B.Lo belo Parpoliolo 10 

lO.A.Obal obal ol joli bo! 11 

B.La-bas,la-bas oou dzoli bois 12 

(*)C. La-has, l&-bas,ao joli bois 12 

D.Obal obal ol dzoli ben 12 

(*)E.Obal ol foon del ppa 13 

11. A. Obal obal ol pop de Peno 13 

B.Lo Dzano n'o l'aig'o pooha 13 

C.Lo Tzano n'o l'aig'o pocha 14 



II. _PASTOURELLES CHANSONS D'AHQUR. 

12.Cho lo ribo de Palgo ^.....14 

13.<*) A.Canta,fillo~r,loo me de MaT.... 15 

B.E conta,filloi* loo ml de MaT 16 

14. A. Co loV li gapdoro 16 

B.Co lo'i li gapdopo. 16 

15.E loo Pinchoo e lo Laoueto 16 

16.Lo-ba,lo-ba din lo rebiero 18 

17. (*)A.Moun p^po e mo mepo 18 

B.OunV ona-voo,lo Belo 19 

18.A.Pep delaT lo bilo de Tzen 19 

B.Pep delai la bife de Tzen 19 

19.Pep duepti lo zen_. 20 

20.Plait ol boon Dion, fogoe beptaL.. 20 

III. .CHANSONS DE QUETE . 

21A.Aou Tepzie de moon pepo 21 

B.O Popi yo uno damo 21 

22. A. Doom J ey loo ppomie d^ MaT.^.... 22 
(*) B.Doom'ey loo ppogne de MaT... 22 

Brabo Tze'n de lo moyoo 23 

C.Doom'ey loo promie de MaT 23 

D.Doom'ey loo promie de MaT 23 

(*)jB.Dooma coiMoo ppomie de MaT.. ..24 
P.Brabo tsen de lo moyoo 24 

23. A. Pep Ion darnie zoop de l'On 25 

B.Noo ohoon eyohi tar orriba 26 

24.(*)A.Yo trey doma ohor iin poon.... 26 

B.O Popi,chop loo piti poon 27 

C. Pori, chop loo piti poon 27 



IY..LEGENDES HISTORIQUES. 

CHANSONS LOCALES . 

26.A.Ah!bonjoop,Ia Belle 28 

B.Dis-moi ,Nanon 28 

C.Bien loo boontzoop 29 

D.Un zonp,din Peytoolia 29 

27.Choon tre gopchoo de Roofigna 30 



NOTA. Les airs harmonises sont marques d'un asterisque (*) 



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118 



28.Chul pouij de Mipomoun 31 

29.CoF loi fillo? del PoT-Ba 31 

30.Conta,conta,beptziJpo 32 

31.A.Dappe lou castel de Moanbiel 32 

B.Dappe lou cahstel 33 

C.Doppe lou costel 33 

D.Dappe lou castel 33 

32.A.De boun mati ohe lebo... 33 

B.De boun mati 34 

C.Di boun moti 34 

D.De' boun moti *. 34 

E.O Beauzen yo 'no damo 35 

P.O Laouziin yo 'no damo 35 

33.De boun moti you me lebepi „35 

34.De cu ey lo conchouneto 36 

35.(*)De' loun o Ioun,Io poujado ..36 

36.De pep d^din Gpognoou 37 

37.Dijion qu'epo filbo daou Rey. 38 

38.E can lou Re^. 38 

39.E coT loT fillof de Lolindo 39 

40.A.Ente sount-i qui zentey 39 

B.Ounte soun na qui zoouney........40 

41. E pTn e paou 40 

42.(*)A.Gn'o trey filla d'iin ppTnche...40 

B.Obal din lo peviepo 41 

43.Les oris des pues 42 

44.Lo bilo de Choplat 44 

45.<*)LoT fillo de Mopja 45 

46. A. Lou Mopetsal lo Bastillo.. ...... .46 

B.Cu bol aoubi oanohou?. 47 

Qnan Bipon fu sup 1'e'ohafaud 48 

C. Dedans la yille de Paris 49 

D.Dans Paris il ya un edit 49 

B. Dedans la Yille de Paris 50 

47.Nou gn'o pa de pus hupouso 50 

48.A.0quel qu'o fa lo conohou 51 

B.Del che cooucha 51 

C.Chelui qui feY 51 

49.A.Quan Reno de' lo gueppo 51 

B. Quand Renaud de la goeppe 53 

C. he Roi Renaud 53 

49 b . i8 Chanson de Jeanne d'Aro , 54 

50. T Pal costel de lo Vepmoundia 54 

51.(*)Tupaine,tn n'entreras .....55 

52.Un chey y'ovio gPond'ochemblado....56 



V.-SUJETS DIVERS. 

ARMEE, MARINE, ETC. 

53.A.Dechu lo gpabo de Boupdeou 57 

B.Dechu lo pado de Boupdeou 58 



54. Dm PAoubepgne 58 

55. Din lou Ppinte'n 58 

56.A. Doban Boupdeou 59 

(*)B.Doban Boupdeou...., 60 

57.Entpe lo pebiepo & lo mep 60 

58.La-bas dTn quelo coumbo 61 

59.A.L'aoujel que maT m'ogpado 61 

B.L'aoujeou que' miey m'ogpado 62 

60.L'aoutp^ tzoup me pepmenan -62 

61.A.L'aoutpe tzoup en me perme'nan...62 

B.DTn lo pibiepo d'iin tormen 63 

62.Lo Dzano oh'ey ooueyfado 63 

63.Lo paoupo Nicoulaoudo . 63 

64.A.Lou Tieillap li domondo 64 

B.Nohstpo opabo bianco 64 

C.Qa nou n'obian 'no opabo 65 

65.N'aT pas enqu^po mindza 65 

66.0bal dTn lo pebiepo 66 

67.A.Obal din lo pebiepo.... 66 

B.Z'abal dm lo pibiepo 66 

68.0bal tpa lou oastel del Rey 66 

69.0nnt'a pocha lo motinado?. 67 

70. Pep ni fa 'no bonno nocho 67 

71.A.Peti vilatze 68 

B.Peti bilatze 68 

72.A.Quan lo Morioun 68 

B.Quan lo Morioun 68 

C Quan Mapgoutou 69 

73.A.Lo fillo d'iin paoup' home 69 

B.Lo fillo d'iin paoup' home 70 

C.Lo fillo d'iin pacl'ip' home 70 

74.Moun ane 70 

75.A.RouchignouIe del bois 71 

B.Roussignoule d'un bois , 71 

C.RouchignouIe d'iin boue 71 

76.Tan que n'epi qa you *72 

77. A. You chabi 'no bpaho oonchou 72 

B.You n'en ohabe uno oonchou 73 

78.Doppe lou cohtel 73 

79.0quel qu'o fa quelo conohou 73 

22.C.Bpabo tzen de lo moyou 74 



DEITXIEME PARTIE . 
Chants saeres. 



I .NOELS et CANTIQUES. 

80.Anen,anen,touto? 75 

81.A.D'ou viens-tu,bepgepe 75 



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.. 119 



H . 8 Pages 

B.D'ou Yiens-tu,bepgepe 77 

82.Efon de lo oompagno 77 

83.Escouia las Anzel 78 

84. A. Joseph, mon chep fidele 79 

B. Joseph, mon chep fidele 80 

85.Lo teppo e fpetzo 80 

86.0 oot Je'su qu'es olaV 80 

87.0nen ,bpavo dzen 81 

88.Pastoupel,leben-nou 82 

89.Qual bpu fai din lou ohielf 82 

90.A.ReveiIIa-YOu, pastoupel! 83 

B. Reieilla-TQn , pastoupel ! 83 

(*)C. RebeilIa-hou,PohtoupeI , 84 

91.(*)A.SouIevez-YOus,beau pastoupeau . 84 

B. Oh! levez yous, beau pastoupeau. 86 

92.(*)Tzomai yous n'ove'oTivi 86 

93.Questo ne ey na .87 

94.Voule'-YOu que you you pooounte.... 88 

95.Creji chu bohttpo poraoulo 91 

96.A.L'Antze Gobpiel 92 

B.L'Antze Gobpiel 93 



ll.-LEGENDES PIEUSES 

ET 

COMPLAINTES. 

97.A.CMnto Maptho 93 

B.La SainteMapthe 94 



N. s Pa^s. 

98.ClTepo deChe'nt (ilochi 95 

Legende d^ St Alexis 96 

99.Lou boun Diou,lo Chento Yierfzo... 97 

100.O Pori yo'no fillo 97 

101.Quan lou paoupe che IeYO 98 

102.Segnoup,chanten lo veilhe 98 

103.Vous aoutpey pal 101 

104.Zoje,lo Shento Viepzo _... 102 

105.A.Cu bol^ouubi lo'i Chen Pochiou... 102 

B.De Jeju-Chpi 103 

106.A.Cu yoI aoubi couraplaintoij 103 

B.O~ou yo 'no fillo mudo 104 

107.A.Lo Possion de Jeju-Chpi 104 

B.La Passion de Jeju-Chpi 105 

C. La Passion de Jesus-Christ 105 

D.La Passion de Jesu-Chpi 106 

E.La Passion de Jesus -Christ 10G 

F.La Passion de Jesus-Christ 107 

(*)G.La Passion de Jesus-Chpist... 108 

1Q8.A .Rebillez ,me-j-anfan 108 

B. Rebillez, me- j-anfan 108 

C . ReYeiIIez,mes enfants 109 

109.A.LO tan belo Modeleno 109 

B.Dans le desert la Madeleine 110 

C.Au de'sept de la Madeleine Ill 

HO.A.Lou boun Diou Ill 

B.Lu boun Diou_,Io SentoViepzo 112 
C.Lou boun Diou, lo Chento Vierzo 112 

111. A. Pep (in divendpe 113 

B, Version de L.de Lamothe 114 

C. Version de Monpont 115 

112.Quelle compassion! 115 



M.S*nart Grav. 20, r..tu Dragon. 



Imp.r.haimhaud 20, r. de la Tour -d> Aim r$n*» 

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la Tour -d> Aim rg 

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